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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

L'expérience immersive de l'automne: Lumifest

Publié le 26 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans festivals, son et lumière

L'expérience immersive de l'automne: Lumifest

Espace St-Charles, l’Association des commerçants de la rue Saint-Charles, en partenariat avec Barrakuda événements et la Ville de Longueuil, lancent la première édition du Lumifest, un événement novateur qui prendra racine sur la rue Saint-Charles dans le Vieux-Longueuil du 27 au 29 octobre prochains. Le but ultime? Créer un rendez-vous inusité de projections architecturales extérieures à proximité du public et entièrement gratuit. Un projet où les festivaliers découvriront une rue Saint-Charles transformée et sur laquelle ils auront l’impression de rêver… les yeux grands ouverts!
 
Pour sa première année d'existence, le Lumifest pourra déjà compter sur la participation de studios de création dont la renommée n'est plus à faire : la Société des arts technologiques (SAT), Lucion média et Hub studio. Des DJ, VJ et groupes musicaux compléteront cette programmation qui promet d'en surprendre plus d'un!
 
Quand le mapping se place à hauteur d'homme
​La rue Saint-Charles, dans le Vieux-Longueuil, représente un des rares endroits de la Rive-Sud où la clientèle, comme dans certains quartiers de Montréal, bénéficie d’une offre commerciale de proximité. Cet endroit possède une identité distictive. La rue et le quartier appellent aux déplacements à la marche et aux rencontres fortuites. Les lieux sont empreints d’une authenticité façonnée par plusieurs années d’histoire et jouissent d'un riche patrimoine architectural; une toile de fond particulièrement inspirante pour les créateurs vidéo. Cette magnifique rue subira donc une transformation extrême, le temps d’un week-end, pour devenir un véritable musée à ciel ouvert, où des œuvres animées seront projetées sur plusieurs édifices et accrocheront le regard des passants pour les plonger dans des univers multiples et saisissants. Ce concept avant-gardiste permettra au Vieux-Longueuil de se démarquer pour la réalisation d’événements novateurs et audacieux.

La projection architecturale (mapping vidéo) en mettra plein la vue, mais l'offre culturelle saura aussi titiller les autres sens. Pour les oreilles, une programmation musicale hétéroclite, percutante et assumée saura sortir le public de sa zone de confort. Et pour les papilles, des restaurateurs rivaliseront d'excentricité pour faire vivre des expériences gustatives explosives. 
 
Les parcours déambulatoires se feront au hasard, selon les envies des festivaliers; les lieux de diffusion seront découverts au tournant d'une ruelle, au fil d'une promenade agrémentée d'arrêts gourmands ou de spectacles extérieurs intimes.

Qu'est que le mapping vidéo?
Cette technologie multimédia permet de projeter des vidéos sur des volumes, de recréer des images de grande taille sur des structures en relief, tels des bâtiments, ou de recréer des univers à 360°. Au Québec, le mapping vidéo a été découvert par le grand public en 2008 avec Le Moulin à images qui projetait ses créations sur les silos à grains de la Bunge, à Québec. Depuis, les studios de création québécois continuent de revisiter cette technique et de la décliner sous toutes sortes de formes. Leur talent est reconnu partout dans le monde et ils sont fortement sollicités à l’échelle internationale pour produire des créations à grand déploiement.

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LE VERTIGE DES AUTRES

Publié le 25 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans exposit

LE VERTIGE DES AUTRES

PREMIÈRE : JEUDI 25 AOÛT, 17H (PENDANT LE PRÉ-PARTY DÔMESICLE)
ENTRÉE LIBRE - 3ÈME ÉTAGE
DU 25 AOÛT AU 28 OCTOBRE, LUNDI AU VENDREDI - 18H À 22H

 

Le vertige des autres est une installation de réalité virtuelle qui déploie un parcours scénographique évoquant le rôle d'observateur de l'artiste visuel. L'expérience met en scène les œuvres de Jeannette Perreault, des portraits esquissés en public. Ce sont les « autres ». Le projet est issu d'une recherche sur l'effet de présence lié aux espaces virtuels déambulatoires. Les figures interactives y proposent un rapport à l'espace créant un sentiment d'immersion exceptionnel.

*Ce projet a bénéficié du support du programme de création d’oeuvres de la SAT.

 

Équipe de création
Concept global - Guillaume Perreault Roy en collaboration avec Ghyslain Godon
Artiste visuelle - Jeannette Perreault
Composition sonore - Jean-Michel Pigeon
Support à la programmation - Bruno Morissette

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The Escape Hunt Experience Nancy, spécial Halloween

Publié le 24 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans escape game

The Escape Hunt Experience Nancy, spécial Halloween

Réservez dès maintenant pour une spéciale nocturne pleine de surprises ! 

Chers amis détectives, de nombreuses surprises, cadeaux et une soirée hors du commun vous attendent dans al nuit du 31 octobre!!
The Escape Hunt Experience est conçu pour être l’une des manières les plus fun de passer 90min de votre temps avec vos amis, collègues ou en famille. C’est également éducatif, inspirant, spontané, compétitif et plus encore ! Vous en apprendrez beaucoup sur vous même et vos coéquipier. Nous adorons voir vos têtes résoudre les énigme et la satisfaction lorsque vous parvenez finalement à vous échapper.  Je ne suis pas très jeux…  Ce n’est pas un jeu comme vous pourriez vous y attendre mais une véritable aventure, une course contre la montre ! Il est certain que vous aller adorer et vous en souviendrez un moment ! Nous pourrons débriefer votre aventure autour d’un rafraîchissement à l’issue de la partie avant une photo souvenir en tenues de détectives !

 

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Les ombres de Mac Alister

Publié le 23 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans Espace game

Les ombres de Mac Alister

Pour Halloween The Box - Live escape game organise un escape game éphémère !

1 heure d'enquête et d'épouvante pour 3 à 6 joueurs.

Uniquement ouvert du 28 octobre au 6 novembre

Fin du XIXème siècle, Eugène Baldwin, écrivain excentrique vit reclu dans sa cabane au fond des bois.
A la demande d'un riche parent, vous devez lui rendre visite pour récupérer un mystérieux objet.
Parviendrez-vous à le retrouver et à vous emparer de ce mystérieux artefact ?

Tarif : Pay what you want !

A l'issue de l'expérience, chaque joueur sera libre de décider du prix qu'il estime juste pour ce live escape game :-)

 

Venez le découvrir:
The Box - Live escape game
6 Rue Clovis, 57000 Metz

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Brut Now - L'art brut au temps des technologies

Publié le 22 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans exposit

Brut Now - L'art brut au temps des technologies

Exposition du 29 octobre 2016 au 16 janvier 2017
Vernissage le samedi 29 octobre à 16h, à l'Espace multimédia Gantner, puis à la Tour 46.

 

L'exposition Brut Now, présentée par l'Espace multimédia Gantner et les Musées de Belfort, réinscrit pour la première fois en France, l'art brut dans sa contemporanéité. Avec près de 60 oeuvres issues de collections particulières, de fondations privées ou de structures publiques françaises et étrangères, elle place ces nouvelles pratiques, ces nouveaux médias, sur le devant de la scène artistique. Les oeuvres présentées témoignent ainsi de "cosmogonies complexes, systèmes parascientifiques, mythologies individuelles, etc." d'artistes dont le travail nourrit et enrichit le dialogue entre art brut et art contemporain.

 

 

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LA PREMIÈRE VAGUE

Publié le 21 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans performance, spectacle

LA PREMIÈRE VAGUE
CIE R14 | LA PREMIÈRE VAGUE
VENDREDI 28 OCTOBRE
DE 19H30 À 20H30
 
La première vague et Tsunami : deux pièces distinctes mais un seul et même projet, le solo La première vague étant construit comme prélude au quintette Tsunami. 
 
Ces deux pièces sont écrites à partir d’un même souvenir, celui du 26 Décembre 2004, date du tsunami en Asie du sud-est. Que faire face au chaos intérieur vécu après un tel événement ? Comment l’exprimer ? Du solo au quintette, de l’infiniment petit à l’infiniment grand ? L'intention n'est pas la narration d'une mais l'expression d'un parallèle entre catastrophes naturelles et catastrophes émotionnelles, psychologiques et physiques. La création de ces deux pièces est basée sur un travail de recherche autour de la source lumineuse qui générera chez le danseur une multitude de mouvements, élargissant ses possibilités en matière d’exploration et d’improvisation.
 
La compagnie R14-Julien Grosvalet voit le jour en 2015.  En 2012, Claude Brumachon, pour qui Julien Grosvalet est interprète depuis de nombreuses années, lui propose de réaliser une carte blanche. Il saisit l’occasion et crée en janvier 2014 le trio Forbidden lights avec la complicité de Lise Blanc-Fassier et Grégory Alliot. Julien développe alors un travail autour de l’ombre et de la lumière comme sources d’inspiration, travail qu’il poursuit en 2016 dans le solo La première vague. Il souhaite reprendre ses recherches avec Tsunami en utilisant la lumière comme partenaire ou obstacle.
 

POINT ÉPHÉMÈRE

200 Quai de Valmy • 75010 Paris
Tél 01 40 34 02 48 • Fax 01 40 34 02 58
Tél restaurant & bar : 01 40 34 04 06

 

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Rencontres Nationales 2016 "Poétiques de l'illusion"

Publié le 20 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans evenement

Rencontres Nationales 2016 "Poétiques de l'illusion"

Rencontres Nationales 2016

"Poétiques de l'illusion : Espaces de création et de circulation entre marionnette contemporaine et magie nouvelle"

Organisées par THEMAA Asso, du 3 au 5 novembre 2016 au Musée du quai Branly - Jacques Chirac, à la SACD et à l' ACADEMIE FRATELLINI, 

 

--- Programme ----
Retrouvez notamment Clastic Théâtre, La Magouille, Mots de tête compagnie, Compagnie Philippe Genty (page officielle), Compagnie trois-six-trente, Les Anges au Plafond, Station Magnétique, Adrien M & Claire B, TJP CDN d'Alsace, Blick Théâtre, Le Phalène / Thierry Collet, Théâtre du Mouvement, Compagnie Gisèle Vienne, Compagnie Pseudonymo, Rodéo Théatre ... et pleins d'autres !

Le programmme complet est consultable à cette adresse : http://www.themaa-marionnettes.com/rencontresnationales

 

--- Entrée gratuite sur réservation ----
Réservation en ligne à l'adresse ci-dessous
 

 

--- Partenaires ----
ACADEMIE FRATELLINI, 
Artcena,
Centre national des arts du cirque / Cnac, 
Institut International de la Marionnette / École nationale supérieure des arts de la marionnette
Le Mouffetard Théâtre des arts de la marionnette
Musée du quai Branly - Jacques Chirac
SACD

 

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Interactive Magnetic Field Theatre

Publié le 19 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans artiste

Interactive Magnetic Field Theatre

Theater Magnetic Field Interactive est le nouveau dispositif imsersif et interactif de TeamLab, en collaboration avec Kengo Tokusashi pour le son.

Cette œuvre d'art numérique interactive permet aux spect-acteurs d'explorer librement l'espace du dispositif artistique par l'émergence d'images sur le sol et dans toutes les directions. L' expérience spatio-temporelle esthétique a pour volonté de rendre visible les forces du magnétisme, qui sont normalement invisibles à l’œil nu. 

L'œuvre d' art est divisé en trois univers: l'Espace, la Terre et Électrons. Les spect-acteurs touchent les objets projetés flottants devant eux (terre, les planètes, l' aurore, et d' électrons libres), pour être projeter dans l'univers sélectionné. 

  • Espace 

Toucher le soleil ou les planètes permettent de visualiser les forces magnétiques représentées par la lumière, comme des flux à partir du soleil et des planètes , connecter et déconnecter l'une de l'autre. Touchez ces chemins de connexion et vous les verrez changer. 

  • Terre 

Touchez l'aurore pour voir le miroitement et le changement des variations de couleurs. 

  • Électrons 

Appuyez sur les électrons libres et observer les passages de l' électricité à travers le motif de grille créée par les liaisons chimiques entre les électrons. Appuyez sur les électrons libres plus d'une fois et de voir passer de l' électricité tout à la fois à travers le motif de grille créée par les liaisons chimiques, ce qui rend la grille resplendir. 

  • Mode de spintronique 

Touchez les électrons libres pour changer la direction, l'orientation et la rotation et voir le Voyage d'électricité plus loin . Selon la direction, l' électricité peut se déplacer rapidement ou lentement. Cette oeuvre représente la nature et la direction des électrons. 

 

L'œuvre d' art est en temps réel grâce à un programme informatique qui utilise des animations pré-enregistrées.Les modifications sont produit par "la position et le comportement du spectateur, de sorte que les états visuels précédents dans son ensemble ne peut jamais être répliqués".

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En immersion

Publié le 18 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans film

En immersion

Récompenses : Sélection en compétition officielle au FIPA et au Festival de Luchon 2015
Prix ADAMI du Meilleur espoir masculin pour Vixctor Niel
Prix ADAMI du Meilleur espoir féminin pour Pénélope-Rose Lévèque


Réalisateur: Philippe HAIM
Scénario et dialogues Philippe HAIM avec la collaboration de Pierre CABON 
Acteurs : Patrick RIDREMONT, Olivier CHANTREAU, Emmanuelle MEYSSIGNAC, Salem KALI, Pénélope-Rose LEVEQUE, Victor VIEL, Yann SUNDBERG, Victor PONTECORVO... 
Producteurs: ARTE France, MASCARET FILMS 
Nationalité : France

Atteint d'un mal neurologique incurable, un flic sans ambition décide d'infiltrer un dangereux réseau de trafiquants de drogue. Une série noire, intime et sans concession, dont l'essentiel tient à l'humanité de ses personnages. Officier de police sans ambition atteint d'une maladie neurologique irreversible, Michel Serrero vit seul avec Clara, sa fille de 16 ans. Découvrant qu'elle se drogue et sachant ses jours comptés, Michel doit agir vite et passe à l'action. Il entre "en immersion" pour infiltrer un réseau de dealers qui s'apprête à inonder Paris d'un nouveau produit mortel. Mais quand on plonge en immersion, on prend deux risques : rester au fond sans revoir la lumière ou remonter à la surface, démasqué...

Ambition visuelle
Après Secret défense sur la guerre des services secrets contre l'islamisme radical en France, après la saison 2 de Braquo récompensée d'un International Emmy Award, Philippe Haïm met son ambition scénaristique et visuelle au service du polar. Filmée dans un noir et blanc expressioniste, En Immersion plonge le spectateur dans l'infiltration de Michel Serrero ( Patrick Ridremont). auprès de Guillaume Léanour (Olivier Chantreau), un nouveau trafiquant de drogue en col blanc, aussi propre sur lui que sale à l'intérieur. Mais délaissant sa fille unique Clara (Pénélope-Rose Lévèque), Michel ne voit pas qu'elle aussi est en train de sombrer... Tout comme Soudoumbé (Victor Viel), jeune malien sans-papier qui tente de survivre entre flic et voyous. 
Philippe Haïm filme leurs parcours, leurs combats et leurs errances dans un Paris secret où l'esthetique ne cède rien à l'efficacité du récit.
Un beau shoot d'adréline !

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F-CONNEXION

Publié le 17 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans artiste

Mon certificat FFF

Mon certificat FFF

Un programme est une territorialisation, il correspond à la création d'une expérience algorithmique qu'il distingue d'autres en fonction des métriques qu'il emploie à l'arpentage de l'information. Après que F-CONNEXION s'est déployé sur et par les contingences du territoire physique, très vite s'est posée la question de déployer un processus équivalent à l'épreuve des automates et de l'espace réticulaire, dans le territoire machinique. La question étant de savoir comment échapper à la re-production, c'est-à-dire : à la simulation artificielle, sur Internet, de la mécanique physique employée avec F-CONNEXION. Ne pas ralentir pour émuler la lenteur, ne pas détériorer l'intégrité de l'information pour simuler la perte et ne pas confondre la carte et le territoire.

Pour se faire, nous devions donc changer de référent. Avec FFF, il ne s'agit plus de parler de transmission symbolique à l'échelle de la Terre et d'impliquer le corps biologique dans la composition de l'œuvre, mais de faire monde en insérant la multiplicité des manières de se mesurer au Web comme autant de processus corporels. Ceci implique qu'aucun symbole particulier ne soit retenu comme terrain d'inscription des traces. L'espace initial de FFF est donc incorporel, il ne contient rien d'autre que des coefficients d'art visant à compiler en un seul mouvement ce que F-CONNEXION entend en termes d'informations, de transmissions et de traces.

Ces dernière années, le Web s'est transformé de manière conséquente. Ses caractéristiques initiales d'espace plat, sans distance, auto-géré et sans hiérarchie ont vu naître des centres ou des foyers pesant de manière significative sur la maillage du réseau et la gouvernance d'Internet. Le succès phénoménal de Facebook comme interface de contact avec plus d'un milliard d'individus constitue le territoire problématique de FFF car nulle part pourtant, ne semble être autant nier le processus d'individuation par la machine : tous les murs se ressemblent, les mêmes unités d'interface sont employés partout à l'interaction avec notre cercle d'amis, les mêmes algorithmes filtrent ce que nous y voyons et les mêmes concepts agissent au design universel voulu par Facebook : capitaliser notre attention.

Aussi, comme élément de cette sculpture collective, la surface générée par FFF agit par des processus de mise à l'échelle cristallisant en un cliché (un étant-données) les vecteurs par lesquels se singularisent notre appropriation d'un collectif par le réseau. Ici, mettre à l'échelle signifie : intégrer à la géométrie de la surface (où chaque point représente une publication) des rapports à son milieu d'émergence, celles-ci impactant sa résolution, son amplitude, sa couleur, son relief, son rayon et sa rotation.

F-CONNEXION propose la coexistence simultanée d'une lettre imprimée (réalisée en trois exemplaires) envoyée par La Poste, re-présentée (®-présentée ?) également (mais d'une autre façon grâce à Google Earth) sur NOS propres « réseaux d'amis » entretenus sur Facebook. Chaque lettre fait écho, dans un certain sens, à la célèbre expérience menée par Marcel Duchamp autour des 3 stoppages-étalon. Mesurant exactement un mètre, chacune d'entre elles va parcourir — à travers dix destinations hypothétique — une portion en zigzag de la surface terrestre, donc plusieurs milliers de kilomètres. Mais personne ne connait exactement par où celles-ci vont transiter puisque chaque personne qui la reçoit doit imaginer, négocier et donc cartographier dans son propre réseau, LE nouveau destinataire potentiel de cette lettre.

VEYRAT, Marc

Processus

Afin de participer à FFF, il faut en faire la demande en MP à Franck Soudan. Celui-ci vous ajoutera aux testeurs de l'application et prendra alors contact avec vous. Notons au passage que nous aurions pu omettre cette étape, en demandant à ce que Facebook officialise l'application, nous accordant ainsi le droit de vous demander le droit de lire votre mur. Outre l'aspect presque infantilisant par lequel Facebook contrôle les déterritorialisations du contenu qui y est déposé (en s'assurant qu'une application demeure en conformité avec sa politique d'édition), c'est plus par choix que nous avons décidé qu'un observateur-participant potentiel devait, pour s'insérer à l'œuvre, entrer en contact direct avec ses créateurs.

La résolution

Une fois l'application autorisée par l'observateur-participant, FFF commence par interroger l'API Graph de Facebook afin d'obtenir l'identifiant de toutes ses publications. Mais ces données peuvent ne pas être toutes insérées à la surface. En effet, le nombre de points employés à sa construction est limité à 314, comme un rappel symbolique au nombre π. Le nombre Pi fait part-i de cette mise à l'échelle dans l'incompatibilité de traduire une circonférence programmée en fonction de la quadrature écranique. Si cette constante mathématique insiste sur l'être géométrique de la magnéto-sphère – la forme employée pour FFF et à la surface de laquelle tout point tend à se trouver à une distance égale des autres –, son motif est plus pragmatique : en limitant la résolution de la surface, nous optimisons l'usage des ressources informatiques nécessaires à la génération de celle-ci. Cette étape correspond à la première mise à l'échelle : celle du programme par rapport à la puissance computante de la machine et inaugure cette idée d'engager la machine comme milieu.

L'amplitude

L'aire de la surface représente la couverture temporelle de nos publications par rapport à la date de création de Facebook ; plus celle-ci est grande, plus cela signifie que notre présence à Facebook date, c'est-à-dire que l'eSPACE investit occupe une plus grande place dans la solution aqueuse de l'architecture proposée par cette plateforme propriétaire. Si bien que nous pouvons obtenir des sphères complètes pour des observateurs-participants inscrits depuis la création de Facebook. Ce second étalon marque le rapport de l'espace géométrique à la temporalité du réseau et déclare que la forme, comme espace potentiel du visible, est une donnée du temps, comme marge d'événements @-venir. Ici, l'éternel retour du présent – ce fil d'actualités, où chaque fragment d'être déposé à la surface de notre mur rend à notre historique la qualité d'un sédiment – voit l'horodatage de l'information habituellement employé à la linéarisation de notre store-i, cette fois-ci instauré au profit d'un échantillonnage du tout. Associé à l'échelle de résolution, FFF glane alors un certain nombre de publications, aléatoirement, et commence à projeter les points du maillage.

La couleur

La couleur dépend de l'heure de la journée à laquelle l'observateur-participant a généré la surface, ceci en la rapportant à la teinte du système d'encodage informatique HSL. Là encore, un jeu d'échelles est instancié entre le spectre lumineux (un rayonnement électromagnétique immatériel, une onde mesurée en termes métriques) et le temps, ici envisagé du point de vue du cycle biologique que représente une journée sur Terre. L'intention est ainsi plus cosmologique et veut marquer l'insertion de la couleur à la sculpture comme un frottement entre divers plans de perception de la lumière, à la fois extra-terrestre, écranique et coporelle.

Le relief

Les surfaces sont ®-CRÉÉES. Chaque point du maillage se voit effectivement donné un relief par rapport à la quantité de réactions suscitée par la publication qu'il représente. Ce relief varie de ± 1/10è le rayon de la magnéto-sphère. L'étalon quantitatif de votre notoriété (nombre de mentions « j'aime » et commentaires) est ainsi retranché par cette égalisation commune à toutes les surfaces. Nous ne posons pas une constante d'excroissance multipliée par la quantité de réactions, mais distribuons la profondeur des points sur une échelle contrainte par rapport à un maximum et un minimum que vos informations seules déterminent. FFF n'est donc pas une visualisation de données en ce que nulle part nous cherchons à qualifier visuellement le contenu des publications, leurs sens et la quantité d'interactions que celles-ci engendrent auprès de votre réseau.

Le rayon et la rotation

Si les surfaces ne présentent pas la même ampleur, c'est que le rayon de la magnéto-sphère virtuelle employée à la projection des points dépend de la résolution de l'écran. Celle-ci est égale à φ-1 la quantité de pixels disponibles à l'écran, où φ correspond au nombre d'or. Une fois de plus, le dispositif de vision affecte la génération de la surface, cette mise à l'échelle rendant à la sculpture collective son aspect en pelure d'oignons non-uniforme, laissant ça et là apparaître des surfaces s'enlaçant à d'autres. FFF est une œuvre interactive, mais les interactions y sont donc essentiellement machiniques. Un seul paramètre d'interaction humaine est retenu et correspond à la capture du point de vue sous lequel l'observateur-participant observe la génération. Ce triplet représente l'angle XYZ de la caméra et est reporté sur la rotation de sa surface dans la sculpture collective.

 

A découvrir jusqu'au 12 novembre 2016 à l'Espace Larith, à Chambéry dans le cadre de l'exposition ArTICland: Connecté au monde.

« ArTICland : Connecté au monde » est une sélection d’œuvres et de projets numériques proposant un état de lieux des réflexions de G-SICA* sur les formes actuelles de perception. Cet état des lieux propose aux visiteurs de s'interroger sur les interactions entre le corps, l'espace et la machine, ainsi que de visiter un nouveau territoire : le numérique. A partir des notions d’interaction et de cartographie, il s’agira de montrer les relations que l’image, aujourd’hui connectée, entretient avec le monde.

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