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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Code is poetry

Publié le 15 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans conférence

Code is poetry

Data et paramètres

Jeudi 22 Janvier 2015 à 19h19
Data et paramètres : une nouvelle computation aux frontières entre art, architecture et design.
 

Avec Francesco Cingolani, architecte et enseignant

Les avancées des technologies de conception numérique, de la robotique et des technologies de fabrication numérique transforment notre rapport au quotidien. Nos expériences de l'espace et des objets s’en retrouve de plus en plus impactée.

L’approche paramétrique et computationnel à la conception propose des modes de conception alternatifs, une vision procédurale de la création et une nouvelle plasticité. Cette approche est par nature transdisciplinaire et sollicite des domaines différents, tels que la biologie, l'acoustique, l'ingénierie, l'art, etc.

Le plateau média abordera le sujet en deux temps : d'abord en introduisant les notions théoriques et conceptuelles de la computation, puis en présentant une série de projets réalisés ou en développement dans le domaine de l’art, l’architecture et le design.

 
 
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Appel à communication : Imaginaire sériel

Publié le 14 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Appel à communication : Imaginaire sériel

28-29 Mai 2015 : Université Stendhal, Grenoble 3

Ce colloque fait suite à une série de séminaires organisés à l’université Stendhal (octobre 2013 – décembre 2014) et dont l’objectif était de proposer une réflexion sur le rapport entre la série télévisée et le mythe. Ce colloque vise à présent à élargir ce questionnement de façon, d’une part, à interroger l’impact de la sérialité sur notre imaginaire et, d’autre part, à mieux cerner l’imaginaire de la sérialité.

Au-delà des débats idéologiques ou méthodologiques dans les études sur l’imaginaire, un point semble faire l’unanimité : l’imaginaire opérerait essentiellement selon les mécanismes de la répétition. Ainsi, pour ne citer que des exemples emblématiques, Mircea Eliade voit dans la reproduction des archétypes la raison de tout geste humain, Claude Lévi-Strauss souligne l’importance de la récursivité des mythèmes, alors que Gilbert Durand défend le principe de la redondance perfectionnante. En forgeant la notion de l’imaginaire sériel, nous proposons de revenir sur l’étroite solidarité entre, d’une part, cette faculté qui conditionne et organise les va-et-vient riches de sens entre l’expérience et sa représentation et, d’autre part, un mode opératoire qui repose sur la répétition cadencée d’un ou de plusieurs paradigmes, dans un ensemble isolable, déterminé et cohérent, qui permet leur reproduction et leur inflexion. Le concept de la sérialité lié à de l’imaginaire suggère que ce dernier forme un ensemble inachevé, en évolution constante. Dans quelle mesure les mécanismes de la sérialité déterminent-ils le déploiement de l’imaginaire ? Existe-t-il une interdépendance entre les modes de production de l’imaginaire et les pratiques artistiques ? La dernière question est particulièrement délicate dans la mesure où l’on peut difficilement comprendre le fonctionnement de l’imaginaire en dehors de ses manifestations, que ce soit sur le plan artistique, social, culturel ou idéologique. Et sur ce point, c’est en effet le principe de redondance, lié à celui de réseau (images, mythèmes) qui nous permet souvent de savoir si nous avons affaire à un effleurement mythique structuré en profondeur par un certain imaginaire ou à un simple épiphénomène.  Les recherches menées par Patricia Falguières sur la portée philosophique du concept de la reproductivité incitent enfin à interroger l’historicité du phénomène : y a-t-il des époques ou des courants artistiques particulièrement sensibles aux mécanismes de la sérialité ? Quelles seraient alors les raisons de cette prédilection ?

Dans cette perspective, les œuvres d’art sérielles forment naturellement un champ de recherches privilégié, puisqu’elles font de la récursivité et de la redondance un principe de construction. Toute discipline artistique est susceptible de porter un éclairage sur les questions évoquées. Ainsi, pourront être analysées la littérature sérielle tels que les romans-feuilletons ou les cycles de littérature de jeunesse ou de science-fiction, les séries télévisées, la musique sérielle, mais encore les séries dans la bande dessinée, le cinéma, les arts picturaux, la photographie. Pour la raison précisément que le terme de sérialité ne recouvre pas uniment les mêmes phénomènes, les dissonances et les contradictions contribueront à mieux saisir les particularités du déploiement de l’imaginaire, ou des imaginaires, sériel (s). La réflexion se portera prioritairement sur les axes suivants :

·        Le temps et l’espace dans l’imaginaire sériel : Afin de déterminer quel(s) imaginaire(s) la structure sérielle de ces œuvres met en mouvement, la réflexion pourra porter sur le traitement qu’elles proposent de la temporalité et de la spatialité. De fait, par opposition à l’unicité et à la ponctualité, la sérialité favorise l’émergence progressive de significations complexes, chaque terme apportant une configuration nouvelle à un ensemble en perpétuel mouvement. Le pacte de lecture sérielle doterait la sérialité d’une dimension exégétique en donnant à l’observateur (lecteur, spectateur…) l’opportunité d’associer et de réinterpréter ces significations complexes. En effet – pour reprendre la formule de Jauss – la sérialité façonne l’horizon d’attente du destinataire et donc la construction même du temps.

·        L’esthétique fragmentaire et l’imaginaire sériel : Il conviendra également d’étudier l’esthétique fragmentaire propre aux œuvres sérielles, car les poétiques de la discontinuité et de la rhapsodie participent activement de la constitution d’un sens mouvant. Par exemple, l’espace négatif entre chaque case d’une bande dessinée (la gouttière), permet d’anticiper le retour du récit, voire de le fantasmer. L’interstice se profilerait ainsi comme un lieu d’expression tout désigné de l’imaginaire, dans la mesure où le principe de suspension a pour effet d’impliquer l’esprit humain au cœur même du processus créatif.

·        L’imaginaire sériel et l’idéologie : Le retour régulier d’un univers fictif, et donc son inscription dans le calendrier habituel d’une communauté, contribuent, sur le plan de la réception, à une illusion de réalité parfois extrêmement forte. Une attention particulière pourra donc être portée à la puissance mimétique et à l’ambiguïté des modes de représentation de l’imaginaire sériel. La série télévisée Twin Peaks, par exemple, entraîne le public en jouant avec les signes du récit initiatique avant de piéger héros et téléspectateurs dans une contre-initiation interrogeant notre rapport à la réalité et à sa représentation médiatique. Dans quelle mesure, espace privilégié de questionnement des récits, l’imaginaire sériel pourrait-il devenir un espace de domination idéologique ?

·        L’imaginaire sériel et l’économie : L’industrie culturelle pourrait être vue, selon le positionnement critique d’Adorno et Horkheimer, comme une production en série dans la mesure où « la technologie de l’industrie culturelle n’a abouti qu’à la standardisation et à la production en série, sacrifiant tout ce qui faisait la différence entre la logique de l’œuvre et celle du système social » [2]. En suivant cette logique, on pourra penser aux travaux de Walter Benjamin sur « l’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », où la production en série transforme l’art en marchandise, en loisir culturel.

·        La matérialité de l’imaginaire sériel : Il conviendra aussi d’envisager la question des supports matériels des œuvres sérielles et des media qui les véhiculent. Si, sans conteste, ces créations sont tributaires des ressources techniques qu’elles mobilisent, il ne faut cependant pas négliger la manière, d’une part, dont l’imaginaire s’empare de ces moyens ni, d’autre part, le rôle dynamique qu’il joue dans leur apparition. Existerait-il, par conséquent, un rapport entre le support et son impact sur l’imaginaire ? Une œuvre picturale sérielle telle que « Les Trente-six vues du Mont Fuji » de Katsushika Hokusai s’imprimerait-elle de la même manière sur l’esprit du spectateur qu’un roman feuilleton ou qu’une série de films ?

Ces axes de travail sont donnés à titre indicatif et toute proposition de communication sera étudiée avec intérêt.

Modalités de soumission

Les propositions de communication en anglais ou en français d’une longueur de 300 à 400 mots, ainsi qu’une courte notice bio-bibliographique sont à envoyer à l’adresse suivante mythes.seriestv@gmail.com pour le 5 février 2015.

Comité scientifique

  • Isabelle Krzywkowski : Professeur des universités, Université Stendhal, Grenoble 3, directrice du CRI, littératures comparées.
  • Catherine Delmas : Professeur des universités, Université Stendhal, Grenoble 3, directrice du CEMRA et de l’ED Grenoble, littérature anglaise, littérature du Commonwealth.
  • Philippe Walter : professeur émérite de littérature française du Moyen Âge, Université Stendhal, Grenoble 3, mythologie.
  • Hélène Machinal : Professeur des universités, Université de Bretagne Occidentale, Etudes anglophones.
  • Charles Delattre : Maître de conférences, Université Paris-Ouest Nanterre, langues et littératures anciennes, mythologie.
  • Donna Andreolle : Professeur des universités, Université du Havre, cinéma et séries télévisées.
  • Anne Besson : Maître de conférences, Université d'Artois, littératures sérielles.
  • Carlos Carreto : Professeur des universités, Universidade Aberta, Lisbonne, littératures populaires.
  • Patricia Cardoso : Professeur des universités, Universidade Federal do Paraná, Brésil, coordinatrice du Master bilatéral entre l’Universidade Federal do Paraná et l'Université de Lyon 2 Lumière, littérature et cinéma. 
  • Daniella Musso, Docteur CRI
  • Ilona Woronow, Docteur CRI
  • Jonathan Fruoco, Docteur CEMRA/ILCEA4.
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MCD #76 – CHANGER L’ARGENT

Publié le 13 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans magazine, ouvrage

MCD #76 – CHANGER L’ARGENT

La crise économique de nos sociétés globalisées a au moins une conséquence positive : elle pousse citoyens, artistes et activistes à se coltiner la question de l’argent. Trouver des alternatives, inventer de nouvelles formes d’échange et même dépasser la monnaie : Changer l’argentdresse l’état des lieux de cette réappropriation collective, électronique et partagée de l’argent.

La première bulle spéculative de l’histoire de la finance mondiale remonte au XVIIème siècle, on l’a appelée Tulipomanie. En Hollande, le cours du bulbe de tulipe grimpe alors de manière démesurée pour atteindre un point culminant en 1637 : un bulbe vaut alors plus qu’un tableau de Rembrandt… L’origine de cette première crise spéculative (puisqu’évidemment le bulbe et la bulle se sont dégonflées, entraînant une crise économique) est à mettre sur le compte d’une forme d’hystérie spéculative.

L’argent, la valeur, l’échange monétaire… Ces concepts ont pendant longtemps été exclus du champ des nouveaux médias, comme si l’Internet et l’art en réseau s’émancipaient de ces questions, vivaient non pas d’amour et d’eau fraîche mais de silicium et de bits, dans une utopie d’intelligence collective détachée des contraintes économiques. D’un côté, la crise financière mondiale — depuis les subprimes aux États-Unis jusqu’à la dette souveraine en Europe en passant par les économies spéculatives chinoises —, de l’autre, l’émergence de monnaies alternatives cryptées de type bitcoin, ont montré que la mondialisation était elle aussi un moment « idéal » pour une déconnexion entre flux d’argent et flux de personnes et de biens. Les algorithmes qui permettent aujourd’hui une démultiplication de la puissance de calcul de nos ordinateurs ont œuvré à ce même décrochage dans le domaine des marchés financiers. Les flux monétaires spéculatifs vont plus vite que ce qu’humainement l’économie produit. Faute d’avoir contemplé, étudié, pris à bras le corps la question de l’argent, les théoriciens de l’information se sont retrouvés bien attrapés, la crise une fois venue…

Changer l’argent  — We grow money, we eat money, we shit money. Le numéro 76 de MCD observe et vous présente un éventail de propositions, d’actions, de réflexions autour de l’argent à l’ère des réseaux. La tulipe hier, une marchandise fort éloignée de l’idée de devise, l’ail aujourd’hui, brandi joyeusement et furieusement comme valeur d’échange (1) : l’argent pousse et grandit grâce à des initiatives artistiques, hactivistes, alternatives. Le magazine MCD nous a invitées à investir ses pages — une artiste hacktiviste américaine vivant à Paris et travaillant partout sur le Net et dans le monde, Shu Lea Cheang, et la fondatrice du média des cultures hacktives en ligne Poptronics, Annick Rivoire. De Grèce, d’Allemagne, d’Autriche, d’Argentine, du Brésil, d’Afrique, d’Espagne, de Grande-Bretagne… artistes et théoriciens, journalistes et citoyens hacktivistes ont contribué à ce panorama de l’argent à l’ère des réseaux décentralisés. Changer l’argent a été conçu et pensé résolument international, en réseau, et en trois parties.

We grow money (nous cultivons l’argent) étudie des initiatives de monnaies alternatives citoyennes et/ou artistiques, comme la livre Lewes, monnaie locale de cette petite ville anglaise à l’histoire révolutionnaire, comme le Gibling, monnaie de troc d’un collectif punk autrichien ou comme l’Afro, devise virtuelle unique du continent africain. En temps de crise, les réponses sont multiples : les artistes créent des banques, de la monnaie, des citoyens inventent des alternatives aux systèmes institutionnalisés, l’argent prend une autre valeur (on dépense localement, on fait pousser l’argent…).

We eat money (nous mangeons l’argent) propose une société qui fait fi de l’argent, soit parce que le système s’est tout bonnement effondré, comme ce fut le cas en Argentine dans les années 1990, soit que les communautés s’en méfient et construisent des alternatives, comme la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes en France, qui se préoccupe concrètement de défaire l’économisme en cultivant des patates et en moulant de la farine… En Grèce, les banques du temps inventent un autre rapport d’échange, non marchand, de savoirs et compétences depuis la crise de la dette. En Espagne, l’artiste Nüria Güell distribue son précis de désobéissance fiscale. Dans le monde feutré de l’art contemporain, Kate Rich commerce avec son Feral Trade, qui retourne « l’excédent de vacuité de l’art ». En France, les artistes se prennent en main pour évoquer une forme d’Économie solidaire de l’art afin d’améliorer leur situation économique. Une chose est certaine, 2015 et l’expansion du bitcoin signent bien la fin du « tabou de l’argent », comme le proclame l’artiste et activiste Jaromil.

Depuis l’introduction du bitcoin et des monnaies dites alternatives (sans banque centrale ni État souverain), la donne a changé. Alors que nous entrons dans l’ère des banques en réseau et des « alt-coins », ces crypto-monnaies décentralisées, Changer l’argent pose la question de l’avenir post-internet des monnaies. We shit money (au feu l’argent !) pose les questions théoriques, pratiques, politiques, du moment : faut-il encenser le bitcoin, doit-on contrôler l’expansion des monnaies virtuelles, la valeur des transactions virtuelles fait-elle du silicium le nouvel étalon or du XXIème siècle ? Va-t-on vers une société sans régulation monétaire ? L’argent en P2P, le crowdfunding, les crypto-monnaies sont-ils l’avenir de l’économie ? Doit-on aller plus loin, vers une économie zéro, un euro zéro ? L’époque est à la germination des crypto-monnaies open source.
Shu Lea Cheang (rédactrice en chef invitée)
& Annick Rivoire (conseillère éditoriale)

 

 

LES FAUX-MONNAYEURS
Notre rapport à l’argent reste complexe, pour ne pas dire plus… En tout cas de ce côté de l’Atlantique où nous conservons une sorte de pudeur aristocratique quand il s’agit de parler de nos revenus; que l’on soit salarié ou héritier (que le fantôme de Bourdieu sorte aussi de cet édito…).

Par contre, obéissant à la loi d’attraction / répulsion, l’argent est une puissante source de motivation et d’inspiration. Comme le sexe (au hasard), aucun tabou sur le plan de sa représentation et ré-interprétation artistique. Et la crise — en admettant que ce soit bien une crise et non un élément structurel de notre modèle économique — semble aiguillonner l’imagination des artistes.

Comme nous le montre le panorama des initiatives rassemblées par Shu Lea Cheang (rédactrice en chef invitée sur ce numéro), avec les conseils avisés d’Annick Rivoire (poptronics.fr), l’argent n’échappe pas à « la grande transformation » induite par le numérique : dématérialisation, mise en réseau, transparence, ouverture, etc. L’exact opposé de la verticalité et opacité des structures financières qui n’en finissent pas de s’effondrer sous nos yeux ravis…

À l’heure des transactions électroniques, de la célérité des flux monétaires et de l’ubiquité des plateformes bancaires, l’homme semble hors-boucle de cette machine infernale qui génère des krachs 2.0. En parallèle, on assiste donc à l’émergence des premières monnaies virtuelles. Sans que cela soit pour autant la naissance d’une contre-utopie financière à échelle humaine.

Comme le souligne certains intervenants, on y retrouve, bien au contraire, cupidité, spéculation, exploitation… Avec des symboles qui nous renvoie presque à l’âge des cavernes : l’analogie entre les mines d’or et le « minage » des bitcoins est saisissant. Aucun doute, ces monnaies dites virtuelles ne seront pas l’occasion de renouer avec la nostalgie des origines : celle du troc et du don, l’anti-thèse absolue de l’argent.

Il est d’ailleurs assez troublant de constater à quel point les pièces de monnaies tout comme les « faux-billets » émis par des collectifs artistiques ou politiques ressemblent esthétiquement aux devises étatiques et reconduisent le grand jeu entre les libertariens et les libéraux… Ce qui est rassurant, c’est de savoir que les frères de la côte et les travailleurs de la nuit s’occupent régulièrement de leurs tirelires cryptées…

Reste que les alternatives monétaires proposées par les artistes et activistes traduisent des rêves d’affranchissement économique, indiquent d’autres pistes possibles bien qu’incertaines, symbolisent le potentiel apportés par les nouvelles technologies, et obligent néanmoins à repenser des circuits de distribution. En ces temps de disette, matérielle et intellectuelle, c’est déjà beaucoup.

Laurent Diouf (rédacteur en chef / MCD)

Lancement mcd#76 - changer l'argent

We Grow Money, We Eat Money, We Shit Money

Mardi 20 Janvier 2015 à 19h19
Nous sommes entrés dans l'ère de l'expérimentation monétaire partagée : devises communautaires, locales, artistiques, déviantes, crypto-monnaies...

 

Le numéro 76 de MCD, le magazine des cultures digitales, est entièrement consacré à l'argent post-internetet titré «We grow money, We eat money, We shit money» (rédactrice en chef invitée: l'artiste Shu Lea Cheang, assistée par la journaliste Annick Rivoire) et propose 33 visions et textes d'artistes, de théoricienset d'acteurs de l'Internet, qui s'intéressent à la nouvelle situation monétaire. Depuis la crise financière globalisée des subprimes sont apparues des initiatives indépendantes, localisées ou électroniques, artistiques ou associatives qui redéfinissent notre rapport à l'argent. Le bitcoin signe la fin du tabou sur l'argent, le réseau devient la banque de tous et par tous, tandis que les crypto-monnaies ouvrent une alternative aux économies traditionnelles.

A l'occasion de la sortie de ce numéro spécial, MCD invite le groupe Économie solidaire de l'art (@ecosolidaireart), qui propose une nouvelle approche de la rémunération des artistes et des professionnels de l'art en France, à présenter leur démarche et à en discuter pour la première fois en public.

Cette émission sera animée par Xavier Faltot et sera diffusée en direct sur RadioMarais.

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La semaine du son 2015

Publié le 12 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans actualite

La semaine du son 2015

Chaque année depuis 2004, l'association La Semaine du Son organise à Paris une semaine de manifestations autour des problématiques liées au son, selon une approche transversale (médicale, culturelle, industrielle, pédagogique, environnementale, sociologique et économique). La Semaine du Son représente ainsi un réseau national et international de professionnels de tous les secteurs du son et favorise la vulgarisation de leurs savoirs jusque dans les écoles. Le réalisateur Costa-Gavras parraine l'édition 2015 de La Semaine du Son.

 

Objectifs :

  • Renforcer au sein de la communauté éducative la connaissance des sons et la prise de conscience de l'importance de la qualité de notre environnement sonore ;
  • Proposer des actions pédagogiques dans les écoles et les établissements scolaires ;
  • Informer les publics scolaires sur les métiers du son.
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Calendrier 2015 :

  • Le 27 novembre 2014 : conférence de presse à l'auditorium de France Télévisions ;
  • Du 19 au 25 janvier 2015 : 12ème Semaine du Son à Paris ;
  • 21 janvier 2015 : 2ème forum des formations supérieures aux métiers du son - UPMC, Paris ;
  • du 25 janvier au 8 février 2015 : 12ème Semaine du Son en région.

 

Toutes les informations supplémentaires sur les liens ci-dessous.

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Un dimanche, une pin-up #109

Publié le 11 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans un dimanche une pin-up

Un dimanche, une pin-up #109
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HYPERLIGHT

Publié le 11 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit, evenement

HYPERLIGHT

Inventant sa propre technologie de projection lumineuse, Thomas Pachoud invite le public au cœur d’une installation immatérielle mouvante et interactive. Hyperlight modèle la lumière comme une matière dans l’espace et dans le temps et transforme l’espace physique. Plongé dans une architecture en mouvement qui se rétrécit, s’agrandit, se resserre, se projette à l’infini ou au contraire se résout en un point, le spectateur voit sa perception de l’espace et du temps altérée.

Quelles sensations éprouve-t-on lorsque l’on est privé de ses repères spatiaux et quand les lois de la perspective classique ne s’appliquent plus?

 

Hyperlight s’appuie sur une phase longue de R&D d’un nouveau dispositif d’écriture holographique de la lumière et de fabrication d’une optique adaptative. Pour ce faire, Thomas Pachoud collabore activement avec des chercheurs du CEA et du Pôle ORA. A l’issue de cette phase de recherche est née une première pièce plastique Le Lumarium, présentant les mécanismes du dispositif lumineux et la validation de l’écriture artistique et technologique. Le Lumarium est disponible à la diffusion pour la saison 2014-2015.

 

Un travail a découvrir du 19 au 30 janvier au STÉRÉOLUX à Nantes.

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Loplite, installation interactive de dessin en lumière

Publié le 10 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans artiste

Loplite, installation interactive de dessin en lumière

Loplite est un dispositif numérique de dessin interactif et collectif.

 

Avec des lampes torches, des bâtons de lumière et des pointers lasers comme « pinceaux » les participants dessinent sur l’écran en pointant la lampe sur le mur ou en manipulant le bâton dans l’espace face au mur. La forme et la position de la source lumineuse manipulée devant le mur détermine le trait du dessin projeté. Comme le dessinateur évolue dans l’espace devant l’écran, la gestuelle du corps fait partie intégrante du processus créatif. Le trait devient le reflet du mouvement. De plus le logiciel LopArtHD permet d’animer les traits, de créer de dessins en mouvement et des animations originales et spectaculaires.

 

Partant de la technologie multitouch de la société parisienne Muchomedia, et du logiciel de dessin et d’animation LopArtHD, Loplite constitue un dispositif de création numérique sur grand écran pour des artistes et le grand public.

 

Loplite est distribué par Digitalarti, en collaboration avec Muchomedia.

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Corps, réseaux et troubles alimentaires : repenser le phénomène « pro-ana »

Publié le 9 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans conférence

Corps, réseaux et troubles alimentaires : repenser le phénomène « pro-ana »

Un verre derrière l'écran

Vendredi 16 Janvier 2015 à 19h19
Un rendez-vous proposé par l'école HETIC (Hautes Etudes des Technologies de l'Information et de la Communication).
 

Dans le jargon d’internet, « Ana » et « Mia » désignent l’anorexie et la boulimie mentale. Il existe des sites web conçus et gérés par les internautes pour parler de ces troubles des conduites alimentaires (TCA). Le ton provocateur de certains d’entre eux, allant jusqu’à affirmer que ces troubles sont un choix de vie plutôt qu’une maladie, a attiré l’attention des médias et des décideurs politiques, et leur a valu la qualification péjorative de « pro-ana » ou « pro-mia ». Les internautes peuvent aller jusqu’à décrire leurs crises, leurs vomissements, leurs envies d’un corps filiforme inspiré par les photos de célébrités retouchées et amincies (thinspiration).

Pendant longtemps, il a été impossible d’obtenir des données de qualité sur la fréquentation de ces sites dont les contenus (textes, photos, échanges…) sont souvent cachés pour contourner la censure. Avec son équipe de recherche, le sociologue et "humaniste numérique" Antonio Casilli a conduit le projet de recherche ANAMIA, la première enquête au monde à permettre une analyse des réseaux sociaux, des pratiques alimentaires et des usages numériques de personnes atteintes de TCA dans le web anglophone et francophone.

En développant des méthodologies innovantes (simulations informatiques, visualisations de données, collecte dynamiques de réseaux personnels), l'étude se donne les moyens d'obtenir des résultatssurprenants : l’apologie de l’anorexie est loin de représenter la totalité des postures, le stéréotype de l’adolescente « pro-ana » socialement isolée est mis à mal, l’utilité de la censure de ces sites est aussi remise en cause. En déplaçant le prisme pathologique vers celui des usages des technologies et celui dessociabilités, à repenser la notion même de pro-ana.

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FACE HACKING

Publié le 8 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans artiste

FACE HACKING

8Il y a de ça quelques temps, vous avait été présenté Omote (08/2014) qui une projection cartographique sur un visage en temps réel. Le visage se voit considérer comme un miroir qui reflète l'âme humaine, une séparation entre Omote (extérieur) et Ura (intérieur), et Nogaku - comédies musicales classiques du Japon, où les artistes utilisent des masques Omtoe pour exprimer de multitude d'émotions dramatiques.

Tout comme dans Omote, Face Hacking (12/2014) a été créé par Nobumichi Asai où deux performeurs se font pirater leur visage par une tierce personne qui va les réécrire en temps réel. La véritable essence de l'art technologie existe dans la coexistence du 2D et de la 3D, telle que la cartographie de projection où l’expérience spatiale se veut physique et réelle.

L’artiste de part sa formation dans les sciences essaie de créer un bon équilibre entre technologie et formes expressives permettant de faire ressentir une nouvelle esthétique inspirée de l’esthétique traditionnelle japonaise. Les nouvelles valeurs sont créés quand les choses étrangères ou diverses fusionnent.

Face evolved with a sole purpose of conveying emotions, and it is the only body part that effectively communicates and reacts to the most subtle changes and conditions. It’s not an exaggeration to say that face is one of the most intriguing features.

Make-up artist Hiroto Kuwahara

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ET TOUS ILS IMAGINÈRENT L’ÈRE DE L’ART NUMÉRIQUE : PARIS

Publié le 7 Janvier 2015 par Anaïs BERNARD dans conférence

ET TOUS ILS IMAGINÈRENT L’ÈRE DE L’ART NUMÉRIQUE : PARIS

4. ET TOUS ILS IMAGINÈRENT L’ÈRE DE L’ART NUMÉRIQUE : PARIS

le14JANV2015

18h30

 

Et tous ils imaginèrent l’ère de l’art numérique : Paris A Paris, animés par l’art cybernétique de Nicolas Schoeffer, et les expériences vidéo-électro-accoutiques de Pierre Schaeffer, les créateurs européens vont rencontrer un drôle de cow-boy qui au Centre Culturel Américain va leur proposer un panorama unique sur les créations vidéographiques américaines. Don Foresta, diplomate, deviendra vite artiste et l’instigateur du réseau MARCEL/LECRAM rassemblera artistes et scientifiques. Cette mise en commun des compétences, le peintre et mathématicien Michel Bret les conjugue au quotidien et son logiciel libre Anyflo, développé au département Art et Technologies de l’Image de Paris 8, va escorter des générations d’artiste. Si avec Michel Bret et Jean-Louis Boissier, en Arts plastiques, l’Université de Paris 8 est à l’honneur, l’Ensad avec Don Foresta, et la Sorbonne avec Fred Forest, poussèrent aussi les créateurs à ouvrir les territoires des réalités virtuelles.

 

ECM Le Chaplin Place Mendès France - Rue Mermoz - T01.30.63.78.03 Mantes la Jolie (78)

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