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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Articles avec #artiste catégorie

IN - OUT / PARADIS ARTIFICIELS 2017

Publié le 28 Avril 2017 par Anaïs BERNARD dans artiste

IN - OUT / PARADIS ARTIFICIELS 2017

"IN - OUT / Paradis Artificiels" est une oeuvre / installation multisensorielle inédite de Miguel Chevalier imaginée pour le parc du Domaine de Chaumont-sur-Loire et accompagnée par une musique générative originale de Jacopo Baboni Schilingi.

Une architecture demi-sphérique en bois, recouverte de films holographiques, s'irise au soleil, tel un scarabée géant de 12 mètres de diamètre. Selon la luminosité, cette architecture embrasse toutes les couleurs du spectre lumineux et attire le visiteur. Invité à pénétrer dans ce dôme géodésique, le visiteur découvre à l'intérieur d'un second dôme de 8 mètres de diamètre un jardin virtuel projetée sur les parois à 360°. Il quitte la réalité et profite de cette expérience d’immersion unique où tous ses sens sont mis en éveil. Ce jardin virtuel explore avec poésie la question du lien entre nature et artifice. Selon une démarche initiée à la fin des années 90, cette oeuvre prend appui sur l’observation du règne végétal et sa transposition imaginaire dans l’univers numérique.

Cette nature virtuelle s'inspire des arborescences, mêle différentes espèces d’arbustes, de feuillages, de fleurs qui rappellent la végétation des sous-bois. Cette nature aux formes parfois réalistes, parfois abstraites, se génère à l’infini. Les plantes naissent aléatoirement, s’épanouissent, avant de disparaître sous les yeux du visiteur. Le jardin se renouvelle et se métamorphose en permanence, enrichi par la musique de Jacopo Baboni Schilingi.

Par cette immersion au cœur de cette architecture demi-sphérique enveloppante, ce monde virtuel reconfigure notre vision du lointain et du proche, ouvre sur l’infini. Les plantes tournoient et s’entrelacent en un mystérieux ballet végétal. La légèreté de leur danse trace les contours d’un jardin, qui comme un microcosme, semble résumer l’évanescence de la beauté et de la vie.

L’installation “In / Out – Paradis Artificiels” est réalisée en co-production avec le Domaine de Chaumont-sur-Loire,
Grâce au soutien de Claire et François Durand-Ruel, Danièle Kapel-Marcovici / Présidente de la Fondation Villa Datris, Brigitte Lescure et Emmanuel d’André, Antoine Wargny / Wargny Assurances, Lélia Mordoch / Galerie Lélia Mordoch – Paris / Miami, Nicolas Gaudelet / Voxels Productions.

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La Révolution des Ténèbres

Publié le 24 Avril 2017 par Anaïs BERNARD dans ouvrage, artiste

La Révolution des Ténèbres

La Révolution des Ténèbres est un livre de science-fiction, multimédia et interactif, librement inspiré de la vie du peintre Caravage.


Caravage est un jeune artiste célèbre, au caractère emporté, dont les frasques contribuent à forger la réputation. Sur la Lune, il appartient à une bande de jeunes gens querelleurs qui règlent des différends artistiques en se battant à l’arme blanche. Bientôt, son destin va basculer. Personnages historiques et de fiction vont interagir pour réécrire l’aventure du peintre ténébriste entre meurtre, passion, fuite éperdue.


L’application Android, conçue pour tablettes et smartphones, comprend plus d’une centaine de pages de lecture réparties sur 8 épisodes, eux-mêmes divisés en scènes. La navigation interactive est conviviale et permet à l’utilisateur de naviguer facilement entre le récit et les animations audiovisuelles. Entre fiction et réalité, plongez en immersion dans une expérience littéraire inédite, en téléchargeant La Révolution des Ténèbres sur le Google PlayStore (lien ci-dessous).


Prix de lancement : 0,99 euro!

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PSAD Synthetic Desert III

Publié le 11 Avril 2017 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

PSAD Synthetic Desert III

Pour PSAD synthétique désert III (1971), Doug Wheeler a modifié la structure et la configuration d'une galerie de musée afin de contrôler l'expérience optique et acoustique. Il a transformé la pièce en un royaume hermétique, une « chambre semi-anéchoïque » conçu pour minimiser le bruit et induire une impression sensualiste de l'espace infini. Wheeler compare cette sensation de lumière et du son à la perception de vaste espace dans les déserts du nord de l'Arizona. Alors que le désert synthétique est profondément enracinée dans l'expérience de l'artiste du monde naturel, le travail ne décrit pas le paysage. Sa forme est strictement abstraite.


Le travail de Wheeler est souvent associée à l'art West Coast après 1960, en particulier une tendance appelée la lumière et l'espace. Le développement de la lumière et l'espace coïncide avec Minimalisme et partage avec un langage visuel libre de la forme géométrique. Au début des années 1960, Wheeler a produit de grandes peintures abstraites blanc qui explorent l'expérience optique pure. Au milieu de la décennie, il a développé différentes techniques combinant feuilles acryliques, laque et lumière au néon, et utilisé ces méthodes dans la fabrication d'objets comme la peinture, y compris une série appelée « lumière encasements ». Une fois installé dans MODIFIÉ tout blanc les chambres, les encasements émettent une luminosité trouble qui provoque la surface plane de chaque travail à apparaître fusionné avec la paroi. Wheeler abandonné objet faisant tout à fait dans les années 1960 pour créer des environnements immersifs tels que Desert synthétique, en utilisant un volume architectural, la lumière et le son comme ses médiums primaires. La production de la fondation Guggenheim Désert synthétique, basé sur les premiers dessins et réalisée en étroite collaboration avec l'artiste, est la première réalisation de ce travail.


L'expérience de l'oeuvre se limite à 5 personnes, pour limiter les sons et distractions possibles.  Cette présentation du PSAD Désert synthétique III  est organisée par Jeffrey Weiss , conservateur principal et Francesca Esmay , Conservatrice, Collection Panza, avec Melanie Taylor, directeur, design d'exposition. Le Guggenheim travaille également en étroite collaboration avec Raj Patel et Joseph Digerness de Arup, une firme de design qui se spécialise dans les propriétés acoustiques de l' espace bâti.

 

Actuellement l'expérience est possible du 24 mars au 2 août 2017, au Guggenheim de New York.

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Yǔzhòu, un labyrinthe lumineux

Publié le 1 Février 2017 par Anaïs BERNARD dans artiste

Yǔzhòu, un labyrinthe lumineux

Yǔzhòu se présente comme un dispositif immersif qui se veut labyrinthique et lumineux, réalisé par le studio Brut Deluxe, à l’occasion de l’équivalent de la Nuit des Lumières de Sanya, à Hainan, en Chine.
Le dispositif se compose d'un labyrinthe basé sur une géométrie triangulaire et construit de panneaux de verre acrylique d'une hauteur de 2,50 m. Un film dichroïque est collé sur cette surface de verre acrylique qui dès lors se voit convertit en panneaux semi-transparent permettant de réfléchir ou de déplacer les rayons lumineux. L'ensemble de la gamme des couleurs de l'arc-en-ciel y est représenté, alors que le visiteur explore le dispositif labyrinthique.
Chaque feuille de verre acrylique est pourvu d'un motif créé spécifiquement dans les rainures proposant divers mécanismes sculptés. Les rainures sont éclairées par de puissantes rails de LED aux couleurs changeantes permettant une perte de ses repères. L'immersion est accentuée par des panneaux miroirs disposés sur le périmètre extérieur.

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Borealis, aurores boréales sous nos latitudes

Publié le 21 Janvier 2017 par Anaïs BERNARD dans artiste

Borealis, aurores boréales sous nos latitudes

L'expérience Northern Lights. Partout et à tout moment.
Cette nouvelle pièce de marque apporte l'expérience des aurores boréales dans les villes du monde entier. Le temps ralentit autant que les yeux se tournent vers le ciel. Une aurore, ici et maintenant, sous nos latitudes?
La création de l'artiste suisse Dan Acher est autant une œuvre d'art qu'une performance technologique. Haute puissance des faisceaux laser se déplacent à travers les nuages ​​de particules pour créer l'illusion. Les variations dans le mouvement, la couleur, et la densité, ainsi que l'évolution des conditions météorologiques, donnent des variations infinies. Une aurore boréale unique est créé à chaque fois.
Tout au long des âges l'homme a attribué d'innombrables légendes au phénomène. BOREALIS est notre communion ancestrale avec la nature et de notre récente contrainte de le contrôler.
OXSA composition musicale soutient cette pièce monumentale, créée à l'Institut fédéral suisse de technologie à l'occasion de l'ouverture du nouveau bâtiment de ArtLab en Novembre ici 2016.

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Transparent Shell, de Pone Architecture

Publié le 12 Janvier 2017 par Anaïs BERNARD dans artiste

Transparent Shell, de Pone Architecture

Pone Architecture propose une expérience immersive avec leur pavillon présenté pour la semaine du design de Guangzhou. La proposition se présente comme une étude sur les nouvelles façons d'intégrer l'architecture dans des environnements urbains et des espaces inhabituels. Intitulé Transparent Shell, l'installation comprend 30 modèles principaux d'os et trois groupes de grandes courbes, qui sont construits par de multiples couches de film transparent tissé. Ces couches ondulantes prennent une forme organique et sinueuse, permettant la création d'une variété d'espaces fonctionnels, comme une zone entrée, mur, plafond, fenêtre, bureau et des sièges. Les visiteurs interagissent avec ces zones et imaginent la signification des différentes fonctions «shell», formant ainsi un site avec des «idées souples et fonctionnelles».
Le corps principal de cette «coque transparente» comprend des cadres en métal et acier incurvé, qui varient en ondulations, en irrégularités et en multi-directions. Après que le squelette a été assemblé, les films transparents ont été utilisés pour relier toute les interfaces ensemble. L'ensemble du processus de tissage cocons imite un ver à soie. Plutôt que d'appeler un «processus de construction», Pone Architecture décrit ce pavillon comme un écran de « l' art du comportement». Pénétré par la lumière, la texture semi-translucide génère une interaction changeante de la lumière et de l'ombre, ce qui crée un environnement d'intensité variable et incertaine.

Transparent Shell a été décerné l'or à 2016 PAA prix d'architecture américain , et était un  A 'design award 2016 intérieur gagnant design espace et exposition.

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La synesthésie par Anne Patterson

Publié le 9 Janvier 2017 par Anaïs BERNARD dans artiste

La synesthésie par Anne Patterson

L’artiste Anne Patterson est synesthète, ce qui signifie que ses perceptions sensorielles se chevauchent. Lorsqu’elle entend un son, elle le perçoit en couleur. Cette combinaison unique de sens a conduit à une pratique artistique à la frontière entre entre théâtre et expérience. Elle explore les environnements synesthésiques avec Pathless Woods (2016), un dispositif artistique interactif et coloré qui a commencé avec son célèbre projet Graced With Light datant de 2013 à la Grace Cathedrale de San Francisco.

Pathless Wood se présente comme une forêt de rubans de satin qui invite le spect-acteur à l’exploration. Le dispositif relève d’une expérience synesthésique de l’artiste qui écoutait de la musique et la visualisée sous la forme de lignes bleues et vertes entourant un centre rouge. Cette forêt invite à la déambulation proposant une expérience sensorielle inhabituelle. Les spect-acteurs quittent la réalité tangible pour entrer dans un univers onirique, où les sens sont appelés à se chevaucher comme la synesthésie.

L’artiste Anne Patterson a collaboré pour ce dispositif avec le designer de projection Adam Larsen pour augmenter les sens de la vue, de l’ouïe et du toucher, et l’odorat avec l’artiste Beau Rhee. Des vidéos de balancement de branches, de pluie qui tombe, et de précipitation d’eau sont projetées sur la masse dense de rubans suspendus. De plus, un léger parfum de pin et de sapin remplit l'espace pour rappeler aux spect-acteurs de l'odeur de forêt après la pluie. Ce dispositif artistique interactif affecte successives les cinq sens : le contact du ruban sur sa peau, la vue de lumière vacillante et des images projetées, le son de musique classique et d’ambiance, et l’odeur du pin et du sapin.

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PROSOMIOSIS PAR EVA PAPAMARGARITI

Publié le 2 Janvier 2017 par Anaïs BERNARD dans exposit, artiste

PROSOMIOSIS PAR EVA PAPAMARGARITI

PROSOMIOSIS PAR EVA PAPAMARGARITI
10 JAN AU 24 FÉV 2017


La SAT présente Prosomiosis, par l’artiste en nouveaux médias londonienne Eva Papamargariti. Cette oeuvre vidéo fut créée pour l’exposition Language of Dreams à la galerie Hoxton à Londres. Dans cette exposition, elle se joignait à Leif Podhajsky pour explorer l’individualité d’interprétation en ce qui a trait au langage visuel des rêves.

L’oeuvre vidéo sera projetée chaque jour (entrée libre) pendant les heures d’ouverture du Labo culinaire (3è étage).

Venez y faire un tour !

10 janvier au 24 février - Mardi au vendredi - 17h à 22h
1201 St-Laurent - 3è étage - Entrée libre

    
À PROPOS D’EVA PAPAMARGARITI

Eva Papamargariti (née en 1987) a grandi en Grèce, où elle a gradué du département d’architecture de l’université de Thessaly avec un diplôme en architecture. Elle est détentrice d’une maîtrise en design de communication visuelle (Visuel Communication Design) du Royal College of Art à Londres.

Sa pratique est centrée sur les médias temporels, mais aussi sur l’impression et l’installation explorant la relation entre espace numérique et réalité (im)matérielle. Elle s’intéresse à la création de lieux, formes et géométries rendus en 2D/3D provoquant un récit narratif par l’obscure simultanéité de situations se produisant sur une base quotidienne à la frontière entre le numérique et le physique.

Elle a exposé dans des villes telles que New York, Los Angeles, Paris, Londres, Berlin, Seattle, Amsterdam, Lima, Toronto, Montréal, Athènes, Edimbourg, entre autres; plus spécifiquement dans des musées et festivals tels que le New Museum (New York), Tate Britain (Londres), Museum of Moving Image (New York), MoMA PS1 (new York), Benaki Museum (Athènes), Musée d’art contemporain de Montréal, Transmediale Festival (Berlin), et aussi en ligne (Panther Moder, Parallelograms, ANIGIF, 15Folds, Channel Normal, The Wrong - Digital Art Biennale, Eternal Internet Brotherhood, Cloaque.org).

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Interactive Magnetic Field Theatre

Publié le 19 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans artiste

Interactive Magnetic Field Theatre

Theater Magnetic Field Interactive est le nouveau dispositif imsersif et interactif de TeamLab, en collaboration avec Kengo Tokusashi pour le son.

Cette œuvre d'art numérique interactive permet aux spect-acteurs d'explorer librement l'espace du dispositif artistique par l'émergence d'images sur le sol et dans toutes les directions. L' expérience spatio-temporelle esthétique a pour volonté de rendre visible les forces du magnétisme, qui sont normalement invisibles à l’œil nu. 

L'œuvre d' art est divisé en trois univers: l'Espace, la Terre et Électrons. Les spect-acteurs touchent les objets projetés flottants devant eux (terre, les planètes, l' aurore, et d' électrons libres), pour être projeter dans l'univers sélectionné. 

  • Espace 

Toucher le soleil ou les planètes permettent de visualiser les forces magnétiques représentées par la lumière, comme des flux à partir du soleil et des planètes , connecter et déconnecter l'une de l'autre. Touchez ces chemins de connexion et vous les verrez changer. 

  • Terre 

Touchez l'aurore pour voir le miroitement et le changement des variations de couleurs. 

  • Électrons 

Appuyez sur les électrons libres et observer les passages de l' électricité à travers le motif de grille créée par les liaisons chimiques entre les électrons. Appuyez sur les électrons libres plus d'une fois et de voir passer de l' électricité tout à la fois à travers le motif de grille créée par les liaisons chimiques, ce qui rend la grille resplendir. 

  • Mode de spintronique 

Touchez les électrons libres pour changer la direction, l'orientation et la rotation et voir le Voyage d'électricité plus loin . Selon la direction, l' électricité peut se déplacer rapidement ou lentement. Cette oeuvre représente la nature et la direction des électrons. 

 

L'œuvre d' art est en temps réel grâce à un programme informatique qui utilise des animations pré-enregistrées.Les modifications sont produit par "la position et le comportement du spectateur, de sorte que les états visuels précédents dans son ensemble ne peut jamais être répliqués".

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F-CONNEXION

Publié le 17 Octobre 2016 par Anaïs BERNARD dans artiste

Mon certificat FFF

Mon certificat FFF

Un programme est une territorialisation, il correspond à la création d'une expérience algorithmique qu'il distingue d'autres en fonction des métriques qu'il emploie à l'arpentage de l'information. Après que F-CONNEXION s'est déployé sur et par les contingences du territoire physique, très vite s'est posée la question de déployer un processus équivalent à l'épreuve des automates et de l'espace réticulaire, dans le territoire machinique. La question étant de savoir comment échapper à la re-production, c'est-à-dire : à la simulation artificielle, sur Internet, de la mécanique physique employée avec F-CONNEXION. Ne pas ralentir pour émuler la lenteur, ne pas détériorer l'intégrité de l'information pour simuler la perte et ne pas confondre la carte et le territoire.

Pour se faire, nous devions donc changer de référent. Avec FFF, il ne s'agit plus de parler de transmission symbolique à l'échelle de la Terre et d'impliquer le corps biologique dans la composition de l'œuvre, mais de faire monde en insérant la multiplicité des manières de se mesurer au Web comme autant de processus corporels. Ceci implique qu'aucun symbole particulier ne soit retenu comme terrain d'inscription des traces. L'espace initial de FFF est donc incorporel, il ne contient rien d'autre que des coefficients d'art visant à compiler en un seul mouvement ce que F-CONNEXION entend en termes d'informations, de transmissions et de traces.

Ces dernière années, le Web s'est transformé de manière conséquente. Ses caractéristiques initiales d'espace plat, sans distance, auto-géré et sans hiérarchie ont vu naître des centres ou des foyers pesant de manière significative sur la maillage du réseau et la gouvernance d'Internet. Le succès phénoménal de Facebook comme interface de contact avec plus d'un milliard d'individus constitue le territoire problématique de FFF car nulle part pourtant, ne semble être autant nier le processus d'individuation par la machine : tous les murs se ressemblent, les mêmes unités d'interface sont employés partout à l'interaction avec notre cercle d'amis, les mêmes algorithmes filtrent ce que nous y voyons et les mêmes concepts agissent au design universel voulu par Facebook : capitaliser notre attention.

Aussi, comme élément de cette sculpture collective, la surface générée par FFF agit par des processus de mise à l'échelle cristallisant en un cliché (un étant-données) les vecteurs par lesquels se singularisent notre appropriation d'un collectif par le réseau. Ici, mettre à l'échelle signifie : intégrer à la géométrie de la surface (où chaque point représente une publication) des rapports à son milieu d'émergence, celles-ci impactant sa résolution, son amplitude, sa couleur, son relief, son rayon et sa rotation.

F-CONNEXION propose la coexistence simultanée d'une lettre imprimée (réalisée en trois exemplaires) envoyée par La Poste, re-présentée (®-présentée ?) également (mais d'une autre façon grâce à Google Earth) sur NOS propres « réseaux d'amis » entretenus sur Facebook. Chaque lettre fait écho, dans un certain sens, à la célèbre expérience menée par Marcel Duchamp autour des 3 stoppages-étalon. Mesurant exactement un mètre, chacune d'entre elles va parcourir — à travers dix destinations hypothétique — une portion en zigzag de la surface terrestre, donc plusieurs milliers de kilomètres. Mais personne ne connait exactement par où celles-ci vont transiter puisque chaque personne qui la reçoit doit imaginer, négocier et donc cartographier dans son propre réseau, LE nouveau destinataire potentiel de cette lettre.

VEYRAT, Marc

Processus

Afin de participer à FFF, il faut en faire la demande en MP à Franck Soudan. Celui-ci vous ajoutera aux testeurs de l'application et prendra alors contact avec vous. Notons au passage que nous aurions pu omettre cette étape, en demandant à ce que Facebook officialise l'application, nous accordant ainsi le droit de vous demander le droit de lire votre mur. Outre l'aspect presque infantilisant par lequel Facebook contrôle les déterritorialisations du contenu qui y est déposé (en s'assurant qu'une application demeure en conformité avec sa politique d'édition), c'est plus par choix que nous avons décidé qu'un observateur-participant potentiel devait, pour s'insérer à l'œuvre, entrer en contact direct avec ses créateurs.

La résolution

Une fois l'application autorisée par l'observateur-participant, FFF commence par interroger l'API Graph de Facebook afin d'obtenir l'identifiant de toutes ses publications. Mais ces données peuvent ne pas être toutes insérées à la surface. En effet, le nombre de points employés à sa construction est limité à 314, comme un rappel symbolique au nombre π. Le nombre Pi fait part-i de cette mise à l'échelle dans l'incompatibilité de traduire une circonférence programmée en fonction de la quadrature écranique. Si cette constante mathématique insiste sur l'être géométrique de la magnéto-sphère – la forme employée pour FFF et à la surface de laquelle tout point tend à se trouver à une distance égale des autres –, son motif est plus pragmatique : en limitant la résolution de la surface, nous optimisons l'usage des ressources informatiques nécessaires à la génération de celle-ci. Cette étape correspond à la première mise à l'échelle : celle du programme par rapport à la puissance computante de la machine et inaugure cette idée d'engager la machine comme milieu.

L'amplitude

L'aire de la surface représente la couverture temporelle de nos publications par rapport à la date de création de Facebook ; plus celle-ci est grande, plus cela signifie que notre présence à Facebook date, c'est-à-dire que l'eSPACE investit occupe une plus grande place dans la solution aqueuse de l'architecture proposée par cette plateforme propriétaire. Si bien que nous pouvons obtenir des sphères complètes pour des observateurs-participants inscrits depuis la création de Facebook. Ce second étalon marque le rapport de l'espace géométrique à la temporalité du réseau et déclare que la forme, comme espace potentiel du visible, est une donnée du temps, comme marge d'événements @-venir. Ici, l'éternel retour du présent – ce fil d'actualités, où chaque fragment d'être déposé à la surface de notre mur rend à notre historique la qualité d'un sédiment – voit l'horodatage de l'information habituellement employé à la linéarisation de notre store-i, cette fois-ci instauré au profit d'un échantillonnage du tout. Associé à l'échelle de résolution, FFF glane alors un certain nombre de publications, aléatoirement, et commence à projeter les points du maillage.

La couleur

La couleur dépend de l'heure de la journée à laquelle l'observateur-participant a généré la surface, ceci en la rapportant à la teinte du système d'encodage informatique HSL. Là encore, un jeu d'échelles est instancié entre le spectre lumineux (un rayonnement électromagnétique immatériel, une onde mesurée en termes métriques) et le temps, ici envisagé du point de vue du cycle biologique que représente une journée sur Terre. L'intention est ainsi plus cosmologique et veut marquer l'insertion de la couleur à la sculpture comme un frottement entre divers plans de perception de la lumière, à la fois extra-terrestre, écranique et coporelle.

Le relief

Les surfaces sont ®-CRÉÉES. Chaque point du maillage se voit effectivement donné un relief par rapport à la quantité de réactions suscitée par la publication qu'il représente. Ce relief varie de ± 1/10è le rayon de la magnéto-sphère. L'étalon quantitatif de votre notoriété (nombre de mentions « j'aime » et commentaires) est ainsi retranché par cette égalisation commune à toutes les surfaces. Nous ne posons pas une constante d'excroissance multipliée par la quantité de réactions, mais distribuons la profondeur des points sur une échelle contrainte par rapport à un maximum et un minimum que vos informations seules déterminent. FFF n'est donc pas une visualisation de données en ce que nulle part nous cherchons à qualifier visuellement le contenu des publications, leurs sens et la quantité d'interactions que celles-ci engendrent auprès de votre réseau.

Le rayon et la rotation

Si les surfaces ne présentent pas la même ampleur, c'est que le rayon de la magnéto-sphère virtuelle employée à la projection des points dépend de la résolution de l'écran. Celle-ci est égale à φ-1 la quantité de pixels disponibles à l'écran, où φ correspond au nombre d'or. Une fois de plus, le dispositif de vision affecte la génération de la surface, cette mise à l'échelle rendant à la sculpture collective son aspect en pelure d'oignons non-uniforme, laissant ça et là apparaître des surfaces s'enlaçant à d'autres. FFF est une œuvre interactive, mais les interactions y sont donc essentiellement machiniques. Un seul paramètre d'interaction humaine est retenu et correspond à la capture du point de vue sous lequel l'observateur-participant observe la génération. Ce triplet représente l'angle XYZ de la caméra et est reporté sur la rotation de sa surface dans la sculpture collective.

 

A découvrir jusqu'au 12 novembre 2016 à l'Espace Larith, à Chambéry dans le cadre de l'exposition ArTICland: Connecté au monde.

« ArTICland : Connecté au monde » est une sélection d’œuvres et de projets numériques proposant un état de lieux des réflexions de G-SICA* sur les formes actuelles de perception. Cet état des lieux propose aux visiteurs de s'interroger sur les interactions entre le corps, l'espace et la machine, ainsi que de visiter un nouveau territoire : le numérique. A partir des notions d’interaction et de cartographie, il s’agira de montrer les relations que l’image, aujourd’hui connectée, entretient avec le monde.

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