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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

DIGITAL WEEK 2014 À PARIS

Publié le 15 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans evenement

DIGITAL WEEK 2014 À PARIS
La Digital Week est le rendez-vous culturel et innovant qui a pour objectif de valoriser les artistes, les producteurs, les lieux de diffusion de la création contemporaine numérique. Venez découvrire cet évènement du 15 au 26 octobre, à Paris.
 
Cette première édition est labellisée "Automne Numérique" par le Ministère de la culture et de la communication. Elle fédère de nombreux lieux, événements, projets, rencontres, prix, et partenaires. 
 
La Digital Week est une co-production Art2MArte NuevoMCD, avec : 
 
LES PARRAINAGES
  • du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique,
  • du Ministère de la Culture et de la Communication,
  • et de la Mairie de Paris,
SOUS LES PATRONAGES
  • Axelle Lemaire - Secrétaire d’Etat, chargée du numérique,
  • Jean-Paul Huchon - Président du Conseil Régional d’Île-de-France,
  • Christophe Girard - Maire du 4e arrondissement de Paris - Conseiller régional d’Ile-de-France.
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Video Games Live à Paris

Publié le 15 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans evenement

Video Games Live à Paris

Video Games Live revient en France après 4 ans d’absence et présente son nouveau show Bonus Round !

Fan de jeux vidéo, VIDEO GAMES LIVE est l’évènement qu’il ne faut absolument pas rater ! Rendez-vous le mercredi 5 novembre au Palais des Congrès de Paris !

 

Créé, produit et présenté par le célèbre Tommy Tallarico, vous plongerez avec Video Games Live dans l’univers incroyable des musiques de jeux vidéo les plus connues (Super Smash Bros., Final Fantasy et beaucoup d’autres), jouées par un orchestre, des chœurs et des musiciens dont la réputation n’est plus à faire sur internet. Le tout sera accompagné simultanément par des vidéos, des lumières, des percussions électroniques, sans oublier l’interactivité avec le public. Le résultat est aussi explosif que détonnant : une expérience unique pour tous les gamers mais aussi les amoureux de la musique ! En effet, Video Games Live allie l’énergie d’un concert de rock au pouvoir et à l’émotion d’un orchestre symphonique, également combiné à la technologie, à l’interactivité, aux effets visuels et au divertissement que les jeux vidéo peuvent procurer.

 

En plus du nouveau show spectaculaire Bonus Round, vous pourrez prendre part à un concours de costumes (qui de Mario, Linke, Lara Croft , Batman, Pikachu… décrochera la palme d’or ?), à une compétition de Guitar Hero ou encore jouer à des démos et vous mesurer aux autres gamers.

 

Gamers, non-gamers, petits et grands, venez célébrer le jeu vidéo en musique aux VIDEO GAMES LIVE le mercredi 5 novembre au Palais des Congrès de Paris !

 

Vous pouvez réserver votre place en vous rendant sur le site ci-dessous, le prix des places allant de 45,50 € à 78,50 €.

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Au-delà des frontières. Hybridation des formes et des genres dans les littératures de l’imaginaire contemporaines (XXe-XXIe siècles)

Publié le 14 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans conférence, evenement

Au-delà des frontières. Hybridation des formes et des genres dans les littératures de l’imaginaire contemporaines (XXe-XXIe siècles)

COLLOQUE INTERNATIONAL CLARE/TELEM


Au-delà des frontières
 Hybridation des formes et des genres
dans les littératures de l’imaginaire contemporaines
(XXe-XXIe siècles)


Université Bordeaux Montaigne
 15-16-17 octobre 2014

Bibliothèque Municipale Mériadeck (Bordeaux)
Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine (campus, Pessac)

Écrivains invités :
François Coupry - Lionel Davoust - Jérôme Larré - Laurent Queyssi - Francis Saint-Martin



PROGRAMME

Mercredi 15 octobre
Auditorium de la Bibliothèque municipale de Bordeaux


 10h00 Ouverture du colloque


 Session 1 - Histoire(s) d'hybridations
Modérateur : Philippe Baudorre

♦ 10h15-10h40 - Lauric Guillaud (Université d'Angers)
Aux sources de la fantasy : la fièvre néo-médiévaliste et le roman d'aventures africaines

♦ 10h40 -11h05 - Patrizia D'Andrea (Université Paris4–Sorbonne)
Conquérant des grands espaces au-delà des frontières : John-Antoine Nau (1873-1918)

♦ 11h05-11h30 - Philippe Clermont (Université/ESPE de Strasbourg)
Des débuts de la SF moderne à l'hybridation contemporaine du genre : histoire d'un aller et retour du merveilleux

11h30-12h00 Discussion


 Session 2 - Au-delà des frontières du contemporain
 Modérateur : Gérard Peylet

♦ 14h-14h25 - Myriam White-le Goff (Université d'Arras)
L'hybridité constitutive de l'imaginaire et de l'écriture de Robert Holdstock

♦ 14h25-14h50 - María-Pilar Suarez (Université de Madrid)
La quête au-delà du graal : L´ange et la machine, un essai sur l´hybridation

♦ 14h50-15h15 - Laurent Bazin (Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines)
La douane volante : poétique de l'hyperspatialisation dans le roman contemporain pour adolescents

15h15-15h45 Discussion et pause.

♦ 15h45-16h10 - Conférence de Jean-Luc Rivera (Paris)
Hybridation des genres: la littérature policière de science-fiction

16h35-16h45 Discussion

16h45-17h35 - Table ronde
animée par Jean-Luc Rivera, avec Lionel Davoust, Francis Saint-Martin et Laurent Queyssi
Évolution de la littérature populaire de science-fiction ou de fantasy : vers une hybridation ?
 
Jeudi 16 octobre
Auditorium de la Bibliothèque municipale de Bordeaux


  Session 3 - Quand la science-fiction devient hybride...
Modérateur : Lauric Guillaud

♦ 9h15-9h40 - Roger Bozzetto (Université d'Aix-Marseille)
De drôles de genres, dans des mécanismes tordus

♦ 9h40-10h05 - Hervé Lagoguey (Université de Reims)
Dangereuses unions : l'homme et la machine, le désir et la mort dans Crash ! de J.G. Ballard

♦10h05-10h30 - Isabelle Périer (Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines)
Cette Chimère qu'est le steampunk...

10h30-11h00 - Discussion et pause

♦ 11h00-11h25 - Lionel Davoust (Rennes)
Créer Évanégyre, un monde de science-fantasy

♦ 11h25-11h50 - Gilles Menegaldo (Université de Poitiers)
Quelques modalités de l'hybridité générique dans le cinéma hollywoodien de SF contemporain : le cas du tech-noir

♦ 11h50-12h15 - Natacha Vas-Deyres (Université Bordeaux-Montaigne)
Catherine Dufour, la science-fiction au carrefour du mélange des genres

12h15-12h30 - Discussion

Session 4 - L'Italie, terre des hybridations ?
Modérateur : Roger Bozzetto

♦ 14h-14h25 - Stefano Lazzarin (Université de Saint-Etienne)
Le fantastique italien du XXe siècle : une littérature de l'hybride

♦ 14h25-14h50 - Beatrice Laghezza (Université de Saint-Etienne)
Un fantastique cosmogonique ? Fantastique et réalisme magique italiens entre cosmogonie et cosmologie

♦ 14h50-15h15 - Delphine Gachet (Université Bordeaux Montaigne)
Parole d'Evangelisti, ou la charge subversive du mélange des genres

♦ 15h15- 15h40 - Alessandro Scarsella (Université Ca'Foscari Venise)
Venise, lectures insolites entre suggestions gothiques et frissons fantastiques

15h40-16h15 Discussion et pause

♦ 16h15-16h45 - Conférence de Francis Saint Martin (Bordeaux)
Naissance et arborescence des genres de l'imaginaire

16h40-17h30 -Table ronde
animée par Natacha Vas-Deyres, avec Laurent Queyssi, Lionel Davoust, François Coupry et Jérôme Larré.
Pourquoi les auteurs sont-ils attirés par la création d'univers hybrides ?

Vendredi 17 octobre
Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine - Pessac

 

 Session 5 - Hybridations (trans)médiatiques
Modérateur : Anne Besson

♦ 9h00-9h25 - Jérôme Dutel (Université de Saint-Etienne)
Les genres issus des littératures de l'imaginaire dans le palmarès 2007 du festival d'Angoulême : NonNonBâ de Mizuki, Black Hole de Burns et Lupus de Peeters

♦ 9h25-9h50 - Charles Combette (Université Bordeaux-Montaigne)
Au confluent des genres - L'univers composite des super-héros

♦ 9h50-10h15 - Nicolas Labarre (Université Bordeaux-Montaigne)
Hellboy et le trait d'union super-héroïque

♦ 10h15-10h40 - Florence Plet (Université Bordeaux-Montaigne)
Les fabuleuses frontières de l'Humpur, du roman à la BD (Bordage & Roman)

10h40-11h10 - Discussion et pause

♦ 11h10-11h35 - Isabelle Casta (Université d'Artois)
DIMIDIUM COGNATUS ! Ou : la tragédie des métamorphes

♦ 11h35-12h00 - Claire Cornillon (Université Paris3-Sorbonne Nouvelle)
The X-Files, hybridation et fiction sérielle

♦ 12h00-12h25 - Jérôme Larré (Toulouse)
De l'hybridation des genres et des fictions dans les jeux de rôles

12h25- 12h40 - Discussion et clôture du colloque

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La critique à l’écran : les arts plastiques

Publié le 13 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans appel a communications

La critique à l’écran : les arts plastiques

Colloque international

« La critique à l’écran : les arts plastiques »

UPPA – Université de Pau et des pays de l’Adour et Médiathèque André Labarrère Du jeudi 8 au samedi 10 octobre 2015

Comité scientifique : Carole Aurouet (Université Paris-Est-Marne-la-Vallée), Gilles Mouëllic (Université Rennes II), Bernard Vouilloux (Université Paris-Sorbonne)

Organisateurs : Sylvain Dreyer (UPPA) et Dominique Vaugeois (UPPA)

Le colloque s’intéresse aux savoirs sur les arts plastiques transmis ou mis en jeu par la création audiovisuelle. Son principal objectif est de faire la lumière sur la difficile notion de « film sur l’art1 ». Cette notion est couramment employée mais elle reste ambigüe, au moins autant que la notion d’art elle-même. En effet, les films entrant dans cette catégorie sont la plupart du temps des films sur la peinture, même si certains concernent l’un des autres médiums ou dispositifs qui font la diversité des arts plastiques. Ainsi, les Journées Internationales du Film sur l’Art (Musée du Louvre), une des importantes manifestations françaises consacrées à ce type de films, a pu présenter récemment des rétrospectives autour du Land art (2012) ou des pratiques protéiformes de Fluxus (2013).

Au sein du vaste ensemble que constitue les « films sur l’art », nous nous intéressons spécifiquement à ceux qui ouvrent un espace critique, c’est-à-dire à ceux qui, par exemple, développent un point de vue, exhibent leur source d’énonciation ou articulent un discours à propos de l’œuvre traitée, à propos du medium ou à propos de l’art en général. La question centrale qui nous préoccupe est donc celle de la différence entre critique filmée et critique écrite traditionnelle. Convaincus avec Jacques Aumont que « l’image pense2 », la critique filmée apparaît comme une autre manière de construire une pensée sur l’art : une pensée apparemment non discursive et qui semble renoncer en partie à la puissance de l’analyse langagière, certes, mais une pensée qui peut recourir à l’imitation et prétendre « mieux donner à voir », dans l’espace comme dans le temps. On pense par exemple à la réinterprétation/réécriture des Ecrits sur l’art de Malraux que constituent les entretiens filmés, véritables œuvres audiovisuelles, de Jean- Marie Drot et Clovis Prévost. Dans une perspective proche, le lien entre le film sur l’art, l’histoire de l’art et la patrimonialisation n’est pas négligeable alors même que les questions muséales ont fait l’objet de nombreux ouvrages et numéros de revues récents : La Revue de l’art, La NRF (octobre 2013), L’album de l’art de Georges Didi- Huberman (dont le dernier chapitre est consacré au film d’Alain Resnais et Chris Marker, Les statues meurent aussi), Critique (n° spécial Le Musée sous réserve d’inventaire, juin- juillet 2014)

 

Cette réflexion débouche sur plusieurs questions connexes :

1. En quoi le vocabulaire propre au cinéma peut influencer le discours critique sur les arts plastiques, en particulier les notions de cadrage, de montage, de perception ou d’enregistrement ?

2. Peut-on penser que les films sur l’art répondent au rêve de réconcilier l’art, univers généralement perçu comme élitiste, avec le grand public, au moyen d’un medium réputé populaire ? Dans cette perspective, comment aborder les stratégies de production et de diffusion employées ?

3. Dans quelle mesure peut-on dire que certains films de fiction articulent un discours critique ? Nous pensons en particulier aux films qui reconstituent des tableaux (par exemple Passion de Godard en 1982), à ceux qui s’inspirent d’une esthétique issue des arts plastiques ou de la littérature (Buñuel), à ceux qui mettent en scène des artistes réels ou imaginaires (Pialat, Van Gogh, 1991 ou Tarkovski, Andrei Roublev, 1966), à ceux qui intègrent des techniques venues des arts plastiques (Greenaway, Le ventre de l’architecte, 1987) ou enfin à ceux qui font du musée leur espace fictionnel (Mark Lewis, Cinema museum, 2008). A cet égard, les discussions autour de L’Arche russe d’Alexandre Sokurov (2002) et de sa relation à la culture russe la plus institutionnelle illustrent certains des enjeux critiques et idéologiques à envisager en ce domaine.

4. Où passe la frontière entre « film sur l’art » et « film d’artiste » ? Dans le cas des formes contemporaines comme la performance ou l’installation, on peut se demander si les films qui rendent comptent de ces expériences sont à considérer comme des documents ou comme des œuvres à part entière. En tant que pratiques éphémères par définition, ces expériences sont généralement filmées – on pense au film Spiral jetty de Robert Smithson ou à Shoot de Chris Burden. Dès lors, où se situe l’œuvre ? Le film lui- même fait-il œuvre ou bien n’est-il que l’enregistrement d’une œuvre précaire qui n’existe que dans la durée de son accomplissement ?

 

Nous nous pencherons sur tous les supports possibles, tant analogiques que numériques, en essayant de rendre justice à tous les types de production : films de commande (muséale, de galerie ou de collectionneur), collections didactiques, films de cinéastes (pour le cinéma ou la télévision) ou films d’artistes. Les films pris en compte pourront concerner les arts plastiques dans toute leur diversité, en termes de medium comme de dispositif (peinture, sculpture, photographie, installation, Land art, happening, architecture, design...). Nous envisageons à l’avenir de nous retrouver au rythme d’un colloque tous les deux ans autour de nouveaux champs : les films sur la littérature (roman, poésie, essai), sur les arts vivants (théâtre, danse, cirque), sur la musique ou sur le cinéma lui-même.

 

Les propositions sous forme d'un résumé d'une page accompagnées d'un titre sont à adresser avant le 15 décembre 2014 à Dominique Vaugeois (dvaugeois@gmail.com) et Sylvain Dreyer (sylvain.dreyer@univ-pau.fr). 

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Miscible, performance de téléprésence entre Montréal et Rennes

Publié le 12 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans performance

Miscible, performance de téléprésence entre Montréal et Rennes

UNE PERFORMANCE EN TÉLÉPRÉSENCE ARTISTIQUE
DANS LE CADRE DU PROGRAMME D'ÉCHANGES CROISÉS CONTAMINE
ENTRE LA SAT À MONTRÉAL ET LE DIAPASON À RENNES

 

Le 16 octobre prochain, Manuel Chantre et Mathieu Le Sourd offriront une unique représentation de MISCIBLE, une expérience audiovisuelle et interactive en réseau, à mi-chemin entre la performance et l’installation. Les publics de la Société des arts technologiques (SAT) à Montréal et du Diapason à Rennes participent simultanément à la création d’un spectacle audiovisuel en temps réel. Les deux artistes s’intéressent à une manière innovante d’aborder la télé-présence en lui donnant une dimension sensorielle et en proposant une expérience qui va au-delà de ce qu’offrent les moyens de communication actuels. Ils ont développé le projet avec trois enseignants chercheurs chimistes et électronicien de l’Université de Rennes1.

Dans le cadre d’une soirée arts et sciences, le public participera collectivement à la création de différents univers sonores et visuels en manipulant un dispositif multimédia qui transforme du matériel de laboratoire scientifique en outil de création numérique.

Le fil conducteur de l’œuvre est le rapprochement virtuel des deux lieux. Au fil de la performance, les actions des publics de Rennes et de Montréal se rencontreront puis s’intensifieront graduellement jusqu’à l’obtention d’une homogénéité parfaite: leur miscibilité. Miscible est une initiative du service culturel de l’Université Rennes 1, de la Société des arts technologiques (SAT) de Montréal avec l’appui d’Electroni[k] et les soutiens de Rennes Métropole, du Fonds Franco Québécois de Coopération Décentralisée, du Ministère des Relations Internationales du Québec et de la Ville de Rennes.

 

Ce projet est réalisé par le service culturel de l’Université de Rennes 1 avec la Société des Arts technologiques (SAT) dans le cadre de son programme de résidences croisées Contamine. Trois enseignants chercheurs et des étudiants de l’ESIR (université de Rennes1) se sont impliqués dans le projet ainsi que les chercheurs du Métalab de la SAT qui développent la technologie Scenic utilisée pour la Téléprésence artistique.

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Un dimanche, une pin-up #96

Publié le 12 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans un dimanche une pin-up

Bleu Mary (The King of Fighters: Maximum Impact 2)

Bleu Mary (The King of Fighters: Maximum Impact 2)

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Demain les posthumains: Le futur a-t-il encore besoin de nous?

Publié le 11 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

Demain les posthumains: Le futur a-t-il encore besoin de nous?

Clones, robots, cyborgs, organes artificiels…: la science-fiction d’hier devient notre réalité et l’on se demande déjà comment préserver une définition de l’humain. Chez ceux que les machines fascinent, Jean-Michel Besnier perçoit une forme de lassitude – voire de honte – d’être seulement hommes. Aux autres qui, au nom d’idéaux humanistes, refusent les progrès techniques, il reproche en revanche leur inconséquence: n’ont-ils pas cru que la liberté humaine consistait à s’arracher à la nature – ce que la technique permet d’obtenir effectivement? Les métaphysiciens de toujours souhaitent que l’Esprit triomphe de la Nature. Les visionnaires d’aujourd’hui, proclamant l’avènement du posthumain, annoncent la réalisation concrète de cette ambition. Grâce à son ingéniosité, l’homme n’aura bientôt plus le souci de naître: il s’autoproduira. Il ne connaîtra plus la maladie: des nanorobots le répareront en permanence. Il ne mourra plus, sauf à effacer volontairement le contenu téléchargé de sa conscience. Mais comment vivrons-nous dans ce monde-là? Quelle éthique nous mettra en harmonie avec une humanité élargie, capable d’inclure autant les animaux que les robotsou les cyborgs? Quels droits, par exemple, devrons-nous accorder à ces robots chargés, là où les hommes sont défaillants, de rendre nos fins de vie plus humaines? Les utopies posthumaines nous obligent à affronter ces questions, à évaluer nos dispositions à engager le dialogue avec cet autre, hier animal ou barbare, aujourd’hui machine ou cyborg. N’est-ce pas là justement, aujourd’hui comme hier, que se joue la grandeur de l’humain?

 

Jean-Michel Besnier, né en 1950, est professeur de philosophie à l’université Paris-Sorbonne (Paris IV) et membre du Centre de recherche en épistémologie appliquée (le CREA, laboratoire de l’École polytechnique et unité du CNRS). Il appartient aux comités d’éthique du CNRS (le COMETS) et de l’INRA (le COMEPRA). Il est l’auteur d’une douzaine de livres, dont une Histoire de la philosophie moderne et contemporaine (Grasset, 1993; Le Livre de poche, 1998).

 

Besnier J.-M., 2010, Demain les posthumains : Le futur a-t-il encore besoin de nous ?, Fayard, 216 pages, 18.30 euros

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Performance dansée DUALI de SUGURO GOTO

Publié le 10 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans performance, evenement, artiste

Performance dansée DUALI de SUGURO GOTO

Le vendredi 24 octobre 14, à 20h30
Le Cube, Paris
Tarif : 5€ / Gratuit avec Pass Cube

 

Depuis plusieurs années maintenant, Le Cube accompagne l’artiste Suguru Goto dans son travail de recherche sur diverses technologies innovantes qu’il élabore dans ses spectacles :Corps augmenté et corps virtuel, diffusé en 2006 au Cube, puis L’homme transcendé diffusé en 2011.

Duali explore l’extension des potentialités dans la relation homme/machine. Cette performance exploite spécialement l’interaction entre le corps des interprètes, les images, les sons et la lumière, transformés en temps réel grâce aux BodySuit, systèmes interactifs d’interfaces gestuelles. Basé sur les concepts philosophique du dualisme*, les protagonistes interagissent les uns avec les autres, afin d’amener de nouveaux contextes. Ici, tout semble entrer en conflit pour finalement co-exister. Ces dualités d’idées se mesurent également dans les mélanges géographiques et culturels entre l’Asie et l’Europe.

 

WORKSHOP AVEC SUGURU GOTO
SAMEDI 25 OCTOBRE DE 14H À 17H
Tout niveau / Gratuit sur réservation au 01 58 88 3000

 

Ce workshop vous propose une rencontre avec Suguru Goto et une démonstration spéciale des BodySuit par les danseurs du spectacle. L’équipe de Duali vous immergera dans les coulisses de la création pour comprendre comment ont été conçues ses combinaisons innovantes. Vous pourrez voir et tester une nouvelle forme de danse augmentée, tout en échangeant sur l’interaction homme-machine.

Duali a reçu la Mention d’honneur Digital Musics and Sound Art du Prix Ars Electronica 2013. Remerciements : TranSonic Festival, Center for Art and Technology, TNUA.

 

Le dualisme se réfère à une vision de la relation matière-esprit fondée sur l’affirmation que les phénomènes mentaux possèdent des caractéristiques qui sortent du champ de la physique.

 

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Corps & perception de l'être

Publié le 9 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans appel a communications

Corps & perception de l'être

Corps et perception de l’être

 

Appel à contribution pour la première mise en ligne (février 2015) d'un nouveau site internet de critique et littérature française : www.nouvellefribourg.com

 

« La première chose qui s’offre à l’homme, quand il regarde, c’est son corps, c’est-à-dire une certaine portion de matière qui lui est propre. Mais pour comprendre ce qu’elle est, il faut qu’il la compare avec tout ce qui est au-dessus de lui, et tout ce qui est au-dessous, afin de reconnaître ses justes bornes. »

Blaise Pascal, Pensées (1669)

 

« Qu’est-ce qu’un corps ? », titre de l’exposition d’ouverture du Musée du Quai Branly de Paris (2007), pose à nouveau la question centrale amenée par la modernité poétique : mis en cause par les changements sociaux et historiques produits au cours du XXe  siècle, le statut du corps se situe en effet au cœur des préoccupations, aussi bien esthétiques qu’ontologiques, de tous les arts qui en ont fait un objet soigné et torturé, idéalisé et manipulé, géométrisé et sectionné, multiplié jusqu’à l’effacement. Le corps est devenu ainsi le siège même de l’expérimentation artistique.

Ce bouleversement relève d’ailleurs de l’irruption de la pensée phénoménologique en philosophie qui, en brisant le dualisme entre l’âme et le corps, a placé ce dernier au centre du rapport de l’individu au monde : « Mon corps, écrit Maurice Merleau-Ponty, est à la fois voyant et visible (...). Visible et mobile, mon corps est au nombre des choses, il est l’une d’elles, il est pris dans le tissu du monde».

Ainsi, le corps devient l’instrument d’un voyage kinesthésique dans l’espace du monde, de même que dans l’ « espace du dedans », pour le dire avec Henri Michaux. De plus, en tant que visible et voyant à la fois, il assume la charge d’être simultanément le sujet et l’objet d’une exploration de l’extérieur et de l’intérieur, la forme et l’outil pour être perçus et pour se concevoir ; il devient le lieu propice à un processus inépuisable de tensions dialectiques entre affirmation et rectification, entre identité et altérité, fabriqué tant par soi-même que par les autres. Comme le soutient Alain Corbin, « le corps est une fiction, un ensemble de représentations mentales, une image inconsciente qui s’élabore, se dissout, se reconstruit au fil de l’histoire du sujet », sous la médiation de l’expérience et du discours autour d’elle.

Or est-ce qu’on peut accepter la définition proposée par Umberto Eco, qui conçoit le corps comme une « œuvre ouverte » ?

Certes, le corps est une œuvre : une œuvre d’art en soi. Mais à quoi fait-il allusion l’adjectif “ouvert” ? La littérature et les arts figuratifs du XXe siècle nous offrent une image du corps sous le double signe de l’ouverture et de la finitude : ils nous ont montré qu’il s’agit d’un infini de pluralités.

Le corps se définit en particulier comme :

Hybride : à côté de la connotation symbolique d’hybridation, le corps se révèle effectivement hétérogène et, en tant que tel, en mesure de créer de nouvelles catégories à appliquer à la lecture d’un monde où elles se projettent ;

Fragmenté : le moi, dont le corps est signe, n’est pas que variable mais aussi fondamentalement pluriel, ce qui n’implique pas seulement une fluctuation dans la succession chronologique, mais aussi dans la synchronie de chaque instant ; on passe de la continuité dans le temps à la pluralité dans le présent ;

Défiguré : le corps perd son visage individuel en refusant toute imposition identitaire aprioristique ; néanmoins, le mouvement de déconstruction prélude à la tentative d’une recomposition plus vraie qui passe à travers une expérience de déséquilibre, de vertige, de vide.

En suivant ces trois substantifs clés de la réflexion littéraire et artistique – hybridation, fragmentation et défiguration – nous demandons ici de “travailler” sur le corps, sur ses images et ses représentations, et de le concevoir comme “l’objet d’un travail”, d’une “fabrication”. Le corps, matière et pensée, serait ainsi envisagé comme un champ d’investigation et d’expériences, comme le relais entre le geste et le mot, la vie et l’écriture.

Quels liens s’établissent alors entre le corps et l’expression dans le processus créateur ? De quelle manière le corps est-il mis en jeu dans la production artistique du XXe siècle ? Notre défi est aussi celui de mettre en relation arts figuratifs et littérature, étant donné la réflexion commune à ces deux domaines qui a caractérisé tout le XXe siècle. En fait, peintres et sculpteurs ébranlent les codes figuratifs de la tradition pour donner à leur tour cette image hybridée, fragmentée et défigurée du corps, et donc du moi, de l’homme moderne.

Nous proposons des pistes d’analyse :

-       Corps hybrides et hybridation de la forme : emprunts, combinatoire et mélanges vont redéfinir les relations entre composition, formes et figures.

-       Le corps entre représentation et défiguration.

-       Visages fragmentés et pluralité d’énonciation.

-       Le corps entre mouvement kinesthésique et immobilité physique.

-       Recherche d’une identité fixe ou acceptation et valorisation de la pluralité ? 

-       Mesurer, penser, maîtriser le temps et l’espace à travers le corps.

-       La perception : perçu et percepteur à la fois, le corps comme plaque sensible qui produit et reçoit des sensations. 

 

Calendrier :

Date limite pour la remise des propositions  : 

15 octobre 2014

Date limite pour le remise des contributions   :

15 décembre 2014 

Vous pouvez envoyer vos propositions de titre accompagnées de 10 lignes de projet et votre profil à l’adresse info@nouvellefribourg.com, avant le 15 octobre 2014. Le comité scientifique décidera dans les mois qui suivent et nous communiquerons ensuite les consignes éditoriales aux auteurs sélectionnés.

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Synesthésies sonores

Publié le 9 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans conférence

Synesthésies sonores
Du 16 octobre 2014 au 17 octobre 2014
Université du Luxembourg

Université du Luxembourg Campus Walferdange Bâtiment VI Salle 111

 

En tenant compte des propositions récentes de la sémiotique autour de la synesthésie et de la polysensorialité – et de leurs corrélats objectifs : le syncrétisme et la multimodalité –, ce colloque aura pour tâche l'exploration de leurs manifestations dans un domaine encore peu connu au sein de notre discipline : celui du son.

 

Afin d'approfondir les spécificités sémiotiques du son d'une manière relativement indépendante du canal sensoriel convoqué par sa substance de manifestation, nous proposons de l'étudier dans son rapport avec les autres modes du sensible.

 

Centrée sur un double objet, cette réflexion permettra de contribuer au développement d'une sémiotique du son et d'apporter des éléments nouveaux aux problématiques du syncrétisme et de la synesthésie. Plus largement, il s'agit de jeter une lumière sur la culture acoustique qui a rendu possible, à partir du XIXe siècle, l'émergence du paradigme musical condensé dans la formule Ut musica poesis, par opposition au traditionnel Ut pictura poesis. Programme provisoire

 

PROGRAMME PROVISOIRE

 

Jeudi 16 octobre 2014

14h-14h30 : Ouverture          

Marion COLAS-BLAISE et Veronica ESTAY STANGE

14h30-15h     

Bernard VOUILLOUX (Université  Paris-Sorbonne) : La sonorité des formes visuelles:  pour une sémiotique historique des modèles culturels.

15h-15h30     

Odile LEGUERN (Université Lumière-Lyon 2) : Le Silence du noir.

15h30-16h     

Denis BERTRAND (Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis) : La ligne et le son.

16h-16h20 Discussion           

16h20-16h30 Pause   

16h30-17h

Audrey MOUTAT (Université de Limoges) : La dégustation sonore des vins.

17h-17h30

Anne BEYAERT-GESLIN (Université Bordeaux-Montaigne) : Synesthésies sonores et immersion.

17h30-18h     

Sébastian THILTGES (Université du Luxembourg) : Silences synesthésiques.

18h-18h20 Discussion           

 

Vendredi 17 octobre 2014  

9h30-10h

Christian DOUMET (Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis) : «Études tableaux».    

10h-10h30

Intervention à confirmer.      

10h30-11h

Martine GROCCIA (Université Lumière-Lyon 2) : Regards croisés: Les apports de l’analyse musicologique à une élaboration d’une sémiotique des sons.

11h-11h20 Discussion           

11h20-11h30 Pause   

11h30-12h

Maria GiuliaDONDERO (Université de Liège) : Diagrammes visuels du son.

12h-12h30

Jean-François  BORDRON (Université de Limoges) : Les  paysages sonores et la question de l’énonciation.

12h30-12h45 Discussion       

12h45-13h Conclusions        

Marion COLAS-BLAISE et Veronica ESTAY STANGE

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