Corps en Immersion

MUTEK MX - Festival internacional de creatividad digital

Publié le 19 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans festivals

MUTEK MX - Festival internacional de creatividad digital

MUTEK est une plate-forme pour la diffusion et le développement de la créativité numérique dans le son, la musique et le sarts-visuels. Son mandat est de fournir une plate-forme pour le sartistes les plus originaux et les plus visionnaires qui travaillent actuellement dans ces domaines, avec l'intention de fournir un espace d'initiation et de découverte pour le public.

L'activité principale de MUTEK est la présentation annuelle du festival du même nom, qui se passe dans la ville de Montréal (Québec, Canada), depuis 2000. Depuis sa première édition, le festival MUTEK s'est distingué comme un évènement international qui héberge une coupe programme de bord. En terme de contenu, le champ du festival s'efforce d'être diversifié ayant pour intérêt l'expérimentation et le côté ludique présent dans la créativité numérique. Le programme du festival MUTEK tente de créer un paysage sonore qui soutient l'innovation de la nouvelle musique et des arts du numérique. C'est un monde d'innovation constante et incessante raffinage, "MU" dans MUTEK se réfère consciemment à la notion de "mutation".

Edition MUTEK.MX est une co-production de cette plate-forme pour notre pays, dans le cadre de l'initiative de porter ces lignes directrices MUTEK dans un circuit international. Depuis 2003, MUTEK.MX a eu lieu en différents formats et dans différentes villes (Mexico, Guadalajara, Tijuana et Guanajuato). MUTEK.MX MUTEK est une partie du réseau qui s'étend à l'Amérique du Sud et en Europe, en fournissant une plate-forme essentielle qui favorise et explore le vaste contenu artistique (à découvrir la programmation sur le lien ci-dessous), ce qui reflète une effervescence culturelle, réelle et globale.

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MCD #75 – ARCHÉOLOGIE DES MÉDIA

Publié le 18 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans ouvrage

MCD #75 – ARCHÉOLOGIE DES MÉDIA

L’archéologie des média est quasiment inconnue en France, bien qu’elle ait plus de vingt d’existence. Pourtant, elle a produit (et continue de produire) des effets majeurs dans le champ de la création, de l’exposition, de la médiation, de la conservation et de la théorisation des œuvres médiatiques et numériques. Héritant d’esprits indisciplinés deMarshall McLuhan, de Michel Foucault et de Friedrich Kittler, l’archéologie des média est multiple, inter- et a-disciplinaire. Le numéro MCD #75 sera à son image. 

 

Pour la première fois, MCD confie la direction d’un numéro à une école d’art. Au croisement de la création et de la conservation-restauration, l’École Supérieure d’Art d’Avignon, et en particulier le laboratoire PAMAL (Preservation, Archaeology, Media Art Lab), entre en dialogue, dans un esprit de questionnement et de diversité, avec ce courant atypique de la pensée d’aujourd’hui, qui interroge principalement la temporalité et la matérialité des média.

 

 

RETOUR VERS LE FUTUR

Nos premiers ordinateurs sont désormais au musée. Et nous sommes effarés par les faibles capacités de ces machines, avec leurs écrans cathodiques noirs et verts, qui ont symbolisé le futur immédiat dans les années 80/90. Comparées à celles de nos smartphones à écrans tactiles, leurs possibilités techniques et créatrices nous semblent bien dérisoires. Il en sera de même pour tous les artefacts électroniques de ce début du XXIe siècle. Et après, également. C’est une histoire sans fin qui ne fait que commencer.

C’est pour cela qu’il est temps de regarder en arrière. De contempler ces machines reléguées dans les oubliettes du passé qui ont permis à des pionniers, mi-artistes mi-techniciens, de défricher de nouvelles formes d’expression, de création. De faire en sorte que leurs réalisations demeurent visibles, perceptibles, au-delà des contraintes techniques, malgré le fait que leur environnement technologique soit en voie de disparition.

Faire en sorte que cette mémoire encore un peu vive ne devienne pas une mémoire morte… C’est à ce travail de mémoire — mémoire technique et mémoire artistique — que nous convie Emmanuel Guez, rédacteur en chef invité avec l’École Supérieure d’Art d’Avignon, au travers de ce numéro.

Un travail d’archéologie car il s’agit bien de mettre au jour, en lumière, des protocoles Internet oubliés, de l’électronique ancienne, des vieux pixels aux couleurs incertaines, etc., à une époque où l’on ne cesse de mettre à jour, dans l’urgence renouvelée, des logiciels pour des appareils à l’obsolescence programmée. Un travail de conservation pour éviter que l’art numérique ne se « fossilise » comme la fameuse et énigmatique pile électrique de Bagdad…

Un travail de passeur pour éviter que nos machines et nos créations ne deviennent incompréhensibles aux générations à venir; à l’image récente de ces enfants et adolescents « 2.0″ complètement déroutés par l’utilisation d’un walkman ayant appartenu à leurs parents… Ce qui relativise par ailleurs la portée du design appliqué et/ou des fonctions supposées intuitives. Mais c’est une autre histoire…

 

Laurent Diouf
Rédacteur en chef

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Ineracket, la veste caméléon pour se fondre dans son environnement.

Publié le 17 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans technologie

Ineracket, la veste caméléon pour se fondre dans son environnement.

La Ineracket est une sorte de veste/combi wearable contant au moins autant de LEDs que de capteurs. Elle a été mise au point par quatre brillants étudiants de la Oslo School of Architecture and Design qui se sont basés sur le principe du caméléon. Cette tentative de mimétisme animal repose sur les produits Adafruit : du code Florabella modifié pour l’occasion, des capteurs de couleurs ainsi que les librairies Neopixel. Ensemble, c’est comme si les éléments étaient rassemblés pour vous conférer le don de disparaitre dans votre environnement. 

Pour les vestes elles mêmes, ce sont des assemblages de bric et de broc du quotidien : combinaisons de peintre, couvertures de survie et consort s’offre grâce à ce projet une nouvelle vie sortant de l’ordinaire. Pour un premier projet, cette Ineracket est pleine de promesse et on attend avec impatience de voir ce que donnera la jeune équipe dans les mois à venir.

Ineracket, la veste caméléon pour se fondre dans son environnement.
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Humanités numériques 2015: Identités, pratiques et théories

Publié le 16 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans appel a communications

Humanités numériques 2015: Identités, pratiques et théories

Humanités numériques 2015: Identités, pratiques et théories

Conférenciers pléniers: Milad Doueih (Paris-Sorbonne), Jean-Guy Meunier (Université du Québec à Montréal) et Claudine Moulin (Université de Trèves)

Avec le changement des supports, des modalités de publication, des mécanismes de visibilité, d’accessibilité à l’information et de circulation des contenus, c’est l’ensemble de notre rapport au savoir qui se trouve remis en question. Notre colloque sera un lieu de discussion sur une recherche qui puisse structurer le développement d’une théorie et d’une pensée du numérique mais aussi l’implémentation de nouveaux outils de recherche, d’édition, de diffusion, d’encodage, de forage, de curation ou encore de visualisation et de représentations de données (textuelles, sonores, visuelles, etc.) conçus par et pour les sciences humaines et sociales. Nous sollicitons des propositions de communication en français portant sur des travaux en cours ou sur des travaux achevés. Les sujets abordés pourront inclure les thèmes suivants :

  • éditions électroniques ;
  • transformation des publications savantes scientifiques ;
  • système d’information géographique ;
  • humanisme numérique ;
  • nouveaux médias ;
  • création artistique ;
  • sociologie du numérique ;
  • musique et informatique ;
  • politique de l’accès libre ;
  • fouille de texte ;
  • numérisation ;
  • sciences de l’information ;
  • visualisation et interfaces ;
  • réalité augmentée ;
  • muséologie numérique ;
  • numérique et images en histoire de l’art ;
  • linguistique et traduction informatique ;
  • nouvelles formes d’éditorialisation ;
  • nouveaux espaces d’enseignement (MOOCs et SPOCs) ;
  • réseaux sociaux ;
  • études environnementales numériques ;
  • cyberinfrastructures ;
  • jeux vidéos.

Les propositions (de chercheurs établis ainsi que d’étudiants des cycles supérieurs) seront reçues jusqu’au 25 octobre via un formulaire en ligne. (Les résultats seront communiqués avant la fin novembre.) Certains étudiants pourront bénéficier d’une aide financière (il suffit de remplir la case prévue à cet effet dans le formulaire).

Il y a aussi possibilité d’organiser une séance thématique de trois communications. Chaque communication est soumise par le même formulaire en ligne mais il y a une case pour indiquer le titre de la séance.

Il est à noter que des ateliers de formation et un Hackfest auront lieu durant la journée du lundi 10 août avant le début du colloque. Des renseignements supplémentaires sur les ateliers seront disponibles sur le site web du colloque au courant de l’automne.

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DIGITAL WEEK 2014 À PARIS

Publié le 15 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans evenement

DIGITAL WEEK 2014 À PARIS
La Digital Week est le rendez-vous culturel et innovant qui a pour objectif de valoriser les artistes, les producteurs, les lieux de diffusion de la création contemporaine numérique. Venez découvrire cet évènement du 15 au 26 octobre, à Paris.
 
Cette première édition est labellisée "Automne Numérique" par le Ministère de la culture et de la communication. Elle fédère de nombreux lieux, événements, projets, rencontres, prix, et partenaires. 
 
La Digital Week est une co-production Art2MArte NuevoMCD, avec : 
 
LES PARRAINAGES
  • du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique,
  • du Ministère de la Culture et de la Communication,
  • et de la Mairie de Paris,
SOUS LES PATRONAGES
  • Axelle Lemaire - Secrétaire d’Etat, chargée du numérique,
  • Jean-Paul Huchon - Président du Conseil Régional d’Île-de-France,
  • Christophe Girard - Maire du 4e arrondissement de Paris - Conseiller régional d’Ile-de-France.
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Video Games Live à Paris

Publié le 15 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans evenement

Video Games Live à Paris

Video Games Live revient en France après 4 ans d’absence et présente son nouveau show Bonus Round !

Fan de jeux vidéo, VIDEO GAMES LIVE est l’évènement qu’il ne faut absolument pas rater ! Rendez-vous le mercredi 5 novembre au Palais des Congrès de Paris !

 

Créé, produit et présenté par le célèbre Tommy Tallarico, vous plongerez avec Video Games Live dans l’univers incroyable des musiques de jeux vidéo les plus connues (Super Smash Bros., Final Fantasy et beaucoup d’autres), jouées par un orchestre, des chœurs et des musiciens dont la réputation n’est plus à faire sur internet. Le tout sera accompagné simultanément par des vidéos, des lumières, des percussions électroniques, sans oublier l’interactivité avec le public. Le résultat est aussi explosif que détonnant : une expérience unique pour tous les gamers mais aussi les amoureux de la musique ! En effet, Video Games Live allie l’énergie d’un concert de rock au pouvoir et à l’émotion d’un orchestre symphonique, également combiné à la technologie, à l’interactivité, aux effets visuels et au divertissement que les jeux vidéo peuvent procurer.

 

En plus du nouveau show spectaculaire Bonus Round, vous pourrez prendre part à un concours de costumes (qui de Mario, Linke, Lara Croft , Batman, Pikachu… décrochera la palme d’or ?), à une compétition de Guitar Hero ou encore jouer à des démos et vous mesurer aux autres gamers.

 

Gamers, non-gamers, petits et grands, venez célébrer le jeu vidéo en musique aux VIDEO GAMES LIVE le mercredi 5 novembre au Palais des Congrès de Paris !

 

Vous pouvez réserver votre place en vous rendant sur le site ci-dessous, le prix des places allant de 45,50 € à 78,50 €.

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Au-delà des frontières. Hybridation des formes et des genres dans les littératures de l’imaginaire contemporaines (XXe-XXIe siècles)

Publié le 14 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans conférence, evenement

Au-delà des frontières. Hybridation des formes et des genres dans les littératures de l’imaginaire contemporaines (XXe-XXIe siècles)

COLLOQUE INTERNATIONAL CLARE/TELEM


Au-delà des frontières
 Hybridation des formes et des genres
dans les littératures de l’imaginaire contemporaines
(XXe-XXIe siècles)


Université Bordeaux Montaigne
 15-16-17 octobre 2014

Bibliothèque Municipale Mériadeck (Bordeaux)
Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine (campus, Pessac)

Écrivains invités :
François Coupry - Lionel Davoust - Jérôme Larré - Laurent Queyssi - Francis Saint-Martin



PROGRAMME

Mercredi 15 octobre
Auditorium de la Bibliothèque municipale de Bordeaux


 10h00 Ouverture du colloque


 Session 1 - Histoire(s) d'hybridations
Modérateur : Philippe Baudorre

♦ 10h15-10h40 - Lauric Guillaud (Université d'Angers)
Aux sources de la fantasy : la fièvre néo-médiévaliste et le roman d'aventures africaines

♦ 10h40 -11h05 - Patrizia D'Andrea (Université Paris4–Sorbonne)
Conquérant des grands espaces au-delà des frontières : John-Antoine Nau (1873-1918)

♦ 11h05-11h30 - Philippe Clermont (Université/ESPE de Strasbourg)
Des débuts de la SF moderne à l'hybridation contemporaine du genre : histoire d'un aller et retour du merveilleux

11h30-12h00 Discussion


 Session 2 - Au-delà des frontières du contemporain
 Modérateur : Gérard Peylet

♦ 14h-14h25 - Myriam White-le Goff (Université d'Arras)
L'hybridité constitutive de l'imaginaire et de l'écriture de Robert Holdstock

♦ 14h25-14h50 - María-Pilar Suarez (Université de Madrid)
La quête au-delà du graal : L´ange et la machine, un essai sur l´hybridation

♦ 14h50-15h15 - Laurent Bazin (Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines)
La douane volante : poétique de l'hyperspatialisation dans le roman contemporain pour adolescents

15h15-15h45 Discussion et pause.

♦ 15h45-16h10 - Conférence de Jean-Luc Rivera (Paris)
Hybridation des genres: la littérature policière de science-fiction

16h35-16h45 Discussion

16h45-17h35 - Table ronde
animée par Jean-Luc Rivera, avec Lionel Davoust, Francis Saint-Martin et Laurent Queyssi
Évolution de la littérature populaire de science-fiction ou de fantasy : vers une hybridation ?
 
Jeudi 16 octobre
Auditorium de la Bibliothèque municipale de Bordeaux


  Session 3 - Quand la science-fiction devient hybride...
Modérateur : Lauric Guillaud

♦ 9h15-9h40 - Roger Bozzetto (Université d'Aix-Marseille)
De drôles de genres, dans des mécanismes tordus

♦ 9h40-10h05 - Hervé Lagoguey (Université de Reims)
Dangereuses unions : l'homme et la machine, le désir et la mort dans Crash ! de J.G. Ballard

♦10h05-10h30 - Isabelle Périer (Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines)
Cette Chimère qu'est le steampunk...

10h30-11h00 - Discussion et pause

♦ 11h00-11h25 - Lionel Davoust (Rennes)
Créer Évanégyre, un monde de science-fantasy

♦ 11h25-11h50 - Gilles Menegaldo (Université de Poitiers)
Quelques modalités de l'hybridité générique dans le cinéma hollywoodien de SF contemporain : le cas du tech-noir

♦ 11h50-12h15 - Natacha Vas-Deyres (Université Bordeaux-Montaigne)
Catherine Dufour, la science-fiction au carrefour du mélange des genres

12h15-12h30 - Discussion

Session 4 - L'Italie, terre des hybridations ?
Modérateur : Roger Bozzetto

♦ 14h-14h25 - Stefano Lazzarin (Université de Saint-Etienne)
Le fantastique italien du XXe siècle : une littérature de l'hybride

♦ 14h25-14h50 - Beatrice Laghezza (Université de Saint-Etienne)
Un fantastique cosmogonique ? Fantastique et réalisme magique italiens entre cosmogonie et cosmologie

♦ 14h50-15h15 - Delphine Gachet (Université Bordeaux Montaigne)
Parole d'Evangelisti, ou la charge subversive du mélange des genres

♦ 15h15- 15h40 - Alessandro Scarsella (Université Ca'Foscari Venise)
Venise, lectures insolites entre suggestions gothiques et frissons fantastiques

15h40-16h15 Discussion et pause

♦ 16h15-16h45 - Conférence de Francis Saint Martin (Bordeaux)
Naissance et arborescence des genres de l'imaginaire

16h40-17h30 -Table ronde
animée par Natacha Vas-Deyres, avec Laurent Queyssi, Lionel Davoust, François Coupry et Jérôme Larré.
Pourquoi les auteurs sont-ils attirés par la création d'univers hybrides ?

Vendredi 17 octobre
Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine - Pessac

 

 Session 5 - Hybridations (trans)médiatiques
Modérateur : Anne Besson

♦ 9h00-9h25 - Jérôme Dutel (Université de Saint-Etienne)
Les genres issus des littératures de l'imaginaire dans le palmarès 2007 du festival d'Angoulême : NonNonBâ de Mizuki, Black Hole de Burns et Lupus de Peeters

♦ 9h25-9h50 - Charles Combette (Université Bordeaux-Montaigne)
Au confluent des genres - L'univers composite des super-héros

♦ 9h50-10h15 - Nicolas Labarre (Université Bordeaux-Montaigne)
Hellboy et le trait d'union super-héroïque

♦ 10h15-10h40 - Florence Plet (Université Bordeaux-Montaigne)
Les fabuleuses frontières de l'Humpur, du roman à la BD (Bordage & Roman)

10h40-11h10 - Discussion et pause

♦ 11h10-11h35 - Isabelle Casta (Université d'Artois)
DIMIDIUM COGNATUS ! Ou : la tragédie des métamorphes

♦ 11h35-12h00 - Claire Cornillon (Université Paris3-Sorbonne Nouvelle)
The X-Files, hybridation et fiction sérielle

♦ 12h00-12h25 - Jérôme Larré (Toulouse)
De l'hybridation des genres et des fictions dans les jeux de rôles

12h25- 12h40 - Discussion et clôture du colloque

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La critique à l’écran : les arts plastiques

Publié le 13 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans appel a communications

La critique à l’écran : les arts plastiques

Colloque international

« La critique à l’écran : les arts plastiques »

UPPA – Université de Pau et des pays de l’Adour et Médiathèque André Labarrère Du jeudi 8 au samedi 10 octobre 2015

Comité scientifique : Carole Aurouet (Université Paris-Est-Marne-la-Vallée), Gilles Mouëllic (Université Rennes II), Bernard Vouilloux (Université Paris-Sorbonne)

Organisateurs : Sylvain Dreyer (UPPA) et Dominique Vaugeois (UPPA)

Le colloque s’intéresse aux savoirs sur les arts plastiques transmis ou mis en jeu par la création audiovisuelle. Son principal objectif est de faire la lumière sur la difficile notion de « film sur l’art1 ». Cette notion est couramment employée mais elle reste ambigüe, au moins autant que la notion d’art elle-même. En effet, les films entrant dans cette catégorie sont la plupart du temps des films sur la peinture, même si certains concernent l’un des autres médiums ou dispositifs qui font la diversité des arts plastiques. Ainsi, les Journées Internationales du Film sur l’Art (Musée du Louvre), une des importantes manifestations françaises consacrées à ce type de films, a pu présenter récemment des rétrospectives autour du Land art (2012) ou des pratiques protéiformes de Fluxus (2013).

Au sein du vaste ensemble que constitue les « films sur l’art », nous nous intéressons spécifiquement à ceux qui ouvrent un espace critique, c’est-à-dire à ceux qui, par exemple, développent un point de vue, exhibent leur source d’énonciation ou articulent un discours à propos de l’œuvre traitée, à propos du medium ou à propos de l’art en général. La question centrale qui nous préoccupe est donc celle de la différence entre critique filmée et critique écrite traditionnelle. Convaincus avec Jacques Aumont que « l’image pense2 », la critique filmée apparaît comme une autre manière de construire une pensée sur l’art : une pensée apparemment non discursive et qui semble renoncer en partie à la puissance de l’analyse langagière, certes, mais une pensée qui peut recourir à l’imitation et prétendre « mieux donner à voir », dans l’espace comme dans le temps. On pense par exemple à la réinterprétation/réécriture des Ecrits sur l’art de Malraux que constituent les entretiens filmés, véritables œuvres audiovisuelles, de Jean- Marie Drot et Clovis Prévost. Dans une perspective proche, le lien entre le film sur l’art, l’histoire de l’art et la patrimonialisation n’est pas négligeable alors même que les questions muséales ont fait l’objet de nombreux ouvrages et numéros de revues récents : La Revue de l’art, La NRF (octobre 2013), L’album de l’art de Georges Didi- Huberman (dont le dernier chapitre est consacré au film d’Alain Resnais et Chris Marker, Les statues meurent aussi), Critique (n° spécial Le Musée sous réserve d’inventaire, juin- juillet 2014)

 

Cette réflexion débouche sur plusieurs questions connexes :

1. En quoi le vocabulaire propre au cinéma peut influencer le discours critique sur les arts plastiques, en particulier les notions de cadrage, de montage, de perception ou d’enregistrement ?

2. Peut-on penser que les films sur l’art répondent au rêve de réconcilier l’art, univers généralement perçu comme élitiste, avec le grand public, au moyen d’un medium réputé populaire ? Dans cette perspective, comment aborder les stratégies de production et de diffusion employées ?

3. Dans quelle mesure peut-on dire que certains films de fiction articulent un discours critique ? Nous pensons en particulier aux films qui reconstituent des tableaux (par exemple Passion de Godard en 1982), à ceux qui s’inspirent d’une esthétique issue des arts plastiques ou de la littérature (Buñuel), à ceux qui mettent en scène des artistes réels ou imaginaires (Pialat, Van Gogh, 1991 ou Tarkovski, Andrei Roublev, 1966), à ceux qui intègrent des techniques venues des arts plastiques (Greenaway, Le ventre de l’architecte, 1987) ou enfin à ceux qui font du musée leur espace fictionnel (Mark Lewis, Cinema museum, 2008). A cet égard, les discussions autour de L’Arche russe d’Alexandre Sokurov (2002) et de sa relation à la culture russe la plus institutionnelle illustrent certains des enjeux critiques et idéologiques à envisager en ce domaine.

4. Où passe la frontière entre « film sur l’art » et « film d’artiste » ? Dans le cas des formes contemporaines comme la performance ou l’installation, on peut se demander si les films qui rendent comptent de ces expériences sont à considérer comme des documents ou comme des œuvres à part entière. En tant que pratiques éphémères par définition, ces expériences sont généralement filmées – on pense au film Spiral jetty de Robert Smithson ou à Shoot de Chris Burden. Dès lors, où se situe l’œuvre ? Le film lui- même fait-il œuvre ou bien n’est-il que l’enregistrement d’une œuvre précaire qui n’existe que dans la durée de son accomplissement ?

 

Nous nous pencherons sur tous les supports possibles, tant analogiques que numériques, en essayant de rendre justice à tous les types de production : films de commande (muséale, de galerie ou de collectionneur), collections didactiques, films de cinéastes (pour le cinéma ou la télévision) ou films d’artistes. Les films pris en compte pourront concerner les arts plastiques dans toute leur diversité, en termes de medium comme de dispositif (peinture, sculpture, photographie, installation, Land art, happening, architecture, design...). Nous envisageons à l’avenir de nous retrouver au rythme d’un colloque tous les deux ans autour de nouveaux champs : les films sur la littérature (roman, poésie, essai), sur les arts vivants (théâtre, danse, cirque), sur la musique ou sur le cinéma lui-même.

 

Les propositions sous forme d'un résumé d'une page accompagnées d'un titre sont à adresser avant le 15 décembre 2014 à Dominique Vaugeois (dvaugeois@gmail.com) et Sylvain Dreyer (sylvain.dreyer@univ-pau.fr). 

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Miscible, performance de téléprésence entre Montréal et Rennes

Publié le 12 Octobre 2014 par Anaïs BERNARD dans performance

Miscible, performance de téléprésence entre Montréal et Rennes

UNE PERFORMANCE EN TÉLÉPRÉSENCE ARTISTIQUE
DANS LE CADRE DU PROGRAMME D'ÉCHANGES CROISÉS CONTAMINE
ENTRE LA SAT À MONTRÉAL ET LE DIAPASON À RENNES

 

Le 16 octobre prochain, Manuel Chantre et Mathieu Le Sourd offriront une unique représentation de MISCIBLE, une expérience audiovisuelle et interactive en réseau, à mi-chemin entre la performance et l’installation. Les publics de la Société des arts technologiques (SAT) à Montréal et du Diapason à Rennes participent simultanément à la création d’un spectacle audiovisuel en temps réel. Les deux artistes s’intéressent à une manière innovante d’aborder la télé-présence en lui donnant une dimension sensorielle et en proposant une expérience qui va au-delà de ce qu’offrent les moyens de communication actuels. Ils ont développé le projet avec trois enseignants chercheurs chimistes et électronicien de l’Université de Rennes1.

Dans le cadre d’une soirée arts et sciences, le public participera collectivement à la création de différents univers sonores et visuels en manipulant un dispositif multimédia qui transforme du matériel de laboratoire scientifique en outil de création numérique.

Le fil conducteur de l’œuvre est le rapprochement virtuel des deux lieux. Au fil de la performance, les actions des publics de Rennes et de Montréal se rencontreront puis s’intensifieront graduellement jusqu’à l’obtention d’une homogénéité parfaite: leur miscibilité. Miscible est une initiative du service culturel de l’Université Rennes 1, de la Société des arts technologiques (SAT) de Montréal avec l’appui d’Electroni[k] et les soutiens de Rennes Métropole, du Fonds Franco Québécois de Coopération Décentralisée, du Ministère des Relations Internationales du Québec et de la Ville de Rennes.

 

Ce projet est réalisé par le service culturel de l’Université de Rennes 1 avec la Société des Arts technologiques (SAT) dans le cadre de son programme de résidences croisées Contamine. Trois enseignants chercheurs et des étudiants de l’ESIR (université de Rennes1) se sont impliqués dans le projet ainsi que les chercheurs du Métalab de la SAT qui développent la technologie Scenic utilisée pour la Téléprésence artistique.

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