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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Le dernier homme

Publié le 31 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans artiste

Le dernier homme

Le dernier homme est une fiction multimédia interactive qui projette la vie de Rimbaud dans un univers futuriste. Arth, un jeune hacker et poète de 17 ans, part conquérir la capitale alors qu’une guerre mondiale oppose la Société des Intérêts Privés aux Accélérationnistes. L’internaute participe à l’aventure, par une lecture active, en entrant des mots clés, craquant des codes, etc.  Il est également contributeur en écrivant ses propres poèmes qui sont édités sur le site. Bonne lecture…

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Séduction

Publié le 30 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

Séduction

À partir du 8 Septembre et jusqu'au 17 Octobre, la galerie Photo12 présentera "Séduction", exposition consacrée à la photographe Lennette Newell Photography
Des portraits hybrides et fascinants, présentés pour la première fois en France !

 

De son enfance passée dans un ranch au coeur des collines du Nebraska, Lennette Newell conserve un amour très fort à l’égard des animaux. Grâce à son père vétérinaire, elle apprend très tôt à lier une connivence avec eux en développant un langage corporel précis et un mode d’expression personnel. Ces souvenirs d’enfance deviennent la trame de son inspiration et de sa production artistiques.


Dans cette série, l’animal est au centre de l’objectif. Il occupe la place prépondérante alors que l’humain est relégué en second plan. Lennette Newell bouleverse nos codes traditionnels des représentations et des perceptions. L’humain doit se faire accepter par l’animal, lui ressembler et s’abandonner à lui. Les corps des hommes et des femmes peints aux couleurs et aux motifs des peaux, pelages, écailles, imitent la grâce et l’élégance des fauves.
La photographe parvient à capturer des moments de parfaite harmonie à travers un regard, un geste ou une simple intéraction entre ces deux êtres alors envisagés sur un plan d’égalité. Ainsi affranchies des hiérarchies imposées et de l’ordre naturel établi, les créatures dialoguent et parfois se confondent.

 

Galerie PHOTO12 
14 rue des Jardins Saint-Paul
75004 PARIS
☎ Tél. : 01 42 78 24 21
☞ Horaires d'ouverture: Du mardi au samedi de 14h à 18h30 et sur rendez-vous.
Contact :galerie@galerie-photo12.com

Séduction
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Un dimanche, une pin-up #142

Publié le 30 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans un dimanche une pin-up

Dr Naomi Hunter (Metal Gear Solid)

Dr Naomi Hunter (Metal Gear Solid)

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Cinéma et internet : représentations, circulations, réceptions

Publié le 29 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Cinéma et internet : représentations, circulations, réceptions

RÉSUMÉ

Dans le prolongement de la réflexion engagée par la revue CIRCAV sur les relations entre médias audiovisuels et innovations technologiques, ce vingt-sixième numéro porte sur la rencontre du cinéma avec une technologie spécifique : internet. Parce qu’elle permet la mise en réseaux des ordinateurs à un niveau global, la généralisation de l’usage du protocole internet déplace le cadre traditionnel dans lequel évoluait le cinéma, qu’on appréhende celui-ci comme système de représentations, industrie culturelle ou objet d’une médiation artistique de la part des publics. Pour saisir cette diversité, ce numéro de la revue CIRCAV développera trois axes de réflexion : internet au cinéma ; le cinéma sur internet ; cinéphilies connectées.

ANNONCE

Argumentaire

Dans le prolongement de la réflexion engagée par la revue CIRCAV sur les relations entre médias audiovisuels et innovations technologiques[1], ce vingt-sixième numéro porte sur la rencontre du cinéma avec une technologie spécifique : Internet. Parce qu’elle permet la mise en réseaux des ordinateurs à un niveau global, la généralisation de l’usage du protocole Internet déplace le cadre traditionnel dans lequel évoluait le cinéma, qu’on appréhende celui-ci comme système de représentations, industrie culturelle ou objet d’une médiation artistique de la part des publics. Pour saisir cette diversité, ce numéro de la revue CIRCAV développera trois axes de réflexion.

 

  • Axe 1 : Internet au cinéma

Un premier axe envisagera la rencontre Internet/cinéma sous l’angle de la représentation.

On pourra par exemple s’interroger sur la façon dont les films de fiction participent de la polarisation du débat sur « les effets », positifs ou négatifs, des technologies de mise en réseaux. Certains films se présentent en effet comme des discours utopiques, saluant un Internet révolutionnaire servant l’idéal démocratique (8th Wonderland, Nicolas Alberny/Jean Mach, 2008), offrant de nouveaux modes de rencontre amoureuse (You’ve Got Mail, Nora Ephron, 1998 ; Chercher le garçon, Dorothée Sebbagh, 2012) ou permettant le maintien d’un lien social à distance grâce à une Webcam (Forgetting Sarah Marshall, Nicolas Stoller, 2008). À l’inverse, on peut trouver des visions dystopiques, qui mettent en scène les dérives du fichage des individus (The Net, Irwin Winckler, 1995), le danger des identités et relations virtuelles (Perfect Stranger, James Foley, États-Unis, 2007 ; Chatroom, Hideo Nakata, 2010), de l’anonymat des rencontres en ligne (Trust, David Schwimmer, 2010) ou de la dimension voyeuriste du Web (Feardotcom, William Malone, 2002).

Ce premier axe accueillera également des textes portant sur la représentation des professions de l’Internet, qu’il s’agisse d’informaticiens (The Social Network, David Fincher, 2010), d’experts en cybersécurité (Firewall, Richard Loncraine, 2006) ou dehackers (WarGames, John Badham, 1983 ; Swordfish, Dominic Sena, 2001 ; The Girl with the Golden Tatoo, David Fincher, 2011).

 

  • Axe 2 : Le cinéma sur internet

Un deuxième axe portera sur la présence du cinéma sur Internet, abordée sous l’angle de la circulation des films comme de leur valorisation.

On pourra ainsi s’interroger sur l’accessibilité des œuvres en ligne, par le biais des plateformes participatives, des sites de streaming, du partage de fichiers en peer-to-peer ou des moteurs de recherche de torrents. Les textes souhaitant discuter la relation entre le mode de partage et le type ou « genre » de film partagé seront particulièrement appréciés : on peut en effet se demander si certaines formes cinématographiques sont associées, dans la pratique des spectateurs-internautes, à certains types de médiation numérique. Les approches socioéconomiques sont encouragées, notamment celles qui porteront sur les enjeux actuels autour du financement de la création : en effet, comment intégrer les pratiques de consommation illégale ou l’arrivée de plateformes de vidéo-à-la-demande comme Netflix à l’économie du film, en particulier en termes d’obligation de soutien financier à la production de contenus ?

On pourra également s’intéresser à la place d’Internet dans les stratégies contemporaines de promotion des œuvres cinématographiques. Le marketing des films se déploie amplement sur la toile, où des sites, des pages et des comptes dédiés sur les réseaux sociaux numériques permettent de relayer les campagnes publicitaires accompagnant la sortie des films. Les textes porteront sur des cas d’étude (la promotion d’une œuvre spécifique ou d’un corpus cohérent – les films d’un genre, d’un studio, d’un distributeur particulier) ou envisageront la question sous un angle plus théorique. 

 

  • Axe 3 : cinéphilies connectées

Un troisième axe abordera la relation Internet/cinéma sous l’angle de la réception. Il s’agira de renseigner la façon dont Internet peut réactualiser, décaler, changer les processus de réception et d’interprétation des films, comme encourager de nouveaux rapports à l’art cinématographique. Plusieurs sous-axes peuvent être envisagés.

D’une part, sont attendus des textes étudiant l’émergence et le développement d’une critique se revendiquant comme « amateure », que cette revendication soit le fruit des acteurs sociaux singuliers (par exemple les blogueurs cinéphiles, qui sont souvent plus lus que les critiques traditionnelles associées à des titres de presse) ou de sites d’institutions du secteur audiovisuel (par exemple les pure players comme Allociné, qui fondent une grande partie de leur légitimité sur la prise en compte prioritaire des « goûts du public », via la notation des films par les spectateurs-internautes). 

D’autre part, on peut se demander si la visibilité accrue du cinéma sur Internet et, corollairement, de formes cinématographiques auparavant plus difficiles d’accès (comme certaines franges du cinéma bis ou « de genre », régulièrement soumis à la censure), n’a pas pour effet d’initier ou d’inviter de nouvelles cinéphilies, très liées aux cultures numériques. Les textes qui voudraient étudier les « cinéphilies connectées » (ou « cinéphilies 2.0 », quoique l’appellation soit plus contraignante) seront donc particulièrement appréciés, surtout s’ils concernent des cinéphilies de niche ou liées à des formes filmiques marginalisées et illégitimées, qu’Internet rend visible (on peut songer, par exemple, à l’audiovisuel pornographique, à certaines déclinaisons du cinéma d’horreur ou des cinémas expérimentaux).

On pourra enfin s’interroger sur les implications des déclarations cinéphiliques sur Internet, notamment sur la place de la cinéphilie dans l’expression et la construction de soi sur les réseaux sociaux et les sites invitant une présentation individuelle.

 

Modalités de soumission

Les propositions de contribution (en français, 3000 signes maximum), accompagnées d’une courte bio-bibliographie de l’auteur, sont à envoyer par mail à chloe.delaporte@gmail.com.

  • Date limite de soumission des propositions : 30 octobre 2015

  • Notifications d’acceptation ou de refus aux auteurs : début 2016
  • Date limite d’envoi des articles complets (35 000 signes espaces compris) : 30 avril 2016
  • Date limite d’envoi de la version finale, après corrections : 31 août 2016
  • Publication du numéro : avril 2017

Les propositions de contributions seront évaluées en double aveugle par la coordinatrice du numéro (Chloé Delaporte, Maître de conférences en études cinématographiques à l'Université Paul Valéry - Montpellier 3, chercheuse au RIRRA21), ainsi que par les membres du comité de rédaction de la revue CIRCAV (dont la liste est publiée sur le site Internet de la revue : http://circav.revue.univ-lille3.fr/equipe.php)

 

Comité de rédaction

  • Marité Birault,
  • Marie-France Chambat-Houillon,
  • Christine Charrier,
  • Aurélia Lamy,
  • Alphonse Cugier,
  • Yannick Lebtahi,
  • Patrick Louguet,
  • Gisèle Scottez-Cugier,
  • Tiphaine Zetlaoui. 

 

 

[1] Revue CIRCAV n° 25, « Trucage et télévision » (coord. Réjane Vallée), à paraître en 2016 ; revue CIRCAV n°22, « Cinéma(s) et nouvelles technologies. Continuités et ruptures créatives » (coord. Patrick Louguet et Fabien Maheu), 2011.

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Crystal Universe

Publié le 28 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans artiste

Crystal Universe

L’installation Crystal Universe est proposée en 2015 par l’équipe de teamLab. L’expérience se veut comme un plongeon à l’intérieur de la matrice grâce à des LEDs qui tombent du ciel, proposant une immersion en trois dimensions.

 

L’utilisation de « 4D Vision Interactive » permet de créer un environnement interactif qu’il est possible de contrôler grâce à un Smartphone, en générant des choix lumineux. L’espace lumineux proposé permet au spectateur de s’immerger dès son entrée dans l’espace, créant une expérience qui se veut magique. Les animations lumineuses peuvent être angoissantes, perturbant la vision et nos sens pour un voyage dans l’univers de la matrice.

 

Vous pouvez retrouver cette installation jusqu'au 27 septembre 2015, au Pola Museum Annex, à Tokyo.

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ACQUAALTA

Publié le 27 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

ACQUAALTA

CELESTE BOURSIER-MOUGENOT

ACQUAALTA


En traversant cet espace inondé, le visiteur est introduit dans un flux d’images créant les prémices d’un voyage halluciné qui l’amènerait à naviguer à travers sa propre psyché. Avec cette production inédite, c’est aussi un nouveau format d’exposition qui est exploré. L’artiste complète ce paysage par un zombiedrone, principe qu’il a déjà expérimenté et qu’il définit ainsi : « un système de traitement du signal vidéo crypte les images, ne laissant apparaître sur l’écran que les parties en mouvement dans le cadre. Tout le reste se fond dans un noir opaque. L’effet saisissant de la transformation de l’image vidée de son message est accompagné par un son lancinant, provenant de la conversion du flux des images en un continuum sonore. »

C’est donc un continuum, une onde, qui guide le visiteur dans l’exposition via un dispositif cohérent ayant pour fonction la connexion des flux (des visiteurs, de l’eau, de la vidéo et du son) : les visiteurs parcourent l’exposition, leurs mouvements étant filmés et retransmis en direct sur les murs. Tous se retrouvent sur une île, lieu d’un éboulement minéral où chacun pourra s’allonger pour mieux se noyer dans les images environnantes. Tout au long du parcours, le visiteur est acteur de l’exposition, son sujet et son objet. À l’issue de cette expérience sensible et hallucinatoire, et selon les mots de l’artiste, « pour sortir de l’exposition, le visiteur traversera – littéralement – l’image. » Cet univers fantasmagorique évoque autant la mythologie antique (de Narcisse se noyant dans son reflet à Ulysse résistant au chant des sirènes) que le cinéma (la fuite en barque des enfants dans «La Nuit du Chasseur»). Le rapport entre nature et culture est ici renversé, l’artiste étant comme il le dit lui-même « un simple médium, permettant aux visiteurs de donner des formes à leur sensations », soit l’oubli de soi face à des images et des sons hypnotiques.

 

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Au fil de l'eau - spectacle en immersion 3D

Publié le 26 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans evenement

Au fil de l'eau - spectacle en immersion 3D

DATE : Du Vendredi 21 août 2015 au mercredi 30 septembre 2015

LIEU :  (PARIS 75000)

 

 

HORAIRE : A votre convenance

TARIF : Inscription et participation gratuites

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES

PLONGEZ AVEC NOUS AU CŒUR DE L’ECRIT
Si vous vous inscrivez pour vous connecter sur la plateforme EVER (Environnement Virtuel pour l’Enseignement et la Recherche) de l’Université de Strasbourg, vous pourrez vivre avec les comédiens du THEATRE DE L’ADRET un spectacle scénarisé en 3D et vibrer à la lecture des textes d'Ann ROCARD écrits spécialement pour notre compagnie sur le thème de la batellerie.

SOYEZ SPECTATEUR ET ACTEUR
Connecté au web immersif, vous ne serez plus seulement spectateur, mais aussi acteur. Plongé dans un décor en bord de Saône, où passé et présent se mêleront, vous finirez ce voyage magique par une expérience hors du temps, le tout dans des décors 3D et des costumes originaux conçus par Jenny BIHOUISE. Vous suivrez d'abord les ordres d'un marinier, pénètrerez avec lui dans une maison éclusière, passerez par un jardin pour longer le quai et écouter l’histoire de la péniche sur laquelle vous embarquerez ensuite… Les lieux vous deviendront peu à peu familiers. Votre vision sera unique mais vous la partagerez avec les autres participants connectés et vous constaterez vite que cette nouvelle forme de spectacle en ligne tisse incontestablement des liens singuliers.


VIVEZ UNE NOUVELLE FORME DE SPECTACLE
Cette rencontre peu ordinaire avec les comédiens peut ne pas se limiter à la représentation. Vous pourriez ensuite demander un stage de développement personnel centré sur ce spectacle ou l’offrir en événement privé si vous êtes un particulier ; connecter votre bibliothèque ou votre librairie pour une animation si vous êtes un professionnel du livre ; réunir à distance clients, collaborateurs, dans ces lieux virtuels et faire partager le spectacle à l’occasion d’une fête, d’une formation, d’une réunion ou d’un séminaire si vous êtes une entreprise ; profiter du thème du spectacle pour y inviter vos futurs clients si vous êtes un professionnel du tourisme ; proposer une communication événementielle originale et novatrice si vous êtes une agence… la liste n’est pas exhaustive pour ce type très particulier de spectacle car il s’agit d’une véritable médiation culturelle dont différents acteurs peuvent tirer parti.

Le THEATRE DE L’ADRET vous propose de participer à cette création unique en pays francophones. Il y aura plusieurs représentations dont l’horaire et la date seront fonction des groupes établis après votre inscription (15 personnes maximum par séance). 

RENCONTREZ UNE EQUIPE DE CHERCHEURS
Sous la houlette de Lorenzo Soccavo et Jenny Bihouise qui mènent conjointement un programme de recherches sur la médiation numérique du livre et de la lecture sur la plateforme web 3D immersive EVER, faites vos premiers pas dans ce monde où la magie opère. Une rencontre « en ligne » préalable à la représentation sera nécessaire pour vous familiariser avec ce nouveau monde.

INSCRIPTION ET PARTICIPATION GRATUITES
Les inscriptions sont ouvertes jusqu'à fin septembre.

Si vous décidez de franchir le pas et d’entrer avec nous dans le web 3D, 
prenez rendez-vous pour une première immersion : contact@diner-theatre.com
Vous pouvez aussi vous inscrire et consulter le projet global sur notre site www.diner-theatre.com

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Patricia Piccinini. Une autre vie.

Publié le 25 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

Patricia Piccinini, Sitting Room, 2.30pm, de The Fitzroy Series, 2011, épreuve à développement chromogène

Patricia Piccinini, Sitting Room, 2.30pm, de The Fitzroy Series, 2011, épreuve à développement chromogène

1er septembre au 9 octobre 2015
Vernissage : vendredi 11 septembre, 19h
Visite commentée en compagnie de l’artiste, du commissaire Joan Fontcuberta et de l’historienne de l’art Ariane de Blois : vendredi 11 septembre, 12 h 45

Le Mois de la Photo à Montréal
La condition post-photographique
Commissaire invité : Joan Fontcuberta

Le Mois de la Photo à Montréal présente, en partenariat avec la Galerie de l’UQAM,Une autre vie, la première exposition solo de Patricia Piccinini au Canada. Dans la foulée de la thématique de cette 14e édition de la biennale internationale de l’image contemporaine, La condition post-photographique, l’exposition Une autre vie jette un regard intrigant et ambivalent sur les relations entre espèces dans un contexte de bricolage génétique. À travers la photographie, la vidéo et la sculpture, Piccinini crée un monde où humains, animaux et monstres cohabitent, voire s’entraident.

 

L’exposition

En ce monde envahi non par des extraterrestres, mais par des images, Patricia Piccinini s’interroge sur notre avenir en tant qu’humains. Pour ce faire, elle se détourne de l’image monstrueuse pour se concentrer sur l’image du monstre :monstrum, monstrare, le monstre se montre.

Piccinini parodie la monstruosité et la monstration, qu’elle présente comme des antichambres de l’apocalypse. Dans son univers surprenant et envoûtant, les formes biologiques et esthétiques oscillent entre Frankenstein et Walt Disney, Pixar et H. R. Giger, et L’Île du docteur Moreau et la brebis Dolly. En Australie, d’où vient l’artiste, la faune a connu une évolution endémique, donnant lieu à l’apparition d’espèces inexistantes ailleurs dans le monde. Combien de temps survivront-elles si leur environnement est menacé? Tel un commando de sauvetage, Piccinini conçoit de nouvelles espèces dont la mission consistera à protéger les animaux en voie d’extinction. Ce geste salvateur nous rappelle à quel point la vie échappe de plus en plus aux contraintes de la nature grâce aux implants, à la fécondation in vitro, au clonage, à la biotechnologie, aux mutations… en somme, grâce au bricolage génétique.

Une autre vie traduit la fascination et l’horreur du monstrueux lorsque ce dernier s’installe dans le quotidien, reflétant ainsi l’inquiétante étrangeté freudienne. Si l’être humain est un animal qui sait et qui peut sourire, comme l’affirme George Steiner, que nous réserve le post-humanisme? Saurons-nous dire non aux nouvelles barbaries? Nous n’y parviendrons, probablement, que si nous décidons d’humaniser les technologies au lieu de techniciser les personnes.

 

L’artiste

Née en 1965 à Freetown, en Sierra Leone, Patricia Piccinini vit et travaille à Melbourne, en Australie. Elle a présenté ses œuvres dans des expositions individuelles et collectives à Tolarno Galleries à Melbourne (2015); à l’Australian Center for Contemporary Art à Melbourne (2014); à la National Portrait Gallery of Australia à Canberra (2014); au Museum of Contemporary Art à Sydney (2014); au Canberra Museum and Gallery (2013); au Museum of Contemporary Art à Taipei (2013); à l’Haunch of Venison à Londres (2012); au Victoria and Albert Museum à Londres (2011); au Museum of Contemporary Photography de Columbia College à Chicago (2011); au Mori Art Museum à Tokyo (2010); au Frye Museum à Seattle (2007); et à la Biennale de Venise (2003). Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques en Australie, telles que celles de la National Gallery of Australia, de l’Université de Melbourne, de la Waverly City Gallery et du Parliament House. En 2014, elle a remporté l’Artist Award de la Melbourne Art Foundation. Elle est représentée par Tolarno Galleries à Melbourne et par la Roslyn Oxley9 Gallery à Sydney. 

 

Le commissaire

Près de quarante ans de pratique tant artistique que théorique axée sur les conflits entre nature, technologie et vérité confirment l’engagement fécond de Joan Fontcuberta envers la photographie. Né à Barcelone en 1955, Fontcuberta est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages portant sur différents aspects de l’histoire, de l’esthétique et de l’épistémologie de la photographie. Il a signé de nombreuses expositions internationales dont Fotografia 2.0 (Círculo de Bellas Artes, PhotoEspaña, Madrid, 2014), Artwork as Collection (FotoColectania, Barcelona, 2013), From Here On (Les Rencontres d’Arles, 2011), Idas & Chaos. Trends in Spanish Photography 1920-1945 (International Center of Photography, New York, 1987). En 1982, il a cofondé la biennale de photographie Primavera Fotográfica à Barcelone et il a été directeur artistique des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 1996. De 2008 à 2014, il a assumé la présidence de l’Association des artistes visuels de la Catalogne. Sa production artistique a fait l’objet d’expositions individuelles au Museum of Modern Art à New York et au Chicago Art Institute, entre autres. Ses œuvres font partie de plusieurs collections d’institutions, notamment le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa et le Centre Georges-Pompidou à Paris. Il a remporté le Prix international de la Fondation Hasselblad en 2013.

 

Le Mois de la Photo à Montréal, 14e édition – La condition post-photographique

L’ère post-photographique, explorée par le commissaire Joan Fontcuberta pour cette 14e édition du Mois de la Photo à Montréal, se caractérise par la massification des images de même que par leur circulation et leur disponibilité sur Internet. Déployée dans 16 lieux d’exposition, la biennale présentera 29 artistes canadiens et internationaux qui posent un regard critique sur cette présence massive des images et sur leur disponibilité absolue dans la culture visuelle

 

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Un dimanche, une pin-up #141

Publié le 23 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans un dimanche une pin-up

Princesse Zelda (série The Legend of Zelda)

Princesse Zelda (série The Legend of Zelda)

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"NATURELLEMENT SACRÉ" EN PAYS D'ORTHE

Publié le 22 Août 2015 par Anaïs BERNARD dans exposit

"NATURELLEMENT SACRÉ" EN PAYS D'ORTHE

"Naturellement Sacré", 10 installations in Situ à découvrir en visite non accompagnée ou en continuité de la visite guidée, du 16 mai au 31 octobre 2015 au monastère de Sorde l’Abbaye.

 

Cet été, découvrez la nouvelle édition de l'exposition "Naturellement Sacré" , création dans le cadre de la résidence Ondes&lumières des artistes Giorgio Partesana et Duncan Pinhas.

En déambulant au travers 10 installations, c'est une invitation à la rencontre d'un patrimoine historique majeur et de l'art contemporain.

 

Le projet «Naturellement Sacré» invite à réfléchir sur l’état d’amnésie qui affecte notre époque et qui hante notre futur, l’oubli de la sacralité du rapport entre Nature et Culture.

 La Terre, et donc le territoire, n’est plus menace inconnue, ni ressource à exploiter inlassablement. L’Homme se doit de comprendre son habitat, de le respecter et même d’intégrer l’ordre que la règle. Il se doit de prendre soin la Nature, dont il est issu, afin d’assurer la conservation de cette dernière et par conséquence sa survie. La Nature doit être modèle outre que matrice et berceau, elle a engendré l’Homme et embrasse ses Cultures qui, quant à eux, en constituent le cadre d’analyse et d’interprétation.

 L’intention du projet est donc d’accompagner le public à redécouvrir la merveille des lois naturelles, en rapport à l’anthropisation du territoire et à l’expérience du paysage. Les manifestations d’une ancienne harmonie, les traces du temps, la rencontre des forces naturelles et humaines, la transformation des matières, le renouvellement des traditions, le lien entre paysage culturel et naturel, l’origine des symboles du sacré sont parmi les axes de recherche que le projet explore.

 Les matières audiovisuelles ont été recueillies selon plusieurs procédés : prises de vue aériennes du territoire, captation et classification taxonomique des patterns visuels et des flux sonores de l’environnement, enregistrements d’instruments traditionnels et de chœurs dans les espaces acoustiques des églises, photographies des motifs architecturaux et des ornements sacrés, dialogue avec les habitants sur leur rapport à la terre et au paysage.

 Le résultat de cette recherche s’articule en un parcours structuré en dix installations qui convie le visiteur de l’exposition à la découverte du rapport entre le territoire et ses habitants, entre la Terre et l’Homme.

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