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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Articles avec #appel a communications catégorie

VISAGES À CONTRAINTES

Publié le 29 Mai 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

VISAGES À CONTRAINTES

VISAGES À CONTRAINTES - Formes du portrait à l’ère électro-numérique - des années 1960 au début du XXIe siècle

17-18 octobre 2017
Université Jean Monnet - Saint Etienne


ARGUMENTAIRE
Là où il y a visage, il y a problématisation du pouvoir : pouvoirs éthique, politique, esthétique, technique, médiatique (qui est peut-être tout cela à la fois). Rien d’étonnant donc que le visage soit aujourd’hui le théâtre d’autant de déchirements, au travers desquels se pose à nouveau l’éternel conflit entre iconoclasme et iconodulie. L’histoire du visage est celle de l’image et de sa capacité à troubler le réel et sa représentation. Et l’histoire actuelle de sa médiatisation technique – que ce soit du côté de sa reproduction ou de sa réception – nous oblige à en reconsidérer la nature. Le présent colloque se propose donc d’interroger la part active jouée par le champ technologique dans le déplacement, voire la réinvention, depuis les années 1960, du genre classique du portrait.


Comme l’indique à juste titre Hans Belting, « avec l’ère médiatique, l’histoire du visage a pris un nouveau cours » qui se caractérise par sa « consommation effrénée » (Belting 2013). Les visages sont partout, médiatisés par les affiches publicitaires, les magazines, les médias audiovisuels de masse, les réseaux sociaux (selfies, profils Instagram, Facebook etc.) - partout, mais également indifférenciés, par un trop plein de visibilité. Ils débordent également le seul cadre de la représentation en devenant les sujets objectifs de nos machines de vision automatisées : reconnaissance faciale, eye tracking, etc. Même dans leur effacement, leur occultation politique, religieuse, esthétique (Rainer, Bacon, Aziz + Cucher…) les visages sont des appareils symboliques qui supplantent la face comme simple surface en en codifiant les traits (principe de visagéification, pour reprendre la terminologie Deleuzienne). Et c’est là également l’une des fonctions du portrait – en tant que transport du visage : celle de travestir les traits physionomiques en semblant de signification. À la fois « il reproduit, il interpelle et il est fondé de pouvoir » (Nancy 2014).


Si les théories du cinéma, de la vidéo et des nouveaux médias (Deleuze 1983-85, Aumont 1995, Thely 2002, Cauquelin 2003…) ont su problématiser l’articulation entre le domaine technique et la re-présentation du visage - à travers par exemple l’esthétique du gros plan - son histoire s’inscrit dans un héritage plus ancien. En effet, dès le XVe siècle le portrait – considéré comme forme occidentale et profane de figuration du sujet individuel – s’appuie sur une articulation étroite entre visage (du modèle), progrès des techniques de représentation, et interfaces de vision. À titre d’exemple, l’amélioration des techniques de fabrication des miroirs (« miroirs vénitiens »), au début du XVe siècle, permettra au reflet d’investir l’espace de représentation, soit comme objet de production de l’image (le miroir en tant que modèle de figuration), soit comme sujet représenté. Dans le premier cas, le miroir - qui est appareil de vision - permettra, si non l’émergence, du moins le développement de l’autoportrait en tant que forme picturale. Il induira l’émancipation de l’artiste lui conférant le statut de sujet de figuration autonome (Autoportrait de Dürer, de 1500 ; Autoportrait au miroir de Le Parmesan, de 1503). Parallèlement, son inclusion dans l’espace pictural conduira à une redéfinition de la place spectatoriale, en intégrant celle-ci dans le principe de figuration de l’œuvre et en en autorisant la représentation, et par la même occasion la possible portraitisation du spectateur (Les époux Arnolfini de Jan Van Eyck, 1432).


Cette intrication entre donnée technique et représentation du visage sera prolongée au XIXe siècle par l’invention de la photographie et du cinématographe. Puis, au XXe siècle, les « contraintes » technologiques imposées par les appareils de capture et de reproduction provoqueront à la fois l’isolement de la face ainsi que son grossissement (principe du gros plan). Dans la seconde moitié du XXe siècle, l’adoption par les artistes des médias électroniques, puis électro-numériques, mettra en évidence la négociation souvent violente entre le cadre restrictif et contraignant imposé par l’appareil de vision et l’émergence du visage-portrait. Isolés, extrêmement rapprochés, sur-cadrés, dévisagés, électrifiés, les visages vidéographiques de Vito Acconci (Open Book, 1974), de Bruce Nauman (Lip Sync, 1969), de Gary Hill (Primary, 1978), de Ulf Langheinrich et Kurt Hentschläger (Modell 5, Granular Synthesis, 1994), souligneront la force procédurale exercée par nos machines sur l’émergence d’une forme de visagéité médiatique symptôme de notre époque contemporaine. Elle se prolongera dans les formes hybridées, recomposées, numérisés, synthétisées, lissés, d’expériences photographiques comme celles menées par Aziz + Cucher (Dystopia, 1994), Orlan (Selfhybridations, 1998-2002), ou encore Robert Gligorov (Orange Face, 1997). Puis, avec les projets interactifs de Luc Courchesne (Portrait One, 1990), ou plus récemment de Vincent Elka (Sho(u)t, 2007), le portrait renouera avec le dispositif inclusif hérité de la modernité - Les Ménines (1656) de Velasquez, etc. – en englobant le corps du spectateur dans le circuit court du face-à-face avec l’image simulée.


Enfin, le genre du portrait n’est pas seulement à chercher du côté de la représentation, de l’image destinée à être vue par le spectateur. Un nombre foisonnant de dispositifs automatisés actuels font du visage individuel – et spectatorial - un espace d’observation constant. Les techniques de reconnaissance faciale, d’analyse oculaire (eye tracking) permettent de déplacer la notion de portrait du côté de la machine en train d’observer le sujet. On parle bien de « portrait robot », pour qualifier cet ensemble d’informations, d’indices, qui rendent possible l’identification et la description d’une personne donnée. Dans ce contexte particulier la notion d'inter-face trouve le lieu adéquat de sa définition : un face-à-face, un « entre les visages » - pour reprendre une formule chère à Peter Sloterdijk – entre une face réelle (celle du spectateur), et l'autre simulée (l’œil de traitement numérique). Que ce soit par des procédés d'analyse émotionnelle ou de suivi de regard, le visage est au centre du fonctionnement cognitif de la machine, et, avec lui, celui des œuvres qui en exploitent les principes, comme par exemple Taken (2002) de David Rokeby, Eye Code (2007) de Golan Levin, ou encore Physiognomic Scrutinizer (2009) de Marnix de Nijs.


Le présent colloque permettra d’interroger cette double articulation entre, d’une part, le visage en tant qu’objet de représentation, de monstration, et de l’autre, le visage comme objet d’observation et d’analyse machinique. Il ne sera pas nécessairement question de tisser une histoire du portrait médiatisé contemporain, mais plutôt de réfléchir aux inflexions, voire aux redéfinitions de la nature du portrait en tant que forme classique de l’histoire de l’art et de l’étude esthétique. La période choisie – des années 1960 à aujourd’hui – tend à circonscrire un cadre historique dans lequel les technologies électroniques et électro-numériques semblent s’imposer massivement dans les modalités de construction et de réception des œuvres. Cette imposition technologique nous fait donc avancer l’idée de « visages à contraintes », au travers de laquelle se tisse ce lien d’interdépendance (« contrainte », de constringere : « lier ensemble, enchaîner, contenir »), de réciprocité immédiate, entre opération technologique et émergence de nouvelles visagéités.


AXES THÉMATIQUES (liste non restrictive)
- Représentation du visage de la seconde moitié du XXe au XXIe siècle
- Visage et techniques numériques de représentation
- Histoire du portrait contemporain
- Reconnaissance et analyse faciale dans le champ de l’art
- Visage appareillé et arts numériques
- Systèmes d’identification
- Interfaces oculaires
- Visage et duplication mécanisée
- Visage recomposé
- Portrait, représentation de soi et réseaux sociaux
- Identité et art en réseau
- Anthropologie du visage et de sa représentation
- Visage augmenté et prothèses faciales
- Expressivité faciale et jeu instrumental
- Visage, oralité, textualité
- Visage interfacé et mise en récit
- Mapping facial
- Visage cartographié
- Morphing 


CALENDRIER
- Soumission des résumés : 15 juin 2017 (3000 signes min.)
- Notification aux auteurs : 30 juillet 2017
- Conférence : 17-18 octobre 2017
- Envoi des textes définitifs pour publication : 30 novembre 2017


CONTACT
Vincent CICILIATO : vincent.ciciliato@univ-st-etienne.fr


SOUMISSION
Les propositions de communication (résumé au format .doc ou .pdf, de 3000 signes minimum) sont à envoyer par courrier électronique (vincent.ciciliato@univ-st-etienne.fr), avant le 15 juin 2017.


COMITÉ D’ORGANISATION
Vincent CICILIATO – Maître de conférences - Université Jean Monnet – Saint-Étienne
Laurent POTTIER – Maître de conférences HDR - Université Jean Monnet Saint-Étienne
Marc VEYRAT – Maître de conférences - Université de Savoie Mont-Blanc


COMITÉ SCIENTIFIQUE
Vincent CICILIATO – Maître de conférences - Université Jean Monnet Saint-Étienne
Sébastien DENIS – Professeur – Université Jules Verne Amiens
Florent DI BARTOLO – Maître de conférences - Université Paris-Est Marne-la-Vallée
Thierry DUTOIT – Professeur – Université de Mons
Itzhak GOLDBERG – Professeur émérite - Université Jean Monnet Saint-Étienne
Anna GUILLó – Maître de conférences HDR – Aix-Marseille Université
Sophie LECOLE – Maître de conférences - Université Toulouse II Jean Jaurès
Laurent POTTIER – Maître de conférences HDR - Université Jean Monnet Saint-Étienne
Marc VEYRAT – Maître de conférences - Université de Savoie Mont-Blanc
Karen O’ROURKE – Professeur - Université Jean Monnet Saint-Étienne
Françoise PARFAIT – Professeur - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Anolga RODIONOFF - Professeur - Université Jean Monnet Saint-Étienne

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De l’esthésiologie. La réappropriation du sensible et du sensoriel dans la littérature et les arts des XXème et XXIème siècles

Publié le 19 Mai 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

De l’esthésiologie. La réappropriation du sensible et du sensoriel dans la littérature et les arts des XXème et XXIème siècles

Appel à communication
Colloque jeunes chercheurs qui aura lieu en Belgique (Louvain-la-Neuve) en mars 2018.

L’objectif poursuivi par le colloque vise à:
- creuser l’enjeu politique qui peut être rattaché au sensible, dans la lignée des réflexions de Rancière (Le partage du sensible ; La chair des mots), d’Agamben (Moyens sans fins ; L'Usage des corps ; La Puissance de la pensée ; L’ouvert) et d’Esposito (Catégories de l’impolitique ; Communauté, immunité, biopolitique) notamment ;
- investiguer différentes « esthétiques du sentir » (Maldiney) et philosophies de la perception sensorielle (lien par exemple aux situations-limites telles que la surdité, la cécité, etc.), afin de voir dans quelle mesure une telle approche permet de toucher aux limites de concepts tels que, par exemple, la synesthésie ;
- questionner les modalités de la création du sensible, observer comment l’art et la littérature ont pu approcher et se confronter au sensible, comment ils ont pu donner une voix, une parole, à ce « monde muet » (Ponge) qu’il constitue, soit en s’y cognant -- car il est brut --, soit en le déployant -- à partir de sa modalité informe ;
- saisir comment, par le truchement du sensible, l’art et la littérature permettent non seulement d’ouvrir l’existence humaine, en faisant « vibrer quelque aspect privilégié ou inaperçu de l’expérience » (Dewitte), mais aussi d’aiguiser les mécanismes d’appréhension sensorielle du monde.

Autour d’une logique et d’une dynamique de la rencontre -- car suivant la perspective développée par Deleuze ou Maldiney entre autres, sentir est avant tout rencontrer -- qui peut s’opérer soit sur le mode du dialogue, d’une certaine aménité, soit sur celui de la confrontation, du dissensus (Rancière), on mettra en lumière la manière dont les mises en forme littéraires et artistiques, qui valorisent une appréhension du monde investie et singulière, permettent de se réapproprier le sensible et, à l’avenant, la sensorialité, dans un monde régi par l’économique et les discours dits “d’efficacité” (médiatiques, technocratiques, administratifs, publicitaires, etc.) qui canalisent, normatisent, contrôlent.

Les propositions de communications concerneront les domaines des littératures francophones, de la théorie littéraire, des études culturelles, des arts. Une attention particulière sera portée aux arts et littérature hypermédiatiques (numériques), en cela qu’ils représentent actuellement une des formes artistiques les plus foisonnantes en expérimentations en raison de leur relative nouveauté et de leur institutionnalisation quasi inexistante.

Sans constituer une liste exhaustive ou restrictive, les sujets, axes de réflexion et approches suivant(e)s pourraient être abordé(e)s :
- Théorie des affects et des émotions ; le pathique, l’esthésique
- Politique de l’art et de la littérature
- Les esthétiques des « sentirs corporels » autres que le visuel (i. e. l’haptique, l’auditif)
- Les imaginaires et représentations du corps et de la corporéité
- L’écopoétique
- Le rapport intime/extime, mais aussi forme/informe
- La tension matériel/immatériel
- Le multiple, l’hétérogène, le mobile, l’intotalisable
- L’expérience de l’incontrôlable, de la perte de repères, du non-savoir
- ...

Le colloque sera organisé autour de panels de conférencier.e.s présentant des communications de 20 minutes, chacune suivie d’une période de questions. L’une ou l'autre intervention (performance) artistique est également prévue.
Les propositions (titre et résumé, entre 250 et 500 mots), accompagnées d’une notice biobibliographique, sont attendues pour le mercredi 31 mai 2017 et doivent être transmises à Corentin Lahouste (corentin.lahouste@uclouvain.be (link sends e-mail)) et à Charline Lambert (charline.lambert@uclouvain.be (link sends e-mail)). Les personnes dont la proposition aura été retenue seront recontactées début juillet 2017.

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L'Utopie au présent (Carthage)

Publié le 14 Mai 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

L'Utopie au présent (Carthage)

Colloque international: L’UTOPIE  AU  PRÉSENT 
organisé par :                                                                                                                             L’Université de Carthage       
L’Institut Supérieur des Langues de Tunis
L’Unité de Recherches : Approches Transversales en Littérature et en Langue (A.T.L.L)       
En partenariat avec l’Académie Bait-el-Hikma, Carthage                                                                                  
Lieu : Académie Bait-el-Hikma, Carthage, Tunis.
Date : 16-17  novembre 2017                                                                                                                                                                                                                                                                          
        Cinq cents ans après l’ouvrage fondateur de Thomas More, une littérature  multidisciplinaire et de réflexion ne cesse d’accompagner les sciences et les arts : des ouvrages se rééditent, des nomenclatures et des typologies se dessinent. Un tour d’esprit, une tradition et une conscience utopistes  continuent de marquer une grande partie de notre culture.        
        La  notion autour de laquelle  nous voudrions placer les actes du colloque touche à des lieux de création et de réflexion  qui favorisent  la rencontre de sensibilités et de compétences d’horizons divers et qui suscitent  un questionnement et un dialogue  nourris  sur l’utopie  comme discours (musical, pictural, littéraire, idéologique,etc.) ayant son vocabulaire, sa syntaxe et sa stratégie, comme figures de l’imaginaire, comme  territoires où se logerait l’altérité,  comme construction  concrète, comme symptôme, comme fantasme ou comme fantaisie.
        L’histoire a fait les utopies et les utopies font et défont encore l’histoire. Elles sécrètent leur antidote dans l’autre utopie, la dystopie, allergique aux enchantements fallacieux. Le meilleur des mondes  peut couver son gène schizophrénique et connaitre une imparable sclérose. Il convient  de considérer, à ce propos, la  confiscation des utopies  et leur  dévaluation par différentes instances. La déroute des  élans utopiques s’est surtout traduite par « un affaiblissement de l’horizon d’attente, par un étranglement de la perspective temporelle », véritable « pathologie de l’avenir obscurci ». Si le concept d’utopie peut avoir encore un sens et une pertinence, c’est peut-être dans la restauration de cet horizon, en se posant comme projection. La vocation de l’art, imbu  de ses pouvoirs  d’anticipation, n’est-elle pas de nous  mettre   à la limite des possibilités actuelles du monde, à nous donner à voir  les lieux  de ce qui n’est pas encore? Plutôt que de dresser un catalogue des utopies contemporaines ou des projets « futuristes » actuels, l’ambition de ces rencontres est  de réfléchir à la question de la survivance, aujourd’hui, sous quelles formes et à quelles fins, de la pensée utopique. Au-delà des différentes représentations et autres transpositions sémiotiques de la notion, la réflexion portera sur le devenir même du concept d’utopie.

 

Des propositions de communications sont attendues autour des axes suivants :                                                               
a- L’utopie comme paradigme épistémologique et artistique.                                                       b- Territoires de l’utopie.                                                                                                               
c- Mythes projectifs  de l’utopie.                                                                                                   
d- L’utopie comme oxymore : illusoire vérité  et anticipation du présent                                       e- L'idéologie et l'utopie : deux expressions de l'imaginaire social                                               f- Paradoxes de l’utopie (totalitaire, ascétique et uniformisant d’un coté, libertaire et épicurien, de l’autre) 
g- Hétérotopies, dystopies, utopies fermées, utopies ouvertes.                                                   
h- Utopies et universalité.

Modalités de soumission des propositions :                                                                                                                                         

  • Date limite de soumission des propositions de communication : Dimanche 11 juin 2017 (délai de rigueur)                                                          
  • Acceptation/refus des propositions : 30 juin  2017    
  • Les propositions seront présentées sous la forme d’un document Word d’une  page, comprise  entre un minimum de 1000 signes et un maximum de 2000 et comprendront 5 mots clés : elles devront mentionner nom et prénom, discipline d’origine, statut, rattachement institutionnel de l’auteur et adresse électronique.                                        
  • Les propositions seront rédigées en Times New Roman de 12 points, interligne 1,5. Le fichier informatisé du résumé envoyé aux organisateurs par voie électronique sera simplement nommé par les nom et prénom de l’auteur.
  • Les propositions de communication seront adressées exclusivement à :                           bechirbenaissa@gmail.com 
  • Les communications pourront être données en arabe, en français ou en anglais.            
  • Prévoir de participer à la totalité du colloque au cours duquel des tables-rondes seront organisées avec la participation des intervenants. 

Comité scientifique

Mme Alia Baccar-Bornaz (U. Manouba) 
M.Béchir Ben Aissa (U. Carthage)
Mme Houda Ben Hamadi (U. Carthage)
M. Med Ridha Bouguerra (U. Carthage & U. Manouba) 
Mme Amina Chenik (U. Carthage)
M. kamel Gaha (U. Tunis El-Manar)
M. Chaabane Harbaoui (U. Carthage)
M. Mounir Khelifa (U. Carthage)
* Coordinateur du Colloque : M. Béchir Ben Aissa  (U. Carthage) 
 
RESPONSABLE : Béchir Ben AISSA (ISLT- U. Carthage)
ADRESSEAcadémie Bait El-Hikma (Carthage-Tunis))

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L'imaginaire (Revue Alkemie, n°20)

Publié le 1 Mai 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

L'imaginaire (Revue Alkemie, n°20)

L'imaginaire
Appel à contribution pour le numéro 20 d’Alkemie
Revue de littérature et philosophie
 
Dans un de ses Fragments verticaux, le poète argentin Roberto Juarroz écrit : « La prétention de vouloir atteindre la raison détourne la pensée et la transmue en une rigide statuaire mentale. Se retenir au-dessous de la raison permet peut-être par contre d’entrevoir des territoires plus libres de la création humaine, tels que la poésie ou certains paysages inespérés de l’imagination. Un peu moins de raison peut nous conduire à un peu plus de raison. » Ainsi, l’imaginaire relèverait-il davantage d’une raison déraisonnée, déraisonnante que d’une raison déraisonnable. L’imaginaire est un élargissement du territoire du réel, un déploiement hercynien de nos sens. Il convoque une sorte de mémoire collective, originelle, creuset des mythologies, des religions, de toute œuvre d’art, et même de certaines découvertes scientifiques. En mathématiques, pour résoudre certaines équations, certains problèmes insolubles avec les nombres réels, un savant suisse, Leonhard Euler, eut l’idée géniale d’inventer un nombre imaginaire i, tel que i² = -1, démultipliant indéfiniment les possibilités de calcul et de raisonnement.


L’imaginaire, donc, comme secours, recours au réel. Il n’en propose pas une herméneutique, mais en est plutôt le prolongement transgressif, parfois rédempteur. Husserl définissait l’image comme une intuition participant de ce qu’il appelle la pensée flottante des choses en soi, « entre être et non-être », qui convoque une porosité sensorielle d’ordre fluente, esquissée et réfléchie, au sens où l’image procède du miroir, de la réflexion radicalement subversive de la perception du réel.


    Pour Cornelius Castoriadis, l’imaginaire est l’expression de notre puissance de création. Une sorte de démiurgie de la réalité à dimension humaine, qu’il pourrait être tentant de ramener à la Weltanschauung schopenhauerienne, malgré les indénombrables passerelles existant entre réel, rationnel et imaginaire, ces points cardinaux de notre présence au monde. Ainsi, l’imaginaire serait au réel l’équivalent du rêve du papillon pour le philosophe dans la célèbre fable de Tchouang-Tseu : une permutation, transmutation indéfinie, sans élucidation possible.


Thierry Gillyboeuf
Les contributions, inédites et en langue française, sont à envoyer jusqu’au 1er juin 2017. Les textes doivent être transmis au comité de rédaction, à l'adresse mihaela_g_enache@yahoo.com (en format Word, 30 000 signes maximum, espaces compris). Nous vous prions d'accompagner votre article d’une courte présentation bio-bibliographique (400 signes) en français, d'un résumé (300 signes) et de cinq mots-clefs en anglais et en français.


Date limite :


Site de la revue Alkemie : http://www.revue-alkemie.com
Directrice : Mihaela-Genţiana STĂNIŞOR (mihaela_g_enache@yahoo.com)

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Penser au-delà de l’homme : Limites, frontières et fins de l’humain

Publié le 25 Avril 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Penser au-delà de l’homme : Limites, frontières et fins de l’humain

Penser au-delà de l’homme : Limites, frontières et fins de l’humain
Organisé par: La Faculté des Lettres de l’Université Charles (FF UK) et le Centre français de recherche en sciences sociales (CEFRES)
Pragues, 5-12 juillet 2017
 
Cette UEE pragoise entend répondre à l’urgence théorique, éthique et politique consistant à repenser la figure de l’humain à partir de ce qui a été traditionnellement conçu comme son extérieur. Nous questionnerons les différentes façons de délimiter le propre de l’homme, en portant une attention particulière à la violence cachée dans le geste de séparation entre l’humain et le non-humain, aux insuffisances de l’anthropocentrisme et aux risques que l’idée de l’homme comme mesure et maître de toutes choses comporte, ainsi qu’aux tentatives récentes de décentrer l’humain et de l’appréhender à partir de la nature, de l’animalité, de la pluralité des formes de vie et même des possibles transmutation ou disparition de sa forme actuelle.


Résolument interdisciplinaire, cette Université européenne d’été constituera un lieu de rencontres et d’échanges entre les sciences humaines – philosophie, études littéraires, sciences politiques, rhétorique, éthique, anthropologie, etc. – et les sciences de la nature, notamment la biologie et l’éthologie. Il s’agit, par ailleurs, d’une occasion unique d’engager un dialogue inédit et fécond avec des chercheurs venus de tous horizons, héritiers d’autres traditions. Afin de développer une critique convaincante de la thèse de l’exception humaine dans ses différents aspects et ses différentes répercussions éthiques et politiques, nous proposons d’orienter les travaux de cette UEE dans trois directions complémentaires : penser l’humain à partir de la nature, de sa frontière instable avec l’animal et, enfin, de son dépassement possible dans une perspective post-humaine.


Pour plus d’informations concernant le thème retenu pour cette édition, voir l’argument scientifique sur le site de l’OFFRES.


L’appel à candidatures de l’UEE 2017 s’adresse aux étudiants de niveau master et aux jeunes chercheurs francophones inscrits en thèse ou post-doc. Les frais d’hébergement des participants seront pris en charge par les institutions organisatrices. En revanche, les frais de voyages sont à la charge des participants. La répartition des candidats par ateliers s’effectuera sur la base des souhaits énoncés par chacun et en fonction du nombre de places disponibles dans chaque atelier.


Les formulaires de candidature dûment remplis sont à envoyer à l’adresse ueeprague2017@gmail.com avant le 30 avril 2017.


Comme dans les précédentes UEE du réseau OFFRES, le travail sera organisé en conférences plénières (le matin) et en ateliers thématiques (l’après-midi). Nous aurons cette année l’occasion d’entendre une quinzaine de conférenciers francophones (de France, de Belgique, d’Italie, d’Europe centrale et orientale) issus des différentes sciences humaines, mais aussi des sciences de la nature. Parmi les conférenciers invités : Jean-Christophe Bailly, Luís Manuel Bernardo, Jean-Marc Besse, Georges Bondor, Catherine Coquio, Felice Cimatti, Bernard Feltz, Josef Fulka, Daniele Giglioli, Thierry Hoquet, Nenad Ivić, Karel Kleisner, Chiara Mengozzi, Philippe Sabot, Maja Vukušić Zorica.


Les ateliers thématiques ont pour principale vocation la formation méthodologique à la recherche – notamment à la rédaction d’articles et de communications. Coordonné (de préférence) par deux responsables, chaque atelier comprend habituellement cinq à huit participants. Suite à la sélection des candidats, les responsables d’ateliers contacteront les participants afin de leur indiquer les textes à lire et les exposés à préparer avant le début de l’Université d’été.
 
Six ateliers thématiques sont proposés aux participants de l’UEE 2017 :
Atelier 1 – « Penser l’homme à partir de la vie. Éléments philosophiques pour repenser la différence anthropologique »
Dirigé par Jan Lockenbauer et Petr Prášek
Supervisé par Arnaud François
 
Atelier 2 – « Violence politique et déshumanisation »
Dirigé par Corneliu Bilba
 
Atelier 3 – «Désobéir pour le non-humain »
Dirigé par Ophélie Desmons et Diana Margarit
 
Atelier 4 – « La compagnie occidentale des spectres : économie, politique et épistémologie de l’être-hanté  »
Dirigé par Orgest Azizaj et Oriane Petteni
 
Atelier 5 – « L’humanité au-delà de l’humain : le mutant, l’androgyne, l’avatar, le surhomme »
Dirigé par Benedetta Zaccarello
 
Atelier 6 – « Monstres et monstruosités: limites externes et internes de l’humain à travers les âges »
Dirigé par Nenad Ivić et Maja Vukušić Zorica
 
Pour le descriptif du contenu et de la méthodologie des ateliers, voire le document La liste des ateliers UEE 2017, affiché sur le site de  l’OFFRES.

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L’attachement aux cyber-choses : logiciels sentimentaux, love-bots et séducteurs de synthèse

Publié le 16 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

L’attachement aux cyber-choses : logiciels sentimentaux, love-bots et séducteurs de synthèse

Ce colloque se propose d’étudier les enjeux et les modalités de l’attachement aux substituts affectifs numériques, c’est-à-dire de comprendre comment, en amont – au niveau des concepteurs – et en aval – au niveau des utilisateurs – les humains fabriquent du lien affectif avec des entités issues des Technologies d’Information et de Communication. Qu’il s’agisse de petit copain pour écran tactile, de personnage « à aimer » (dating sim), d’épouse holographique ou de chatbot sexualisé, ces entités feraient utilement l’objet d’analyses portant sur la façon dont elles sont mises au point, appropriées, détournées, animées, aimées ou mises à distance par leurs utilisateurs.

Dates :
15-16 juin 2017

Lieu :
Université Paris Nanterre

Responsables du colloque et de la programmation :
•    Julie Abbou (Université Paris 13)
•    Agnès Giard (Université Paris Nanterre)

Argumentaire

Alors même que l’industrie des assistants virtuels, des robots de divertissement et des jeux de simulation assure le succès croissant d’interfaces programmées pour susciter l’empathie, une Commission en robot-éthique propose au Parlement Européen (le 16 février 2017) une charte « visant à empêcher les personnes de devenir émotionnellement dépendantes de leurs robots ». Pour la rapporteuse Mady Delvaux, qui définit de façon très large le robot comme un appareil connecté, ce projet vise à limiter « les risques d’instrumentalisation par le robot » et « permettrait d’éviter que des personnes âgées, malades, handicapées, des enfants, des adolescents perturbés, …, finissent par confondre l’homme et le robot, générant alors des problèmes inédits. »

Ce colloque se propose d’étudier les enjeux et les modalités de « l’attachement aux cyber-choses » (pour paraphraser Thierry Bonnot), c’est-à-dire de comprendre comment, en amont – au niveau des concepteurs – et en aval – au niveau des utilisateurs – les humains fabriquent du lien affectif avec des entités issues des Technologies d’Information et de Communication (TIC). Qu’il s’agisse de petit copain pour écran tactile, de personnage « à aimer » (dating sim), d’épouse holographique ou de chatbot sexualisé, ces entités feraient utilement l’objet d’analyses portant sur la façon dont elles sont mises au point, appropriées, détournées, animées, aimées ou mises à distance par leurs utilisateurs. Il conviendra de replacer ces processus d’attraction et/ou de distanciation dans un contexte socio-économique, voire politique, et de s’interroger sur les stratégies qui sous-tendent la mise en circulation de ces objets qui préfigurent les « intelligences artificielles » à venir, ne serait-ce qu’en fantasme.
Une telle analyse serait susceptible d’éclairer les controverses et les débats publics actuels.

Nous proposons 4 axes de réflexion :
1. La fabrique du simulacre (Conception de l’ersatz). Comment et par qui sont programmés les robots de dialogue ou les personnages de jeu de simulation ? Sur quels modèles sont déclinées les interactions (dialogues, activités, partages) proposées au « joueur » ? Quels scripts affectifs et sexuels sont élaborés pour rendre ces simulacres attachants ? Quelles performances de genre leur fait-on jouer ?
2. La pratique de l’amour (Usages de l’ersatz). Qui sont les consommateurs et consommatrices et suivant quel parcours en viennent-ils (ou elles) à utiliser ces objets ? Quels paramétrages et scénarios sont mis au point pour rendre l’objet plus « efficace » ou, au contraire, pour en désactiver le pouvoir ? Quelles négociations économico-sexuelles sont engagées avec le simulacre ? La remise de soi réciproque est-elle possible avec un simulacre ?
3. L’estime sociale (Imaginaires de l’ersatz). Dans quels contextes l’usage des ersatz affectifs est-il respectable ou au contraire moteur d’exclusion ? Quelles stratégies sont mobilisées par les utilisateurs-ices pour refouler le stigmate qui les frappe ? Quelle identité construisent-ils collectivement pour surmonter le discrédit ? À quel régime de représentations et de pratiques collectives font-ils appel pour reconquérir une estime sociale ?
4. Les confrontations culturelles (Résistances à l’ersatz). De quels conflits culturels ou quelles stratégies d’ingérence les ersatz affectifs sont-ils les vecteurs ? Comment sont traduites les réponses que Siri donne, par exemple, à la déclaration « Je t’aime » ? Comment les utilisateurs s’ajustent-ils aux objets qui manifestent leur origine étrangère ? Quelles frontières fait-on bouger lorsqu’on interagit avec un ersatz d’importation ?

Ce colloque, organisé par le Sophiapol (EA 3932) permettra de poursuivre sur le terrain des TIC une réflexion amorcée notamment par Latour, Bonnot, Grimaud ou Bouillier concernant ce que nous enseignent les objets sur nous-même lorsque nous les désirons. Il serait également intéressant d’examiner la raison pour laquelle certains objets sont soupçonnés de mettre les utilisateurs en danger dès lors qu’ils jouent sur la corde sensible des sentiments. On se méfiera plus, en Occident, d’une voix de synthèse à la chaude tessiture que d’un bracelet connecté ou d’une carte bancaire, deux objets qui pourtant, eux aussi, sont producteurs d’informations « qui vont aller sur les réseaux, et qui vont raconter ce que nous faisons » (Bouillier). Il ne s’agit pas de disqualifier ces craintes, bien sûr, mais de les prendre en compte comme un élément supplémentaire du problème que posent les ersatz émotionnels. Le problème étant de comprendre comment s’articulent – à travers eux – le désir et le rejet de l’autre autant que le désir et  le rejet de la norme.

Modalités de participation
Cet appel est ouvert aux chercheurs en anthropologie, sociologie, linguistique, game studies ou cultural studies.
Les propositions sont à envoyer à Agnès Giard : aniesu.giard@gmail.com avant le 30 Mars 2017.
Les auteurs dont les communications seront acceptées seront avertis par mail le 15 avril.

Comité scientifique

Julie Abbou, docteure en sciences du langage, enseignante contractuelle à Paris 13.
Philippe Combessie, Professeur des universités, sociologue, Directeur du Sophiapol (EA 3932), Université Paris Nanterre.
Laurent Di Filippo, Chargé de recherche au département R&D du Studio Ernestine à Strasbourg et membre associé au Centre de recherche sur les médiations (CREM), Université de Lorraine.
Agnès Giard, anthropologue, chercheur rattaché au Sophiapol (EA 3932), Université Paris Nanterre.
Emmanuel Grimaud, anthropologue, Chargé de recherche au CNRS, LESC-UMR7186, Université Paris Nanterre.
Roberte Hamayon, Directeur d’études émérite à l’EPHE.
Marie-Anne Paveau, Professeure en sciences du langage, EA 7338 Pléiade, Université Paris 13.
Denis Vidal, Directeur de recherche à l’Institut français de recherche sur le développement (URMIS-Paris Diderot), enseignant associé à l’EHESS et au Musée du Quai Branly.
Déroulement du colloque
Le colloque sera organisé par sessions de communication de 60 à 30 minutes chacune. Un temps de discussion sera laissé libre après chaque session.

Prise en charge
Aucun financement des participant-e-s n’est prévu pour le moment.
Pour plus d’informations, écrire à aniesu.giard@gmail.com.

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La fabrication des corps au 21e siècle : Éduquer, soigner, augmenter, identifie

Publié le 13 Mars 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications

La fabrication des corps au 21e siècle : Éduquer, soigner, augmenter, identifie

Co-organisée par le laboratoire Lorrain de Sciences Sociales de l’Université de Lorraine (2L2S) et par la société d’émulation des Vosges (SEV), la deuxième édition du Festival International de Sociologie (FISO) a choisi de se saisir d’une autre importante question posée par Marcel Mauss dès 1934 et aujourd’hui remise au cœur des débats sociaux, politiques et scientifiques : celle du corps. Lieu de projection des normes et des valeurs façonnant une société dans une époque donnée, mais aussi, instrument par lequel être au monde et y agir, le corps constitue, en effet, un excellent analyseur du « social » (Bourdieu, 1980 ; Berthelot, 1988 ; Détrez, 2002 ; Fassin et Memmi, 2004). La multiplication des parutions et des manifestations scientifiques prenant le corps pour objet témoigne – s’il en était besoin – de la vitalité de la notion et de la vivacité des réflexions qu’elle suscite.


Mais la question du corps n’est pas seulement l’affaire des scientifiques. Elle est aussi celle des citoyens : le « corps est politique » comme nous l’ont tôt enseigné les mouvements féministes et il est aujourd’hui l’objet d’une dynamique de repolitisation tout à fait particulière. D’un côté, il devient un critère d’accès à des droits sociaux ou politiques fondamentaux (Fassin, 2010). Exposer son corps pour en montrer la « bonne tenue » ou les failles, en vue d’accéder à des aides sociales ou à des prestations compensant la perte d’autonomie, se soumettre à des procédures de mesure corporelle permettant d’apprécier l’âge, les états de santé psychique ou physique dans le cas des politiques migratoires contemporaines : les exemples sont légion. De l’autre, il est aussi utilisé pour défendre des visions tout à fait particulières de ce qu’est « l’humain » et de la manière dont il doit se (re)produire, se soigner, se réparer, s’améliorer ou mourir. C’est, en effet, au nom de la protection d’un corps « naturel » (dont la teneur est peu questionnée) que plusieurs mouvements sociaux, culturels et politiques agissent dans l’espace public en proposant des « bonnes manières » de concevoir et de faire naître les enfants, de recourir aux technologies de « réparation » du vivant ou à celles le faisant mourir (cf. les débats sur les nouvelles technologies de reproduction, sur l’utilisation des nanotechnologies, sur la fin de vie, etc.).


Ces débats superposent deux oppositions distinctes au cœur des réflexions que le FISO 2017 souhaite susciter : d’une part, une opposition entre un corps « naturel » et des cultures qui l’altèreraient ou le bonifieraient (par l’alimentation, les amputations, les marquages, les formes de travail, les soins, le sport, etc.) et se trouveraient hiérarchisées selon les complétions ou altérations corporelles ainsi induites ; d’autre part, une opposition entre le « corps naturel » et des « technologies » censées priver les sociétés de « repères naturels ». Or, nombre d’anthropologues et de sociologues invitent à considérer les corps humains comme inachevés (Leroi-Gourhan, 1964 ; Remotti, 2003 ; Diasio, 2012). Ils proposent de regarder les pratiques sociales qui les perfectionnent, les gouvernent et leur donnent sens (Shilling 1993 ; Turner 1995 ; Vigarello, 2004 et 2014), ainsi que celles qui les humanisent depuis la conception (que l’on pense à toutes les techniques de procréation assistée / rites de fécondité) jusque dans la mort (qui est donné pour mort : arrêt du cœur, mort cérébrale…). Les paléontologues ont, par ailleurs, montré combien la question de l’« humanisation » était indissociablement liée à celle des techniques ayant libéré la main, permis une réduction de la mâchoire (qui n’avait plus pour objet de couper, déchiqueter, broyer) et une modification de la boite crânienne engendrant la parole. Lévi-Strauss (1952) a conforté cette idée en remettant en cause la distinction entre nature et culture : toute idée de nature est culturelle puisqu’elle est une catégorisation humaine et il n’existe pas d’humains plus « naturels » ou plus « culturels » que
d’autres. Dans les années 1990, Latour (1991), Warnier (1999), Ingold (2000) ou Descola (2016 [2005]) ont également proposé de nouveaux modèles d’analyse. Les débats opposant des technologies déshumanisantes à des corps dont la naturalité vacillerait nous semblent donc à déplacer.


Une des manières de dépasser cette opposition schématique naturalité (corporelle) et artificialité (technologique) consiste à partir des techniques d’éducation, de (re)dressement, de réparation ou d’augmentation des corps de manière large – en ne les limitant pas au périmètre des nouvelles technologies biomédicales (biométrie, nanotechnologie, génétique, etc.) – mais en les inscrivant dans l’ensemble plus large des techniques et des objets à travers lesquels nous devenons et nous restons « humains ». Depuis les techniques permettant l’acquisition et la préservation de certaines habiletés corporelles (façons de marcher, de se tenir, de parler, d’interagir, de se repérer dans le temps et l’espace), jusqu’à celles nous permettant de résister à des formes de déclassement ou d’animalisation à certains moments de la vie (maladie, fin de vie, etc.), en passant par les techniques nous permettant de nous plier aux codes de civilité ou d’assumer des positions sociales et économiques, valorisées dans un contexte donné à un moment donné. Pour stimuler la réflexion, nous proposons les axes suivants mais ils ne sont aucunement exhaustifs.

 

Soumission des résumés de communications Les propositions de communication prendront la forme d’un résumé de 3000 signes maximum (espace compris) en faisant figurer le titre de la communication, vos nom et prénom, votre appartenance institutionnelle et votre adresse email. Elles sont à envoyer à fiso2017-contact@univ-lorraine.fr avant le lundi 27 mars 2017.
Le texte final de la communication, d’une longueur maximale de 35 000 signes (espace compris), devra nous parvenir au plus tard le 15 septembre 2017 (les consignes de présentation vous seront adressées avec le retour de la réponse du comité scientifique) en vue d’une publication scientifique.
Il ne sera pas possible de communiquer ni de figurer dans le programme sans s’être inscrit et sans s’être acquitté des frais d’inscription fixés à 60 € pour les personnes titulaires (enseignants-chercheurs, chercheurs, autres salariés titulaires…) et à 30 € pour les personnes non titulaires (doctorants, ATER, vacataires, chômeurs…). Ces frais couvriront une partie des dépenses liées à l’organisation du festival, dont les frais de restauration du midi qui aura lieu sur place.
Il vous sera demandé de vous inscrire sur le site du festival (http://Festival.sociologie.univ-lorraine.fr) et de renvoyer votre règlement uniquement par chèque (à l’ordre de l’Agent comptable de l’Université de Lorraine) ou bon de commande avant le 15 septembre 2017 impérativement à :


Virginie Vathelet
Université de Lorraine – 2L2S
23, boulevard Albert 1er - Campus Lettres et Sciences Humaines
BP 13397
54 015 NANCY Cedex


Calendrier

  • Projet de communication (3000 signes): 27 mars 2017
  • Réponse du comité scientifique: 22 mai 2017
  • Bulletin d’inscription + règlement à retourner: 15 septembre 2017
  • Envoi des communications (35 000 signes): 15 septembre 2017
  • Dates du colloque scientifique: 18, 19, 20 et 21 octobre 2017
  • Dates du Festival international de Sociologie: 16 au 21 octobre 2017
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Le temps du posthumain ?

Publié le 5 Février 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Le temps du posthumain ?
Journée d’étude « Le Temps du posthumain ? »
Université Paris-Diderot (Paris 7)
Salle P-Albouy, le 2 juin 2017
Date limite des propositions : 6 février 2017
 
En 1999, dans ses Règles pour le parc humain, Peter Sloterdijk écrit : « Celui qui s’interroge aujourd’hui sur l’avenir de l’humanité et les médias de l’humanisation veut au fond savoir s’il existe un espoir de juguler les tendances actuelles qu’a l’être humain à retourner à l’état sauvage. ». Ce que propose le texte de Sloterdijk, déclencheur de la question du posthumanisme en Europe, c’est une remise en question des fondements de l’humanisme classique à l’âge des biotechnologies. Celles-ci, capables d’agir sur la nature même de l’homme (par le code génétique ou la reproduction, par exemple), atténuent la frontière entre humanité et animalité, entre homme et machine, et conduisent à repenser la place de l’homme dans l’univers.
 
Si, comme le suggère Sloterdijk, on traduit « post » par « marginalement », le posthumain caractérise ce qui est devenu marginalement humain, autrement dit un état de l’homme dans lequel son humanité même est une donnée annexe. Le posthumain est un phénomène qui correspond à l’invasion de la marchandise et à son interférence dans le rapport que l’homme entretient avec la réalité. C’est au moment où ce rapport souffre d’une telle médiatisation qu’il entraîne une remise en cause de l’humanité elle-même. Le point de départ du posthumain est donc un constat de la fin, pas forcément sous forme apocalyptique et de lamento nostalgique et réactionnaire. C’est un effondrement beaucoup plus insidieux et apparemment indolore, qui s’insinue au sein des mentalités et fait que les hommes eux-mêmes intègrent leur propre anéantissement.
 
Il est possible d’identifier deux tendances dans le posthumanisme : une première, proche du transhumanisme, qui parle d’une certaine amélioration de l’être humain par sa transformation biophysique ; et une autre qui postule l’éventuelle autonomie des créations humaines comme les robots ou bien l’intelligence artificielle. Les paris sur l’avenir posthumain ont en commun un environnement où l’hyperconsommation et l’énorme puissance des médias sont les signes les plus clairs de la civilisation, tandis qu’en même temps l’homme voit sa vie réduite à la représentation d’une fonction attribuée sans aucune possibilité d’individualité, dans une énorme solitude. Mais plus largement, la question posée par le posthumanisme pourrait être : dans quelle mesure l’autre, produit par l’homme, lui permet-il de se comprendre lui-même ? Et dès lors, à quoi se réduit l’humanité ?
 
Au-delà d’une très riche tradition de science-fiction, il existe de nombreux artistes, réalisateurs et écrivains concernés par le sujet posthumain. Dans les arts plastiques, citons les artistes australiens Stelarc et Patricia Piccinini, le bio-artiste brésilien Eduardo Kac, le Tissue Culture & Art Projet, les Français Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin, l’Américain Mark Pauline. Dans le cinéma, la liste peut s’étendre de Fritz Lang, Metropolis (1927) à Spike Jonze, I’m Here (2010) et Her (2013), ou Shane Carruth avec Upstream Colors (2013), en passant par l’œuvre de David Cronenberg : Videodrome (1983), The Fly (1986), The Naked Lunch (1991), EXistenZ (1999), dont le personnage Allegra Geller, la plus célèbre conceptrice de jeux vidéo, affirme : « The world of games is in a kind of a trance. People are programmed to accept so little, but the possibilities are so great. ». Parmi d’autres, ajoutons les frères Wachowski, Brandon Cronenberg, Paul Verhoeven, Stanley Kubrick, Shinya Tsukamoto. Dans la littérature, des exemples sont donnés par Brave New World (1931) d’Aldous Huxley, 1984 (1949) de George Orwell et plus récemment Les Racines du mal (1995) ou Villa Vortex (2003) de Maurice Dantec, les deux trilogies de William Gibson, ainsi que Michel Houellebecq avec Les particules élémentaires (1998) et La Possibilité d’une île (2005).
 
Le posthumain existe, il est déjà parmi nous, il est essentiellement présent dans le questionnement qui redéfinit les contours d’une humanité. La journée d’étude « Le Temps du posthumain » se veut une journée d’échanges et de débats autour du posthumanisme et de ses manifestations contemporaines. Envisageant le posthumanisme comme un problème esthétique, philosophique, politique ou anthropologique, cette journée d’étude souhaite en explorer ses manifestations dans les arts visuels, la littérature, le cinéma, les jeux vidéo, etc. Quels sont les facteurs qui peuvent être évoqués pour expliquer le développement du posthumanisme ces dernières années ? À travers le constat d’une forte présence de la notion de posthumanisme dans les arts et la littérature, peut-on dire que nous sommes entrés dans une ère du posthumain ?
 
Modalités 
Les propositions de participation à la journée d’étude devront nous parvenir sous forme d’une problématique résumée (5000 signes maximum, espaces et notes compris) avant le 6 février 2017, par courriel à maudgrangerremy@gmail.com, emeline.jaret@gmail.com et carlosetello@gmail.com. Pour ceux qui auront été retenus, le texte des interventions sera à faire parvenir avant le 22 mai 2017 (40000 signes, espaces et notes compris). Les communications ne dépasseront pas 30 minutes. La journée d’étude aura lieu le vendredi 2 juin 2017, salle P-Albouy, à l’université Paris-Diderot – Paris 7.
 
Comité d’organisation 
Maud Granger Remy (docteure de l’université Sorbonne-Nouvelle – Paris 3 et de la New York University),
Émeline Jaret (doctorante à l’université Paris-Sorbonne –Paris IV)
Carlos Tello (doctorant à l’université Paris-Diderot – Paris 7)
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Immersion: en/jeux

Publié le 31 Janvier 2017 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Immersion: en/jeux

Appel à communication: « Immersion: en/jeux »
Journée d’étude organisée par les étudiantes et les étudiants de la concentration jeux vidéo et ludification de la Maîtrise en communication (UQAM)
Journée d'études : Immersion: en/jeux, le 19 mai 2017, à l'Université du Québec à Montréal (Québec, Canada)
 
Alors que les compagnies de jeux vidéo se targuent de plus en plus fréquemment de produire des jeux « immersifs », la notion d’immersion semble devenir un argument de vente de taille, méritant toutefois d’être questionné et employé de manière plus rigoureuse. En effet, l’immersion est un phénomène complexe, défini et redéfini par de nombreux théoriciens et théoriciennes issus de divers domaines (Brown et Cairns, 2004; Ermi et Mayra, 2005; Arsenault et Picard, 2008; Calleja, 2011, Therrien, 2013, etc.). La notion d’immersion demeure aujourd’hui fortement polysémique, teintée des différents champs d’études dans lesquels elle a été abordée.

Particulièrement importante dans les études littéraires et cinématographiques, l’immersion prend soudain un sens nouveau avec l’arrivée des médias interactifs, et plus particulièrement des jeux vidéo, qui amènent à repenser et à revoir la relation entre le monde fictionnel et le joueur. La particularité des productions vidéoludiques est d’avoir la capacité d’offrir à l’individu une expérience immersive à différents niveaux. Que ce soit sur le plan narratif, esthétique ou au niveau de la jouabilité et de la socialisation, l’immersion se manifeste de multiples façons et requiert une réflexion profonde sur les facteurs qui la déclenchent , ainsi que sur ses effets sur l’expérience vidéoludique globale vécue par un joueur et le processus même de production de jeux.

Depuis une dizaine d’années, avec l’émergence des études sur le jeu, plusieurs chercheurs s’interrogent, d’une part, sur la définition même de cette notion (Calleja, 2011; Therrien, 2013, 2014, etc.) et, d’autre part, sur les processus qu’implique cette dernière ainsi que ses répercussions chez les individus (Therrien, 2013, 2014; Csikszentmihalyi, 1990). Parmi ces recherches, on retrouve notamment le concept de continuum d’engagement-immersion de Brown et Cairns (2004) qui fait état des différents degrés d’immersion que peut atteindre un joueur : l’engagement, l’absorption et l’immersion totale . Avec sa notion de flow, Csikszentmihalyi contribue également aux réflexions en explorant le rôle des émotions positives et de la motivation sur le sentiment d’immersion (1990). Par ailleurs, certains chercheurs établissent d’emblée l’existence de différents types d’immersion (Ryan, 2001; Ermi et Mayra, 2005; Therrien 2014; Calleja, 2011), soit l’immersion « fictionnelle » ou « imaginative », l’immersion « sensorielle » (que certains qualifieraient de « présence ») et l’immersion « systémique » (basée sur le défi) (Arsenault et Picard, 2008).

Ainsi, l’existence de ces recherches et travaux sur l’immersion témoigne d’une certaine effervescence autour de cette notion, et ce particulièrement avec l’arrivée des technologies reliées à la réalité virtuelle. Ainsi, en plus d’offrir plusieurs visions du concept de l’immersion, les jeux vidéo nous amènent également à nous questionner sur le rapport qu’entretient le joueur avec le « réel ». En effet, les frontières entre le jeu et le monde hors-jeu semblent s’effriter lorsque l’un se superpose à l’autre (réalité augmentée). Sur la base de cette mise en contexte, les participantes et les participants à cette journée d’étude sont invité-e-s à réfléchir aux questionnements suivants, énoncés à titre indicatif et sans être exhaustifs :

  •  Aux postures éthiques, méthodologiques et épistémologiques liées à ce concept;
  •  Aux définitions que l’on peut attribuer au terme immersion;
  • Aux éléments constitutifs d’une expérience immersive;
  • Aux enjeux immersifs de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée;
  • Aux rôles du design de jeu dans l’immersion;
  • À l’utilisation de l’argument « immersion » dans l’industrie du jeu et le marketing des technologies et des jeux vidéo;
  • Aux nouveaux rôles de la biométrie et de l’analyse des données massives (en temps réel) dans le déploiement des stratégies d’immersion;
  • Aux nouvelles formes d’immersion ludique et à leurs frontières avec celles d’autres médias.

 
CONFÉRENCIÈRE INVITÉE
Fanny Barnabé, Ph.D
Université de Liège (Belgique)
Laboratoire Jeux et mondes virtuels
 
CALENDRIER
5 décembre 2016 : envoi de l’appel à communication
3 février 2017 : date limite de réception des propositions de communication (environ 500 mots)
24 février 2017 : notification aux auteur-e-s
19 mai 2017 : journée d’étude
 
Veuillez envoyer vos propositions à la responsable de l’événement, Maude Bonenfant, à l’adresse suivante: bonenfant.maude@uqam.ca
 
COMITÉ ORGANISATEUR
Jean-Nicolas Bédard
Maude Bonenfant
Alexane Couturier
Alexandra Dumont
Mathieu Fournier
Mathilde Savoie
Sophie Thériault
Gabrielle Trépanier-Jobin

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Immersion

Publié le 29 Septembre 2016 par Anaïs BERNARD dans appel a communications, Appel à communications

Immersion

RÉSUMÉ

Le dossier thématique du n°3 de la revue Études digitales est consacré à l'immersion. L’immersion dans une réalité virtuelle (VR), quel que soit le dispositif utilisé, a pour premier effet d’interroger le rapport que nous entretenons avec ce que nous désignons ordinairement comme « le réel ».

 

ANNONCE

Études digitales n° 3 : Immersion

Le n°1 de la revue dont le dossier thématique est intitulé « Le texte à venir » paraît ce mois de septembre 2016 chez Classiques Garnier. Nous proposons pour le n°3 la thématique suivante :

 

Argumentaire

L’immersion dans une réalité virtuelle (VR), quel que soit le dispositif utilisé, a pour premier effet d’interroger le rapport que nous entretenons avec ce que nous désignons ordinairement comme « le réel ». Quel est en effet le statut de cette réalité « seconde » qui vient se superposer, voire se substituer à une réalité « première » ? S’agit-il d’une simple illusion, d’une « fiction », ou d’un nouveau milieu de vie que nous expérimentons ? Les technologies digitales ne font-elles que développer notre capacité illusionniste de simulation du réel ou nous introduisent-elles dans une dimension nouvelle de la réalité calculée qui participerait de l’artificialisation croissante de la vie et l’expérience humaine ?

La notion d’immersion suppose la plongée dans un environnement différent, mais le seuil immersif est-il toujours perceptible ? Avons-nous la possibilité de nous immerger dans une réalité de substitution - et aussi d’en sortir - ou ne sommes-nous pas déjà totalement pris dans un environnement entièrement artificialisé qui finit par se naturaliser ?

La nouveauté des outils digitaux de VR tient au fait qu’ils ne sont pas simplement spéculaires : ils rendent possible des interactions qui font qu’à l’illusion du spectacle s’ajoute la possibilité d’y agir et interagir. L’illusion est alors dynamique et elle finit par constituer, comme dans les jeux vidéo, un véritable environnement au fort pouvoir de captation qui finit par « faire monde ».

En effet, il ne faut pas limiter le sentiment d’immersion aux simples prouesses techniques. L’immersion suppose également une forme d’acceptation. Un dispositif peut s’avérer doté d’un potentiel immersif plus grand qu’un autre plus sophistiqué techniquement s’il est capable de produire le sentiment immersif. De ce point de vue, les technologies digitales doivent se trouver dotées d’une puissance mythologique sans laquelle elles demeurent inopérantes. Une approche élargie de l’immersion doit aussi prendre en compte cette dimension d’attirance très forte pour le flux immersif qui à la fois socialise et désocialise en produisant un nouvel espace de croyance et d’appartenance, au risque de l’addiction et de la radicalisation.

 

Orientations du dossier
L’étude des environnements immersifs.
Les conditions de l’entrée et de la sortie dans les dispositifs.
Les capacités d’interaction au sein des dispositifs, la possibilité de simulation et de modélisation.
La capacité d’y développer des récits et d’y produire des mondes.
Les phénomènes de captation de l’attention, voire de l’enfermement.
La dimension mythologique et les modèles narratifs qui s’y développent.
La fonction du spectateur-acteur et les modes de sociabilité qui s’y développent.
La création de réseaux et de sous cultures.
La gamification de la culture et de l’apprentissage par immersion.


Modalités de soumission
Les articles seront envoyés à etudesdigitales@gmail.com

pour le 15 février 2017

accompagnés d’une courte biographie et d’un résumé.

 

Vous pouvez nous contacter avant cette date pour nous informer de votre projet d’article.

Les articles font entre 25000 et 40000 signes espaces comprises. Les références sont indiquées par des notes de bas de page. Les articles sont soumis à notre comité scientifique pour une lecture en double aveugle. La revue est publiée chez Classiques Garnier.

 

Directeurs de la revue
Franck Cormerais et Jacques Athanase Gilbert.

franck.cormerais@u-bordeaux-montaigne.fr

jacques.gilbert@univ-nantes.fr

 

Comité éditorial
Catellin Sylvie (Université Versailles Saint-Quentin)
Nicole Dewandre (adviser, UE)
Khatchatourov Armen (Telecom EM Paris)
Komur Greta (Université de Haute-Alsace)
Lefevre Anne (École Supérieure d’Architecture de Saint Etienne)
Olivier Le Deuff (Université de Bordeaux-Montaigne)
Loty Laurent (Paris IV, CNRS)
Antonioli Manola (ENSA Dijon)
Daphné vignon (Université de Nantes)
Marechaux Pierre (Université de Nantes)
Noyer Jean-Max (Université de Nice)
Vincent Puig ( IRI, Centre Pompidou)
Rey Olivier (CNRS)
Rousseaux Francis (Université de Reims/IRCAM)
Vitali-Rosati Marcello (Université de Montréal) –


Comité scientifique
Bachimont Bruno (Université de Compiègne) 
Béraud Philippe (Télécom Bretagne)
Bouchardon Serge (Université de Compiègne)
Catellin Sylvie (Université Versailles Saint-Quentin)
Carayol Valérie (Bordeaux-Montaigne)
Chantepie Philippe, inspecteur (Ministère de la  culture)
Chapelain Brigitte (Université Paris Nord)
Clivaz Claire (Université de Lausanne)
Bonnet Gilles (Université de Lyon 3)
Giffard Alain, (administrateur civil, Fondateur de Gallica)
Ertzscheid Olivier (Université de Nantes)
Fourmentraux Jean-Paul (Université Aix-Marseille)
Galinon-Ménélec Béatrice (Université du Havre)
Gefen Alexandre (Paris IV)
Ishida Hidetaka (Université Todaï, Tokyo)
Jauréguiberry Francis (Université de Pau, CNRS)
Kerouanton Jean-Louis (Université de Nantes)
Lakel Amar (Université Bordeaux-Montaigne)
Lescop Laurent (ENSA Nantes)
Mialet Hélène (Université de Californie, Berkeley)
Moore Gerald (Durham University)
Musso Pierre (Rennes2/ParisTech)
Peschanski Denis (CNRS, Paris 1 Sorbonne)
Prié Yannick (Université de Nantes)
Proulx Serge (UQAM Montréal)
Romele Alberto (Université de Porto)
Sack Warren,Université de Californie, Santa Cruz
Stiegler Bernard (Université de Londres/Goldsmith)
Nobert Hillaire (Université de Nice).


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DATES

mercredi 15 février 2017


MOTS-CLÉS

immersion, réalité, VR, récit, artifice, adhésion, captation, dispositif


CONTACTS

Jacques Athanase Gilbert
courriel : jacques [dot] gilbert [at] univ-nantes [dot] fr

 

 

SOURCE DE L'INFORMATION

Jacques Athanase Gilbert
courriel : jacques [dot] gilbert [at] univ-nantes [dot] fr

 

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