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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Ce qui nous relie

Publié le 23 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

Ce qui nous relie

Un essai philosophique sur l'impact d'Internet sur les fondements de l'humanité. L'auteur aborde par exemple l'influence du web sur les concepts politiques, la difficulté croissante de discerner le vrai du faux, et l'éloignement des frontières de la mort avec la médecine connectée. 

«Dans nos conversations, dans les médias, il est souvent question d'Internet : des réseaux sociaux, des géants de la Silicon Valley, des nouveaux usages liés au numérique. Mais voyons-nous clairement où cela nous mène ? Mon métier est de poser un regard philosophique sur notre monde. Je suis pourtant resté longtemps aveugle aux effets existentiels du Web. Il m'a fallu trois rencontres décisives et un tour du monde pour ouvrir les yeux. En Angleterre, Julian Assange m'a démontré qu'il n'est plus possible de penser l'État ou la liberté des citoyens comme hier. En Amérique du Sud, un certain Philippe m'a fait entrer dans la communauté des "truthers", ces complotistes qui brouillent les frontières entre le vrai et le faux et rendront quasi impossible l'écriture de l'histoire contemporaine. En Californie, le milliardaire Peter Thiel m'a montré comment Internet s'emparait de la médecine et s'apprêtait à repousser les limites de la mort. Nos valeurs, nos repères ne sont plus effectifs. Ce qui nous relie - l'Internet - ouvre une nouvelle ère pour nous tous. Ce livre raconte cette prise de conscience.» A. L.

 

Alexandre Lacroix, 2016, Ce qui nous relie, Allary éditions, 290 pages, 18,90 euros.

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Projet Art & Réalité Virtuelle

Publié le 22 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans exposit

Projet Art & Réalité Virtuelle

Le Projet Art & RV, en partenariat avec Laval Virtual 2017 et L'Art au Centre, vous propose une rencontre autour de l’art et de la réalité virtuelle.

Nous avons construit cette première exposition à l'image de la dynamique de notre projet : nous avons invité des artistes, des étudiants et des chercheurs issus de domaines variés à présenter des oeuvres explorant, de proche ou de loin, ce médium afin de relier et de soutenir l’exploration artistique et numérique.

De la réalité virtuelle aux illusions visuelles, de la réalité augmentée à la robotique, venez découvrir ou explorer au fil des oeuvres la richesse d'expression de l'art numérique. 

Nous avons ainsi le plaisir d'exposer cette année les artistes Yann Minh, B2BK, Judith Guez, Guillaume Bertinet, Josephine Derobe, Karleen Groupierre et les étudiants de M2 Création Numérique de Université Savoie Mont Blanc, Meyrueis Vincent, ainsi qu'Anne Dubos et les étudiants du Projet Rock Art Rocks Me. 

Judith Guez // Artiste-Chercheuse (judith.guez@gmail.com)
Adèle Sicre // Ingénieure de Projet (adele.sicrevidalou@gmail.com)


Exposition du Mardi 21 mars au Dimanche 26 mars 2017

Horaires d’ouverture : 
Mer. 13h -19h // Jeu. 12h -17h // Ven. de 11h -19h // Sam. 11h -16h // Dim. 11h -14h

Galerie Porte Beucheresse
1 Place Hardy de Lévaré, 53000 Laval, France

Le VERNISSAGE aura lieu le mardi 21 mars à 19h30

Gratuit et ouvert à tous

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Empathies, Évidences singulières, Prendre les Augures, Objets perdus

Publié le 22 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans exposit

Empathies, Évidences singulières, Prendre les Augures, Objets perdus

Labanque présente 4 nouvelles expositions !


Empathies, Scenocosme – Grégory Lasserre & Anaïs met den Ancxt

Scenocosme propose des œuvres interactives et sensorielles. Empathies rassemble des installations qui interrogent nos relations à l’environnement naturel, social, technologique à travers le contact, le toucher. 

 

Évidences singulières : Jean-Michel Meurice et ses amis

Cette exposition retrace le parcours personnel de Jean-Michel Meurice et de ses amitiés au coeur de l’art contemporain des cinquante dernières années. Vous découvrirez une sélection des oeuvres de Jean-Michel Meurice, Pierre Alechinsky, Cédrick Eymenier, Jean Le Gac, Bernard Moninot, Jean-Pierre Raynaud, Georges Rousse, Pierre Soulages, Claude Viallat et Zao Wou-Ki.

 

Prendre les Augures, Aurore Pallet

Aurore Pallet présente une série de peintures récentes et une installation sonore. En présence de sons annonçant l’orage, le visiteur découvre un ensemble de peintures dans lesquels différents éléments du paysage – oiseaux, tempêtes, nuages... – 
se révèlent porteurs de significations augurales.

 

Objets perdus, Rossella Piccinno

Rossella Piccinno est allée à la rencontre des réfugiés et leur a posé la même question : « Avez-vous des objets souvenirs que vous avez dû quitter et dont vous regrettez la perte ? ». L’exposition présente les photographies et propose une immersion sonore retraçant les discussions sur le voyage et la recherche de cet objet perdu…

 

Ces quatre expositions sont à découvrir en entrée libre à compter du 1er avril jusqu'au 23 juillet 2017
Le vernissage aura lieu le jeudi 30 mars à partir de 18h30 !

Lieu:
Labanque Béthune
44 Place Clémenceau,
62400 Béthune

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Machines utopiques

Publié le 21 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans appel à projets

Machines utopiques

Introduction
Les machines, mécaniques, électriques ou électroniques, sont généralement programmées pour réaliser une tâche précise, qu’elles exécutent sans (dé) faillir, n’ayant ni faim, ni soif, ni sommeil, n’étant envahies d’aucun doute existentiel, et étant généralement dépourvues de toute forme d’humour.
On les associe volontiers à une forme de rationalité poussée à l’extrême, à l’opposé de l’univers des sentiments, des émotions et de la sensibilité. Pourtant, certains artistes ont décidé de consacrer leur vie à la construction de machines, leur attribuant des capacités d’évocation oniriques ou même métaphysiques.
Avant d’envahir notre quotidien, les machines ont d’abord habité nos pensées, à l’image des engins volants de Jules Vernes ou des machines célibataires de Duchamp. Peut-on considérer pour autant que les machines aient une âme (celle de leur auteur) et qu’elles nous construisent autant que nous les construisons ?

Le projet
Suivant une approche spéculative, les participants à cet appel à projet auront pour objectif d’inventer des machines utopiques, qui amplifient, extrapolent ou révèlent les liens physiques et émotionnels que nous entretenons (ou que nous pourrions entretenir dans le futur) avec des machines. Ces machines de demain pourront être sophistiquées ou low-tech, intégrées dans la vie de tous les jours ou purs objets de désir. Dans tous les cas, leur portée symbolique sera notoire et explicite lors de leur fonctionnement. Elles feront l’objet d’une réalisation à l’échelle 1/1, si possible fonctionnelle, ou seront le cas échéant accompagnées par des prototypes fonctionnels en maquette.


Le développement des projets retenus se fera en deux temps :
• un laboratoire de création à la Gaîté Lyrique (Paris) : conception et prototypage des projets, réflexion collective et transdisciplinaire sur nos rapports aux machines en lien avec des invités extérieurs.
• une résidence de production au Bel Ordinaire à Billère (64) avec un accompagnement technique et financier.


Les partenaires

accès)s( cultures électroniques

L’association accès)s( cultures électroniques promeut depuis 2000 la création artistique électronique et numérique dans le champ des arts plastiques, de la vidéo, du cinéma, de la musique et du spectacle vivant. Au travers de ce courant artistique, accès)s( interroge les effets de la généralisation des technologies sur nos cultures et nos sociétés. Privilégiant une approche artistique, culturelle et anthropologique, accès)s( propose en partage les enjeux du monde de demain.

acces-s.org

Le festival accès)s( est un événement pluridisciplinaire autour d’un thème qui se renouvelle chaque année. L’édition 2017, dont le commissaire invité est Christian Delécluse, porte sur les « machines sensibles » et s’interroge sur les liens physiques et émotionnels qui nous lient aux machines. Ce faisant, il se posera la question de l’origine des machines, de leur existence et de leur devenir, objet de cet appel à projets.


la gaîté lyrique

Lieu de création multidisciplinaire, d’initiation et de vie, la Gaîté Lyrique explore les cultures populaires éphémères contemporaines et leurs formes artistiques émergentes. À travers des expositions, des conférences, des projections, des concerts et des ateliers, elle accompagne les pratiques numériques et fraie un chemin dans la complexité d’un monde fait d’informations, de flux et de chiffres.

gaite-lyrique.net


le bel ordinaire

Pensé comme un espace d’art contemporain à dimension européenne, le Bel Ordinaire est un outil de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées (CAPBP) unique en Aquitaine et dédié à la diffusion, l’accueil en résidence et la pédagogie. Recherchant une complémentarité avec l’École supérieure d’art des Pyrénées, le Bel ordinaire partage auprès de tous les publics, son intérêt pour la jeune création, les nouvelles formes et les émergences artistiques dans le domaine de l’art contemporain.

belordinaire. agglo-pau.fr


Pourquoi participer? 

  • pour bénéficier d’un cadre de création artistique privilégié (2 résidences)
  • pour exposer dans un festival international
  • pour rencontrer des acteurs importants de la création numérique contemporaine
  • pour prendre le temps de réfléchir à l’impact de nos choix technologiques sur l’évolution de nos sociétés
  • pour le plaisir de participer à un projet motivant et décalé.

Les conditions :

  • être majeur et avoir moins de 35 ans (si groupement, au moins une personne)
  • maîtriser des outils d’expression artistique (si groupement, au moins une personne)
  • maîtriser des outils de réalisation technique (si groupement, au moins une personne)
  • être disponible sur l’intégralité des temps de résidence + la semaine du festival

Comment candidater ?
Remplissez Le FORMULAIRE EN LIGNE (ci-dessous) en y incluant un lien vers un dossier au format ZIP (IMPÉRATIF) d’une taille de 5 Mo maximum, contenant les éléments suivants :

  • une présentation écrite du projet (1 à 2 pages maximum)
  • une description esthétique du projet (croquis, dessins, photos, vidéos, sons…)
  • les besoins matériels (un budget de production et une fiche technique sommaires)
  • un portfolio présentant les réalisations précédentes
  • tout autre élément susceptible d’aider à la compréhension de votre projet.

Date limite de candidature : 07 avril 2017.
Les candidatures peuvent être individuelles ou en binôme incluant au moins un artiste (par exemple les projets associant un artiste à un chercheur seront acceptés).
Le dossier eut être téléchargeable depuis votre propre serveur ou depuis mediafire.com.


Critères et processus de sélection :
Compteront en particulier : l’originalité et l’esthétique des projets, ainsi que leur pertinence au regard des enjeux sociétaux contemporains.
Les différentes phases de sélection des dossiers seront faites par un jury extérieur composé de professionnels de l’art, du commissaire de l’exposition et des membres de chacune des partenaires impliquées.


calendrier :
7 avril : dépôt des candidatures
15 avril : sélection de 8-10 artistes invités à participer au laboratoire de création de la Gaîté Lyrique
28 avril – 05 mai : Laboratoire de création à la Gaîté Lyrique. Les projets seront retravaillés avec des personnalités extérieures, artistes, scientifiques, philosophes, critiques d’art, ingénieurs, et la version finalisée fait l’objet d’une présentation finale.
15 mai : annonce des projets retenus pour la résidence de production (1 à 4 projets selon les budgets)
12 – 30 juin : résidence de production au Bel Ordinaire à Pau. La production est financée et techniquement accompagnée par les structures partenaires (mise à disposition d’atelier de construction, accompagnement technique, partenariat avec un fablab, achat des matériaux, prise en charge de l’hébergement).
11– 14 octobre : exposition de tous les projets (ceux conçus durant le laboratoire de création à la Gaîté Lyrique et ceux produits au Bel Ordinaire) pendant la 17 e édition du Festival accès)s( . Cette exposition pourra être étendue jusqu’à 9 semaines (sous réserves).


Conditions de prise en charge :
accès)s( cultures électroniques et ses partenaires fourniront un appui logistique, technique et artistique. Les projets retenus par le comité de sélection seront encadrés durant toute la durée des projets, du 15 avril jusqu’au festival, et plus particulièrement pendant le laboratoire de création à la Gaîté Lyrique et la résidence de création au Bel Ordinaire.
Une enveloppe globale est allouée à la production des projets ainsi que la rémunération des artistes.
L’hébergement sera pris en charge pendant la résidence au Bel Ordinaire et des solutions d’hébergement chez l’habitant seront proposées pour les participants qui ne résident pas à Paris pendant le laboratoire de création de la Gaîté Lyrique. Les frais de transport seront également pris en charge dans la limite de 1 voyage A/R par participant (ou 2 voyages A/R pour les artistes sélectionnés pour la résidence au BO).
En cas de sélection, les porteurs de projets s’engagent à être disponibles sur le temps du festival accès)s( 2017 et sur les temps d’accompagnement en amont de la réalisation. Les auteurs sélectionnés seront également invités à participer aux rencontres organisées dans le cadre du festival afin d’y présenter leur projet.


Contact :
Pauline Chasseriaud, directrice d’accès)s(
direction@acces-s.org

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ACTION, ÉNACTION, L'émergence de l'œuvre d'art

Publié le 20 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

ACTION, ÉNACTION, L'émergence de l'œuvre d'art

Cet ouvrage se propose de s'interroger sur la façon dont les paradigmes issus des technologies contemporaines, du numérique en particulier, ont une incidence sur les processus de création artistique, dès lors que les artistes ont recours, problématiquement, à ces technologies. Les contributions présentes traitent de trois grands thèmes : L'émergence numérique, L'acte plastique et L'action énactive.

 
Xavier Lambert, 2017, ACTION, ÉNACTION, L'émergence de l'œuvre d'art, Paris, L'Harmattan: Ouverture philosophique, 266 pages , 26,50 euros.
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LES LIMBES

Publié le 19 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans théâtre

LES LIMBES

LES LIMBES - ETIENNE SAGLIO / MONSTRE(S)

Dimanche 26 Mars 2017 - 15:00

En famille à partir de 10 ans

 

Magicien et jongleur formé aux écoles du Lido et du Centre National des Arts du Cirque, Etienne Saglio est un compagnon de route de la compagnie 14:20, avec laquelle il invente le mouvement artistique de la magie nouvelle. Dans ce spectacle, il joue avec les objets et les matières pour nous plonger dans la noirceur onirique des limbes.

Un homme en proie à ses fantômes s'éloigne de la rive et s'enfonce alors doucement dans les Limbes. Cet étrange voyage nous plonge au cœur d'un conte symbolique peuplé de créatures magiques. L'inanimé prend la Vie et nous laisse médusés. Hantés.

« À la mort d'une personne, suit une période de veillée permettant aux membres de l'entourage de s'habituer à la mort d'un proche. Mais le mort a aussi besoin de ce temps pour s'habituer à son nouveau statut. Dans beaucoup de traditions, d'ailleurs, la mort de la personne est suivie d'un voyage durant lequel le mort vit différentes aventures accompagné par un guide. Une sorte de guide des âmes qui les accompagnent jusqu'au royaume des morts. C'est ce voyage que j’invente afin de vous le conter. » Etienne Saglio

Magicien et jongleur, Etienne Saglio est un compagnon de route de la compagnie 14:20, avec laquelle il invente le mouvement artistique de la magie nouvelle « art dont le langage est le détournement du réel dans le réel ». Dans ce spectacle, il joue avec les objets et les matières pour nous plonger dans la noirceur onirique des limbes.

Un homme en proie à ses fantômes s'éloigne de la rive et s'enfonce alors doucement dans les Limbes. Cet étrange voyage nous plonge au cœur d'un conte symbolique et fantastique peuplé de créatures magiques.

Matérialité tangible, visions, cauchemars, projections se superposent et troublent les perceptions du public. Chez Etienne Saglio, des marionnettes se mêlent à des hologrammes ou à des surfaces plastiques au gré d’un combat ou d’une danse avec l’interprète. Un spectacle offrant des moments suspendus, éphémères, à la féérie rare. 

Durée : 55 min

 

Le « Petit Prince » de l'effet hallucinatoire nous emmène dans les coulisses d'un entre-deux-mondes, celui des limbes. Le jeune homme au manteau rouge et son double à la tête de mort, la quasi-obscurité, les ombres, la lumière blanche au fond du tunnel, l'âme matérialisée par un fantomatique long voile blanc… tout y est. En contrepoint, la musique baroque de Vivaldi sublime le tout.

Télérama Sortir _ Stéphanie Barrioz

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MÉCANIQUES REMONTÉES

Publié le 18 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans exposit

MÉCANIQUES REMONTÉES
25.03 > 06.08.2017
Vernissage public samedi 25 mars à partir de 14h
 
Zimoun investit les espaces du CENTQUATRE-PARIS avec ses sculptures sonores pour sa plus grande exposition. Constituées de petits objets (cartons, balles, petits moteurs...), ses œuvres envoûtent le visiteur, tout en modifiant sa perception de l'espace.
 
Direction artistique : José-Manuel Gonçalvès
 

AU PROGRAMME

317 moteurs à courant continu préparés, sacs en papier, conteneur maritime, 2016
Créée pour la foire d’art Art Basel en 2016, cette installation est présentée pour la première fois en France. Dans ce conteneur, environ 300 sacs en papier recouvrent la surface visible. Un dispositif les fait bouger afin qu’ils produisent des bruissements et de petits mouvements. Les installations de Zimoun sont des expérimentations à vivre. Conçue pour une personne à la fois, cette œuvre est un bon exemple de l’immersion dans laquelle l’artiste veut plonger le visiteur. Ce dernier passe sa tête dans un espace inclusif, qui l’entoure totalement. Seul dans cette espèce de gigantesque casque 3D, isolé de l’extérieur, on l’invite à rester silencieux et à se concentrer sur ce qu’il voit et entend. Comme pour les autres œuvres de Zimoun présentées dans l’exposition, c’est une architecture visuelle et sonore que l’on amène le visiteur à explorer.

49 bétonnières préparées, 2017
Pour cette nouvelle œuvre, 49 bétonnières sont rassemblées sous la halle. Chacune d’entre elles renferme des petits matériaux divers, qui produisent des sons spécifiques. L’installation peut être perçue comme un ensemble, ou comme des éléments individuels, chacun produisant ses propres sons uniques. Zimoun s’intéresse aux matériaux simples du quotidien et à usage industriel. Dans chaque installation, des dispositifs mécaniques activent les matériaux et génèrent des sons. Pour cette nouvelle installation, le dispositif est la machine elle-même. C’est la première fois que Zimoun travaille avec ce type de machine, empruntée directement du domaine industriel.

276 moteurs à courant continu préparés, bâtons de bois de 2,4 m, 2017
La première version de cette installation, créée récemment pour le MAC à Santiago de Chili, recouvrait un mur entier. Au CENTQUATRE, l’artiste l’a étendue à tous les murs de l’Atelier 0. Cette fois-ci, des centaines de bâtons en bois de 2,4 mètres rebondissent frénétiquement sur les murs. Le visiteur est totalement entouré par l’œuvre, aussi bien visuellement qu’acoustiquement. Comme le carton, Zimoun aime utiliser le bois dans ses installations, pour sa qualité esthétique brute et ses multiples possibilités d’exploitation.

658 moteurs à courant continu préparés, pelotes de coton, boîtes en carton 70 x 70 x 70 cm, 2017
Le carton est l’un des matériaux historiques de Zimoun. Pour le CENTQUATRE, l’artiste a créé une installation monumentale, directement liée à sa série iconique basée sur du carton. « Ses riches propriétés acoustiques et son système modulaire, mais aussi le matériel en lui-même et son esthétique m’intéresse, » explique Zimoun. « De plus, c’est un matériau déjà recyclé et on peut s’en procurer partout localement. » Sur les murs, environ 650 petites pelotes de coton tapent contre des boîtes en carton. Plongé dans l’œuvre, le visiteur est invité à écouter et à regarder l’espace environnant. Il n’y a pas d’interprétation unique pour les œuvres de Zimoun, mais il cherche à stimuler l’esprit du visiteur, qui peut ensuite donner lieu à toutes sortes d’associations et de connexions.

600 moteurs à courant continu préparés, 58 kg de bois, 2017
Chaque salle de l’exposition comporte une œuvre basée sur un dispositif. Ici, le sol est recouvert de petits morceaux de bois, mis en mouvement par des dispositifs fixés sur des bases en bois. Comme dans d’autres œuvres de Zimoun, l’installation peut être vue comme un ensemble dans lequel chaque individu développe son propre comportement au fil du temps, mais en même temps tous les éléments individuels fusionnent en un seul dispositif-organisme. Initialement présentée dans un grand espace blanc au Musée des Beaux Arts de Le Locle (Suisse), cette œuvre est exposée cette fois-ci dans une salle noire. L’attention du visiteur se focalise directement sur le mouvement et les sons des morceaux de bois rebondissant au sol. Cette nouvelle version d’une œuvre existante montre comment Zimoun aime expérimenter et remettre en scène une installation, en lien avec un nouveau contexte et espace.

400 moteurs à courant continu préparés, blocs en bois, 2017
Dans cette nouvelle œuvre, l’artiste a placé 400 petits blocs en bois sur une plateforme en bois. Le visiteur peut se promener autour et apprécier les variations sonores et sa perception visuelle. Il n’y a pas d’interprétation juste ou donnée pour les œuvres de Zimoun. En constante évolution, elles ne racontent pas une histoire spécifique, n’ont pas de début ni de fin. Bien au contraire, le but de l’artiste est de créer une répétition qui pourrait être infinie, une situation qui permet de se concentrer sur les événements qui résultent des vibrations produites à un instant T.

255 moteurs à courant alternatif préparés, 328 kg de lattes de toit, 1,8 km de corde, 2015
L’art de Zimoun fait preuve simultanément d’ordre et de chaos. Cette installation, présentée pour la première fois en 2015 au Knockdown Center à New York et plus tard dans la même année pendant la Nuit Blanche dans une caserne de pompiers désaffectée du dixième arrondissement, peut s’apparenter à une foule dansante, ou une forêt délirante, où les arbres agissent bizarrement. Mais en regardant de plus près, on se rend compte que chaque latte de toit est mise en mouvement par son propre dispositif permanent. D’une certaine manière, les installations de l’artiste évoquent les organismes naturels, évoluant selon leur propre logique. Comme dans la nature, il n’y a pas d’artifice, les sons sont aussi proches que possible de ce que l’on voit.

400 moteurs à courant continu préparés, fil d’apport de 0,1 mm, 2009 / 2010
Imaginé en 2009-2010, le concept de cette installation comporte un autre matériau pris du monde industriel. Techniquement très proche de 276 moteurs à courant continu préparés, bâtons de bois 2,4 m, 2017 présentée dans l’Atelier 0, cette installation produit un son et une atmosphère totalement différents à cause du matériau en lui-même, ainsi que la forme et le rythme que l’artiste impulse aux éléments. Comme pour d’autres pièces, Zimoun a recrée cette installation pour l’espace du CENTQUATRE. Le couloir est exploité dans toute sa longueur, avec une ligne mouvante de fil d’apport qui s’y dessine.

untitled (titre en cours)
Dans l’atelier de Zimoun, il y a toujours des idées et des prototypes qui attendent de prendre la forme d’une installation. Cette nouvelle œuvre combine un sol en bois et des éléments en caoutchouc reliés à des dispositifs. Alors qu’ils tombent au sol, ils produisent de fortes vibrations à basse fréquence. Exploitant la pièce toute entière, cette installation crée un autre univers immersif qui peut être ressenti physiquement par le visiteur. Comme une peinture abstraite, le spectateur peut donner du sens aux événements qui s’y passent ou se délecter d’une œuvre d’art d’une manière abstraite.

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Vive le meilleur des mondes : hypertechnologique et robotisé

Publié le 17 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

Vive le meilleur des mondes : hypertechnologique et robotisé

Un essai présentant les découvertes en nanotechnologie, biotechnologie, informatique et sciences cognitives, qui devraient profondément bouleverser la vie humaine. Ces innovations peuvent aussi bien annoncer un progrès réel qu'un monde cauchemardesque : le robot de compagnie, la production hors-sol, la police prédictive, la thérapie génique, le transhumanisme, les minicentrales nucléaires, etc. 

Vive le meilleur des mondes Chaque jour, mille nouveautés surgissent. Combien de chercheurs en France ? Quatre cent mille. Combien dans le monde ? Dans les huit millions. Ils cherchent, ils cherchent. Et ils trouvent. Nanotechnologies, biotechnologies, informatique, sciences cognitives : leurs trouvailles sont déjà fabuleuses. Et ils nous promettent plus fabuleux encore. Ils nous promettent des découvertes qui vont révolutionner nos vies. Un monde meilleur. Le meilleur des mondes. Qu'ils soient au service de start-ups ou de multinationales surpuissantes, ils ne veulent que notre bien. Notre bonheur. Notre épanouissement. Enfin, grâce à la technoscience, nous allons être heureux ! Heureux, car plus performants. Nous serons des « hommes augmentés » de multiples prothèses, d'interfaces cerveau/ordinateur, bardés de toutes sortes de capteurs. Nous pourrons accéder à l'immortalité. Le monde sera intégralement connecté. Le climat sera finement régulé. L'énergie sera inépuisable, le travail effectué par des robots. Nous coloniserons Mars. Les hommes porteront des bébés. Un ascenseur spatial nous emmènera dans les étoiles. Nos frigos passeront leurs commandes au supermarché du coin. En cinquante courts chapitres, ce livre nous présente les découvertes les plus étonnantes et les promesses les plus grandioses. Et le monde vers lequel elles nous entraînent à grande vitesse, cauchemardesque ? Mais non, voyons ! Le paradis sur Terre...

 

Philippe Chambon, 2016, Vive le meilleur des mondes : hypertechnologique et robotisé, Hoëbeke, 184 pages, 18,00 euros.

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L’attachement aux cyber-choses : logiciels sentimentaux, love-bots et séducteurs de synthèse

Publié le 16 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

L’attachement aux cyber-choses : logiciels sentimentaux, love-bots et séducteurs de synthèse

Ce colloque se propose d’étudier les enjeux et les modalités de l’attachement aux substituts affectifs numériques, c’est-à-dire de comprendre comment, en amont – au niveau des concepteurs – et en aval – au niveau des utilisateurs – les humains fabriquent du lien affectif avec des entités issues des Technologies d’Information et de Communication. Qu’il s’agisse de petit copain pour écran tactile, de personnage « à aimer » (dating sim), d’épouse holographique ou de chatbot sexualisé, ces entités feraient utilement l’objet d’analyses portant sur la façon dont elles sont mises au point, appropriées, détournées, animées, aimées ou mises à distance par leurs utilisateurs.

Dates :
15-16 juin 2017

Lieu :
Université Paris Nanterre

Responsables du colloque et de la programmation :
•    Julie Abbou (Université Paris 13)
•    Agnès Giard (Université Paris Nanterre)

Argumentaire

Alors même que l’industrie des assistants virtuels, des robots de divertissement et des jeux de simulation assure le succès croissant d’interfaces programmées pour susciter l’empathie, une Commission en robot-éthique propose au Parlement Européen (le 16 février 2017) une charte « visant à empêcher les personnes de devenir émotionnellement dépendantes de leurs robots ». Pour la rapporteuse Mady Delvaux, qui définit de façon très large le robot comme un appareil connecté, ce projet vise à limiter « les risques d’instrumentalisation par le robot » et « permettrait d’éviter que des personnes âgées, malades, handicapées, des enfants, des adolescents perturbés, …, finissent par confondre l’homme et le robot, générant alors des problèmes inédits. »

Ce colloque se propose d’étudier les enjeux et les modalités de « l’attachement aux cyber-choses » (pour paraphraser Thierry Bonnot), c’est-à-dire de comprendre comment, en amont – au niveau des concepteurs – et en aval – au niveau des utilisateurs – les humains fabriquent du lien affectif avec des entités issues des Technologies d’Information et de Communication (TIC). Qu’il s’agisse de petit copain pour écran tactile, de personnage « à aimer » (dating sim), d’épouse holographique ou de chatbot sexualisé, ces entités feraient utilement l’objet d’analyses portant sur la façon dont elles sont mises au point, appropriées, détournées, animées, aimées ou mises à distance par leurs utilisateurs. Il conviendra de replacer ces processus d’attraction et/ou de distanciation dans un contexte socio-économique, voire politique, et de s’interroger sur les stratégies qui sous-tendent la mise en circulation de ces objets qui préfigurent les « intelligences artificielles » à venir, ne serait-ce qu’en fantasme.
Une telle analyse serait susceptible d’éclairer les controverses et les débats publics actuels.

Nous proposons 4 axes de réflexion :
1. La fabrique du simulacre (Conception de l’ersatz). Comment et par qui sont programmés les robots de dialogue ou les personnages de jeu de simulation ? Sur quels modèles sont déclinées les interactions (dialogues, activités, partages) proposées au « joueur » ? Quels scripts affectifs et sexuels sont élaborés pour rendre ces simulacres attachants ? Quelles performances de genre leur fait-on jouer ?
2. La pratique de l’amour (Usages de l’ersatz). Qui sont les consommateurs et consommatrices et suivant quel parcours en viennent-ils (ou elles) à utiliser ces objets ? Quels paramétrages et scénarios sont mis au point pour rendre l’objet plus « efficace » ou, au contraire, pour en désactiver le pouvoir ? Quelles négociations économico-sexuelles sont engagées avec le simulacre ? La remise de soi réciproque est-elle possible avec un simulacre ?
3. L’estime sociale (Imaginaires de l’ersatz). Dans quels contextes l’usage des ersatz affectifs est-il respectable ou au contraire moteur d’exclusion ? Quelles stratégies sont mobilisées par les utilisateurs-ices pour refouler le stigmate qui les frappe ? Quelle identité construisent-ils collectivement pour surmonter le discrédit ? À quel régime de représentations et de pratiques collectives font-ils appel pour reconquérir une estime sociale ?
4. Les confrontations culturelles (Résistances à l’ersatz). De quels conflits culturels ou quelles stratégies d’ingérence les ersatz affectifs sont-ils les vecteurs ? Comment sont traduites les réponses que Siri donne, par exemple, à la déclaration « Je t’aime » ? Comment les utilisateurs s’ajustent-ils aux objets qui manifestent leur origine étrangère ? Quelles frontières fait-on bouger lorsqu’on interagit avec un ersatz d’importation ?

Ce colloque, organisé par le Sophiapol (EA 3932) permettra de poursuivre sur le terrain des TIC une réflexion amorcée notamment par Latour, Bonnot, Grimaud ou Bouillier concernant ce que nous enseignent les objets sur nous-même lorsque nous les désirons. Il serait également intéressant d’examiner la raison pour laquelle certains objets sont soupçonnés de mettre les utilisateurs en danger dès lors qu’ils jouent sur la corde sensible des sentiments. On se méfiera plus, en Occident, d’une voix de synthèse à la chaude tessiture que d’un bracelet connecté ou d’une carte bancaire, deux objets qui pourtant, eux aussi, sont producteurs d’informations « qui vont aller sur les réseaux, et qui vont raconter ce que nous faisons » (Bouillier). Il ne s’agit pas de disqualifier ces craintes, bien sûr, mais de les prendre en compte comme un élément supplémentaire du problème que posent les ersatz émotionnels. Le problème étant de comprendre comment s’articulent – à travers eux – le désir et le rejet de l’autre autant que le désir et  le rejet de la norme.

Modalités de participation
Cet appel est ouvert aux chercheurs en anthropologie, sociologie, linguistique, game studies ou cultural studies.
Les propositions sont à envoyer à Agnès Giard : aniesu.giard@gmail.com avant le 30 Mars 2017.
Les auteurs dont les communications seront acceptées seront avertis par mail le 15 avril.

Comité scientifique

Julie Abbou, docteure en sciences du langage, enseignante contractuelle à Paris 13.
Philippe Combessie, Professeur des universités, sociologue, Directeur du Sophiapol (EA 3932), Université Paris Nanterre.
Laurent Di Filippo, Chargé de recherche au département R&D du Studio Ernestine à Strasbourg et membre associé au Centre de recherche sur les médiations (CREM), Université de Lorraine.
Agnès Giard, anthropologue, chercheur rattaché au Sophiapol (EA 3932), Université Paris Nanterre.
Emmanuel Grimaud, anthropologue, Chargé de recherche au CNRS, LESC-UMR7186, Université Paris Nanterre.
Roberte Hamayon, Directeur d’études émérite à l’EPHE.
Marie-Anne Paveau, Professeure en sciences du langage, EA 7338 Pléiade, Université Paris 13.
Denis Vidal, Directeur de recherche à l’Institut français de recherche sur le développement (URMIS-Paris Diderot), enseignant associé à l’EHESS et au Musée du Quai Branly.
Déroulement du colloque
Le colloque sera organisé par sessions de communication de 60 à 30 minutes chacune. Un temps de discussion sera laissé libre après chaque session.

Prise en charge
Aucun financement des participant-e-s n’est prévu pour le moment.
Pour plus d’informations, écrire à aniesu.giard@gmail.com.

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Laval Virtual 2017

Publié le 15 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans evenement

Laval Virtual 2017

19ème édition du 22 au 26 mars 2017

L’innovation et les nouvelles technologies sont des facteurs primordiaux de réussite pour le développement et la croissance des entreprises, tout secteur confondu.Depuis 1999, Laval Virtual est le salon de référence de ces évolutions et le leader européen dans les domaines des nouvelles technologies et usages du virtuel. Sur le salon cela se traduit par une affluence de visiteurs plus importante chaque année, 15 500 visiteurs en 2016, et par une diversification constante des secteurs d’activité représentés : Industrie, Patrimoine, Santé, Formation, Marketing, Culture,etc. Cette croissance renforce à chaque édition le statut incontournable de Laval Virtual qui réunit toute la communauté des nouvelles technologies.

UN PEU D'HISTOIRE

Créé en 1999 sous l’impulsion de l’ancien Ministre de la Recherche et Maire de Laval, François d'Aubert, le concept de “Laval Virtual” (imaginé par Bernard Taravel, Professeur à l'Université d'Angers, cocréateur du Futuroscope, Guy Le Bras, DG du GART et Simon Richir, Professeur aux Arts et Métiers ParisTech) est alors de réunir sur un même lieu, un grand nombre d’acteurs de la Réalité Virtuelle, allant de l’enseignement à la recherche en passant par les entreprises et le grand public. La mise en œuvre du concept “Laval Virtual” fut confiée à Jean-François Fontaine qui en assura la direction générale de 1999 jusqu’à son dixième anniversaire en 2008. Dès sa première édition en juin 1999, Laval Virtual rencontre un grand succès. Plus de 8 000 participants, une large couverture médiatique et une forte participation des universités japonaises, propulsent à cet instant Laval sur la planète des hautes technologies. Au fil des éditions, les Rencontres Internationales de la Réalité Virtuelle deviennent les Rencontres Internationales des Technologies et Usages du Virtuel, ne représentant plus seulement la Réalité Virtuelle dans son ensemble mais également la Réalité Augmentée, la 3D interactive, la Robotique, l’Internet des Objets et toutes les Technologies Innovantes et Convergentes. Grâce à une forte croissance de 20 % d'exposants en 2013, Laval Virtual s'est agrandi en 2014 : une extension de 1 000 m² s'est ainsi ajoutée dont 300 m² consacrés à l'exposition. La totalité de l'exposition atteind en 2016 5200m², une croissance qui va de paire avec la forte demande naissante des potentiels utilisateurs. Devenu incontournable pour les entreprises, les laboratoires et les universités qui travaillent au développement de la Réalité Virtuelle et Augmentée, le succès de Laval Virtual se poursuit avec l’émergence d’un nouveau projet à Laval : Laval Virtual Campus, qui verra le jour courant 2017.

 

LES DIFFÉRENTS PÔLES DE LAVAL VIRTUAL

Laval Virtual propose : deux expositions, une dédiée aux professionnelles, une seconde ouverte au grand public ; un forum d'investissement ; une StartUp area ; des tables rondes ; des conférences scientifiques ; des awards ainsi que des compétitions étudiantes.

Pour débattre, réfléchir aux outils qui feront le futur et rencontrer des professionnels :

  • L'exposition
  • LV Seminar
  • VRIC (conférences scientifiques)
  • Tables rondes

Pour relever des défis et être le meilleur dans votre domaine :

  • Laval Virtual Awards
  • Revolution
  • Startup Contest
  • Virtual Fantasy
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