Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Le mouvement de l’air

Publié le 12 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans performance, artiste

Le mouvement de l’air
Le mouvement de l’air 
spectacle 
Création automne 2015
Un spectacle frontal pour trois danseurs évoluant dans un environnement immersif constitué d’images projetées, générées et animées en direct.
Un spectacle où deux impossibles se trouvent réunis : le corps qui vole, grâce à des dispositifs de suspension et le corps qui rentre dans l’image. Une écriture chorégraphique acrobatique et numérique qui esquisse un langage du corps ouvrant sur d’autres rapports au temps, à l’espace, au monde. Au-delà de la recherche de la prouesse technique, c’est celle d’un onirisme du mouvement et d’une écriture par l’image.

Recherche en cours. 
Création le 7 octobre 2015 au Théâtre de L’Archipel, scène nationale de Perpignan.
Durée 1h15 environ
Spectacle frontal

 

Équipe de création (en cours)
Conception, direction artistique,
scénographie et mise en scène
 :
Claire Bardainne & Adrien Mondot
Conception informatique : Adrien Mondot
Chorégraphie : Yan Raballand
Danse : Rémi Boissy, Farid-Ayelem Rahmouni, Maëlle Reymond
Collaboration chorégraphique :
Guillaume Bertrand
Lumière : David Debrinay
Musique : Jérémy Chartier
Costumes : Marina Pujadas
Construction & systèmes de vol : Silvain Ohl
Régie générale et régie son : Pierre Xucla
Régie plateau : Arnaud Gonzalez
Régie lumière : Yan Godat
Développement informatique :
Anomes, Hand Coded
Direction technique : Alexis Bergeron
Production et diffusion : Charlotte Auché,
Marek Vuiton, Margaux Létang

Production
Adrien M / Claire B
commentaires

Dans l'escarboucle de la Vouivre

Publié le 11 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans montage vidéo

Certains d'entre vous me l'ont demandé alors le voici, mon dernier montage vidéo en date.

 

Titre : Dans l’escarboucle de la Vouivre.
Artiste : Anaïs BERNARD
Année de production : 2015
Caractéristiques techniques : Montage vidéo.
Durée : 5’00’’

Inspirée de la légende franc-comtoise de la Vouivre, créature mi-femme, mi-serpent ornée d’un diadème portant une énorme escarboucle, la vidéo Dans l’escarboucle de la Vouivre propose une vision depuis l’intérieur de cette pierre précieuse. Lorsque la chimère va se baigner dans les rivières et autres plans d’eau, elle est obligée de déposer à terre son précieux bijou qui la guide. Attention au malheureux qui souhaitera s’en emparer pour commander tous les génies, la légende raconte qu’elle les transforme en pierre ou en cendre…

2015: projetée du 5 au 15 mars, Exposition Metz en Immersion (57).

commentaires

MATCHATRIA

Publié le 10 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans performance

MATCHATRIA

Immersion chorégraphique et tactile, visuelle et auditive, MatchAtria se vit comme un voyage intérieur physique et dépaysant. Une expérience sensorielle démultipliée par la technologie, associant par la danse esprit millénaire du rituel du thé, images 3D et interface tactile.

 

Au Japon, la cérémonie du thé est une tradition ancienne où le maître prépare le matcha, thé vert réduit en poudre fine, et le sert à un petit groupe d’invités. Empreint d’harmonie, de profondeur et d’humilité, cet art de l’hospitalité est aussi un art de la rencontre. Fascinante danseuse berlinoise (nommée artiste de l’année par la revue spécialisée allemande Tanz), performeuse imprégnée d’influences allant du ballet au hip-hop, chorégraphe hybridant la danse à la sociologie et aux sciences cognitives, Yui Kawaguchi nous convie à son propre rituel de partage, composé avec le cinéaste et plasticien Yoshimasa Ishibashi. Performance mêlant vidéo 3D, paysages sonores, séquences chorégraphiques, MatchAtria - dont le titre imbrique les termes matcha et atria, désignant des cavités situées dans le cœur - est une cérémonie intense, physique. Avant le début du spectacle, chacun est invité à chausser des lunettes 3D et des écouteurs. La danseuse dépose ensuite dans nos mains un cœur modélisé en silicone. L’objet vibre au rythme des pulsations cardiaques de Yui Kawaguchi, qui évolue dans un environnement changeant, organique. Connectés au corps de l’artiste, tout en grâce et puissance contenue, nous plongeons au plus près des sensations qu’elle éprouve, explorons un univers intime et enfoui.

 

Dans le cadre du Festival Europe en scènes, temps fort partagé entre le Granit et MA scène nationale.

 

Dates de représentations aux Bains Douches, à Montbéliard:

 

 

CAT D (PLEIN : 16€ - RÉDUIT : 8€)

commentaires

Modélisations, Simulations, Créations

Publié le 8 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans conférence

Modélisations, Simulations, Créations
10 AVRIL
UNIVERSITÉ PARIS 8
 
MATINÉE : L’HOMME ET SON ENVIRONNEMENT
SALLE B 106 / 9H30 - 13H
Ouverture par Alain Bertho, Directeur de la MSH Paris Nord
Animateur de séance : Johann Holland, Chargé de mission Campus
numérique - Campus Condorcet
Epistémologie des modélisations en sciences humaines, par Anolga Rodionoff (UMR LAVUE 7218 CNRS-Paris 8) et Guillaume Mazeau (IHTP-CNRS)
Une petite histoire de la théorie des modèles, de Pierre Duhem à Claude Levi-Strauss, par Robert Damien (EA 139 Paris Ouest)
Simulations en SHS : la conquête de l’espace (géographie, archéologie, architecture), par Franck Varenne (GEMASS UMR 8598 – CNRS-Paris Sorbonne)
Modélisation et flux, par Abderrahman El Mhamedi (EA 2336 Paris 8)
 
11H30 - 11H45 : Pause
Modélisation des univers de travail et simulation des gestuelles de métier, par Ghislaine Azemard (EA 349 Paris 8) et Laure Leroy (EA 349 Paris 8)
Simulation et optimisation des systèmes de production (Exemple de la smart grid), par Marc Bui (EPHE)
 
APRÈS-MIDI : POTENTIALITÉS DES SIMULATIONS, IMAGES MENTALES ET CRÉATIONS VIRTUELLES
STUDIO THÉÂTRE (A 1 169, 1ER ÉTAGE DU BÂT. A)
15H – 18H30
Performances
• 15H : Performance Nymphaea Alba Ballet, par Pascale Weber (Institut A.C.T.E, UMR 8218 - C.N.R.S. & Paris 1), Jean Delsaux (Institut Pascal - UMR 6602 Université d’Auvergne) et Owen Kevin Appadoo, modélisation 3D (Institut Pascal - UMR 6602 Université d’Auvergne)
• 17H30 : Théâtre, scénarisation et robotique, par Zaven Paré (artiste et Robot Drama Researcher, UFRJ)
 
AMPHI X
14H30 – 18H30
Ouverture par Laurence Gavarini et Thierry Meyer, Vice-Présidents des
universités Paris 8 et Paris Ouest
Prototypes et démonstrations
En continu et en accès libre, en salle et sur le plateau
Animation par l’équipe des « Jeunes chercheurs du Labex Arts-H2H »
La simulation haptique et sonore, pour une meilleure autonomie des non ou mal voyants, par Gérard Uzan (EA 4004 Paris 8 / Labex Arts-H2H)
Au-delà de la simulation : la création artistique numérique, par Coralie Vincent, Patrice Guyot, Judith Guez et Jean-François Jego (UMR 7023 et EA 4010 / Labex Arts-H2H – Projet Cigale)
Corps humain, avatar numérique et arts vivants, par Véronique Muscianisi et Cédric Plessiet (Atelier Campus Condorcet – IDEFI CréaTIC – EA 1573/EA 4010)
Game Doc et simulation fictionnelle : pour un musée virtuel des Arts du spectacle, par Jean-Jacques Gay (EA 349 / Labex Arts-H2H) et Jean-Claude Yon (Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines / Labex Patrima) – projet Patrimoines du spectacle : en scène !
• « Prévu » - Visualiser les données d’une bibliothèque universitaire, par Gaëtan Darquié (EA 349 / Labex Arts-H2H) et Isabelle Breuil (Bibliothèque Universitaire de Paris 8)
• Projets de jeunes chercheurs de l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis : * D.A.N.S.E. – Fonds d’Ethnoscénologie : archivage et numérisation, par Hyunjoo Lee (Labex Arts-H2H), Charlène Pouteau, Pauline Callois et Marie Beaunay (Master CEN / IDEFI CréaTIC) et Arianna Berenice De Sanctis, docteure en études théâtrales (Paris 8), co-porteuse du projet Fonds
d’Ethnoscénologie
* Vitrines intelligentes, médiation culturelle numérique (étudiants IDEFI CréaTIC)
Dieu est-il simulable ? Les aventures de Ganesh 2.0 entre ventriloquie et incarnation, par Emmanuel Grimaud (UMR 7186 / Labex Les passés dans le présent)
 
 
La journée interdisciplinaire « Modélisations, Simulations, Créations », destinée prioritairement aux étudiants avancés de Master et de Doctorat, a pour objet de mettre en lumière quelques enjeux majeurs des humanités numériques, en les abordant de façon théorique, expérimentale et interactive. Elle est organisée par le Labex Arts-H2H et l’IDEFI CréaTIC, en partenariat avec le Labex Les Passés dans le présent (programmes « Investissement d’Avenir » des universités Paris 8 et Paris Ouest).
 
COMITÉ SCIENTIFIQUE ET D’ORGANISATION DE LA JOURNÉE :
Ghislaine Azemard, Directrice de l’IDEFI CréaTIC, Professeur en médias numériques émergents (Paris 8)
Robert Damien, Professeur émérite de philosophie (Paris Ouest)
Céline Frigau Manning, Chargée de mission « jeunes chercheurs » du Labex Arts-H2H, MCF en théâtre et littérature italienne (Paris 8)
Hyunjoo Lee, Jeune chercheuse du Labex Arts-H2H, docteur en études théâtrales (Paris 8)
Isabelle Moindrot, Directrice du Labex Arts-H2H, Professeur d’études théâtrales (Paris 8)
Véronique Muscianisi, Responsable d’un « Atelier Campus Condorcet », doctorante en études théâtrales (Paris 8)
Anolga Rodionoff, MCF HDR en sciences de l’information et de la communication (Paris 8)
Marie-Hélène Tramus, Présidente du Conseil scientifique du Labex Arts-H2H, Professeur en arts et technologies de l’image (Paris 8)
Isis Truck, Professeur en informatique (Paris 8)
 
INFORMATIONS PRATIQUES
UNIVERSITÉ PARIS 8
2 rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis
Métro : Saint-Denis – Université
 
Entrée libre dans la limite des places disponibles
 
Contacts : veronique.muscianisi@mshparisnord.fr
cde-dianous@univ-paris8.fr
 
Cette journée bénéficie d’une aide de l’ANR au titre du programme
Investissements d’avenir (ANR-10-LABX-80-01) et (ANR-11-IDFI-0011)
Mise
commentaires

Journées nationales des Arts et de la Culture dans l'Enseignement Supérieur 2015

Publié le 7 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans evenement, exposit

Journées nationales des Arts et de la Culture dans l'Enseignement Supérieur 2015

Les ministères de la Culture et de l'Enseignement supérieur ont souhaité prolonger l’expérience réussie de l’an dernier en fixant aux 8, 9 et 10 avril les Journées annuelles nationales des arts et de la culture dans l'enseignement supérieur, destinées à les faire connaître et à les valoriser dans leur diversité, y compris dans le domaine de la médiation scientifique.

L'Université de Lorraine a décidé de s'y impliquer fortement et de proposer tout un ensemble de manifestations ouvertes à l'ensemble de la communauté universitaire mais aussi à un plus large public.

Certaines de ces actions entrent dans la programmation culturelle de l'université et de ses lieux dédiés (expositions, théâtre et spectacle vivant) ; d'autres sont organisées pour l'occasion, comme la Journée « L’UL au Centre Pompidou-Metz », une répétition de l’Orchestre national de Lorraine, une balade Biodiversité, des visites au Muséum-Aquarium de Nancy ou encore aux musées des Beaux-Arts et de l’École de Nancy.

 

Ces journées permettent de mettre en valeur également toute une série d’initiatives étudiantes et les nombreux partenariats de l'université avec les institutions culturelles régionales (le Centre culturel André Malraux par exemple) et les autres établissements d'enseignement supérieur comme l'École nationale supérieure d'architecture ou l'alliance Artem.

Le programme complet par région est disponible au lien ci-dessous.

commentaires

100 notions pour l'art numérique

Publié le 6 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

100 notions pour l'art numérique

La collection 100 Notions a été imaginée par Ghislaine Azémard et Matthieu Quiniou. Elle regroupe autour de questions, de concepts, de notions liés à ce monde du numérique qui nous entoure, ce que nous pourrions appeler désormais des livres hybrides. Car ces objets sont à la fois des livres en version papier et en version électronique, sans cesse augmentés par de nouveaux documents visuels et multimédias, des notes, des commentaires, disponibles sur Internet www.100notions.com.

En effet comment imaginer les nouveaux territoires du futur? Et quelles oeuvres d'art pourront ou seront associées à sa construction et en formuleront une position critique? 100 Notions pour l’Art Numérique est le deuxième volume de cette collection. Celui-ci a été écrit avec le concours d’artistes, de critiques, de commissaires d’expositions mais aussi d’universitaires dans des champs disciplinaires comme l’art et l’histoire de l’art, les mathématiques, la sociologie, les sciences de gestion, les sciences politiques, l’anthropologie visuelle, les sciences de l’information et de la communication.

Tous les contributeurs sont attentifs à une vision interdisciplinaire et internationale de cette relation entre art et société, confrontés aux technologies numériques… En effet il ne s’agit plus de construire un système cloisonné, bâti sur un communautarisme étriqué mais bien d’essayer de tisser des liens entre économies, politiques, arts, cultures et sociétés, afin que l’Autre, dans cet environnement abstrait mais bouillonnant d’un avenir encore à inventer et à comprendre, ne soit plus un étrange® mais un individu reconnu par et pour ses différences fondamentales de ®connecteur au Monde.

Ainsi 100 Notions pour l’Art Numérique s’adresse non seulement au monde de l’art, mais — peut-être de manière très utopique — à toute personne attentive au numérique qui souhaite comprendre, développer de nouveaux dispositifs aux frontières de plusieurs champs d’expériences et, ou, participer à cette formidable révolution en marche.

 

Marc Veyrat, 2015, 100 notions pour l'art numérique, Les Editions de l'Immatériel, 266 pages, 29.00 euros.

 

commentaires

Un dimanche, une pin-up #121

Publié le 5 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans un dimanche une pin-up

Pyrrha (série Soul Calibur)

Pyrrha (série Soul Calibur)

commentaires

Exposition: Stones, Air, Axioms / Delme, de Jean-Luc Guionnet - Thomas Tilly

Publié le 5 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Photographie personnelle

Photographie personnelle

Du Samedi 14 Février au Dimanche 24 Mai 2015

Rencontre avec Jean-Luc Guionnet et Thomas Tilly

Dimanche 19 Avril 2015 - 16H00

 

Le centre d’art contemporain – la synagogue de Delme est heureux d’annoncer l’exposition Stones, Air, Axioms / Delme de Jean-Luc Guionnet et Thomas Tilly. 

Actifs tous deux dans le champ des musiques expérimentales et improvisées, Jean-Luc Guionnet et Thomas Tilly se rencontrent en 2006 autour d’un intérêt partagé pour les rapports entre son et architecture. En 2010 ils créent la première étape du projet Stones, Air, Axioms à la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de Poitiers, utilisant son orgue (en l’occurrence un orgue Clicquot, instrument d’une qualité exceptionnelle) pour le faire résonner dans tout l’édifice. 

Dés le départ ils conçoivent cette installation sonore comme le premier jalon d’un projet de recherche au long cours, plus spécifiquement lié aux architectures religieuses. Après une seconde occurrence pour la basilique Boziego de Cracovie, Delme est la troisième étape de leur projet. 

De par son histoire et son exceptionnelle acoustique, l’ancienne synagogue de Delme constitue l’écrin idéal pour accueillir une installation sonore sur mesure et in-situ. Jean-Luc Guionnet et Thomas Tilly laissent le lieu délibérément vide, offrant au visiteur une expérience de l’architecture, à la fois visuelle et sonore. En redoublant l’espace bâti de fréquences, mais aussi de voix, de notes instrumentales, de rythmes, et de silences, les artistes proposent à tout un chacun une situation d’écoute privilégiée : qu’elle soit flottante ou attentive, statique ou en mouvement, cette écoute est le gage d’une perception autre du lieu, redessiné en creux par le volume d’air qu’il contient et le son qui s’y déplace. 

La « partition » de Stones, Air, Axioms / Delme est conçue d’une part à partir des plans de l’architecture, dont les mesures principales ont été traduites en sons et en ondes, et d’autre part à partir d’enregistrements de voix et d’instruments, diffusés dans l’espace. 

Les voix en question mêlent différentes langues, familières ou étrangères, compréhensibles ou pas, matières sonores abstraites autant que véhicules d’un sens qui se dérobe dans la succession de ses échos. De la prière dogon traduite d’une langue à une autre au témoignage intime d’une expérience mystique, ces voix se mêlent pour former une architecture de sons et de signes, propice au décloisonnement de tous les sens. 

(…)
10.5 - il y a la mise en espace de tous ces sons, de tous ces sens, de tous ces signes
11.5 – il y a la mise en forme des relations incontrôlables qu’ils entretiennent
12.5 - il y a l’exposition des éléments tels quels
13.5 - il y a la constitution d’objets monstres agglomérant plusieurs fragments tirés des différentes sources que nous avons
14.6 - il y a notre compte sur le temps : les voix, les sons instrumentaux, les sinus de synthèse prennent petit à petit place dans l’espace, alors le temps se structure autour de ces mots, de ces prières, de ces phonèmes comme le fleuve tourne autour des pierres qu’il polit jour après jour.
(…)

Extrait d’un texte de Jean-Luc Guionnet au sujet de Stones, Air, Axioms / Delme :

commentaires

Exposition: FLUX, de DAVID ALTMEJD

Publié le 4 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Photographie personnelle

Photographie personnelle

De la science-fiction à la réalité, d'une zoologie du fantastique à une créativité du scientifique, David Altmejd réussit le tour de force de mélanger dans le même creuset la magie colorée des matières, la fantaisie infinie des formes et la poésie millénaire des gestes de l'artiste.

Louise Déry

Exposition à découvrir du 7 mars au 31 mai 2015,
au MUDAM Luxembourg.

 

Au fil d’un parcours d'une vingtaine d'années déjà, le sculpteur canadien David Altmejd a créé des œuvres d'une grande diversité. À l'extraordinaire variété et à l'originalité surprenante caractérisant la combinaison des matériaux répond une complexité tant formelle que thématique, qui puise également dans les mondes oniriques et cauchemardesques du cinéma fantastique de David Cronenberg et David Lynch, ou encore dans les récits labyrinthiques de Jorge Luis Borges. Fruits d'un intérêt pour la biologie et l'architecture conjugué à une fascination pour la métamorphose, ses sculptures offrent des images saisissantes incarnant l'étrange. La profusion de détails particulièrement frappante permet à l'artiste d'insuffler une dynamique formelle aux différents éléments qui, dans certaines œuvres, paraissent s'autogénérer.

Parcourus de forces intrinsèques et d'une énergie toute en tension, les travaux de David Altmejd évoquent un instantané pris sur le vif au cours d'un processus de transformation permanent, tandis que les sculptures sont animées par des forces naturelles polymorphes, matérialisant les flux d'énergie représentés, par exemple dans The Index, par des chaînettes en or et des faisceaux de fils. La narration sous-jacente de ses œuvres confronte l'observateur à d'innombrables questions sans réponse, mais le conforte également dans la subjectivité de ses propres sensations et interprétations.

Dès ses premiers travaux, David Altmejd exploite les formes et matières les plus variées. La figure du loup-garou, motif emblématique de son œuvre, ne tarde pas à apparaître ; il la décline en créant des têtes sans corps ou en l'intégrant dans des dispositifs de socles complexes. Avec la pâte à modeler, les cristaux, le plexiglas et le miroir, l'artiste a déjà recours à des matériaux que l'on retrouvera régulièrement dans ses productions ultérieures. Les têtes exposées ici, réalisées entre 2006 et 2015, illustrent la tension intrinsèque du travail de l'artiste, l’énergie potentielle qu’il génère et la possible libération de cette énergie.

The Builders (2005), The Outside, The Inside and The Praying Mantis (2005) et The Trail (2006) s'inscrivent dans la continuité d'une démarche artistique initiée quelques années auparavant avec les compositions sur table. Pensées telles des maquettes d'architecture, elles évoquent tout autant un microcosme autonome qu'un dispositif de présentation scientifique. Derrière l'architectonie et la rationalité apparentes de ces œuvres, le regard attentif a tôt fait de reconnaître des excroissances géométriques et des labyrinthes surréels aux éléments organiques instillant l’étrangeté. Prenant le contrepied de l'horizontalité inhérente à ces formes de présentation, l'artiste a choisi de s'exprimer à la verticale à travers une série de statues géantes. Bien que gigantesques, les figures ont été travaillées section par section, élément par élément, chaque détail minutieusement réalisé. Ces colosses, présentés dans le Grand Hall du musée, sont conçus tels des « paysages » peuplés de vie ou sont intégralement recouverts de miroirs. Leur hermétisme massif, leur stature d'inspiration classique ou leur structure béante et déconstruite rappellent les figures du Golem et du cyborg. Exposés à leurs côtés, les corps de plâtre issus de la série des Bodybuilders semblent incarner leur propre engendrement.

Réalisées plus récemment, les structures en plexiglas offrent un véritable écrin aux compositions sculpturales de David Altmejd. Délimitées dans l'espace par une enveloppe transparente, elles permettent une observation unique des corrélations existant au sein même d'une sculpture. Les vitrines Le Guide (2010) ou Le Souffle et la Voie (2010) sont encore dominées par la représentation symétrique des flux d'énergie internes. Dans d'autres travaux en revanche, comme par exemple dans The Orbit(2012), la complexité est renforcée par l'introduction d'éléments architectoniques, de miroirs, de fruits et de fragments anatomiques. L'élan qui parcourt ces œuvres en franchit régulièrement les frontières de plexiglas – tant intérieures qu'extérieures. Cette progression dynamique illustre, pour David Altmejd, une puissante énergie de vie.

David Altmejd est né en 1974, à Montréal. Il vit et travaille à New York.

commentaires

LA SOCIÉTÉ I MATÉRIEL - De l'information comme matériau artistique, 1

Publié le 3 Avril 2015 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

LA SOCIÉTÉ I MATÉRIEL - De l'information comme matériau artistique, 1

La matière première de l'art dans une société de l'information se compose de gré ou de force d'informations diffusées dans les médias pour les détourner de leur stricte fonction communicationnelle et les interroger dans des appareillages critiques. À partir d'œuvres hypermédias diffusées dans des installations ou sur les réseaux, la Société i Matériel se déploie comme une entreprise virale pour s'infiltrer dans le système de l'art et sur ce nouvel eSPACE que nous côtoyons quotidiennement, inexorablement augmenté par les technologies numériques.

 

Marc Veyrat, 2015, La société I Matériel - De l'information comme matérieu artistique, 1, Paris, L'Harmattan: Eidos, série Retina, 156 pages, 15.50 euros.

commentaires
<< < 10 20 30 40 50 60 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 90 100 > >>