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Corps en Immersion

Une actualité dans les arts et les sciences à travers les corps pluriels.

Exposition: LaTôlerie.

Publié le 13 Mars 2014 par Anaïs BERNARD in exposit

Dans le cadre du Festival VIDEOFORMES 14

Dans le cadre du Festival VIDEOFORMES 14

Exposition du 20 mars au 6 avril 2014.

La Tôlerie
10 rue de Bien-Assis,-
63000 Clermont-Ferrand
Du mardi au samedi de 14h à 18h

 

Julien Piedpremier (conception et création visuelle) & Patrick Marcland (son) (France)
Sous le toit du monde (titre provisoire) - Label 2 DIGITS.
 

Sous le toit du monde est une installation immersive qui propose au spectateur de vivre une expérience ludique et collaborative.

La voûte céleste s'offre à nous et nous propose une interaction via notre smartphone ou un écran tactile fixé au mur, avec les planètes qui la composent. Ces planètes sont constituées de boîtes contenant des messages textuels et/ou vidéos laissés par les visiteurs durant la visite. Il leur sera possible de consulter ces messages ou de contempler simplement le ciel étoilé en mouvement, baignant dans une composition musicale originale. La création visuelle de Julien PIEDPREMIER aura pour but d'immerger le spectateur au-delà du cadre des écrans que nous avons l'habitude d'utiliser. Dans un univers "hors les murs", entre ciel et terre, où la voûte céleste interagit avec le spectateur et l'encourage à participer au processus de création.

La technologie unique développée par Catopsys permet une visualisation naturelle à 360 degrés et ne nécessite pas de lunettes spécifiques.

L'environnement sonore est conçu par Patrick Marcland durant une résidence au CIRM de Nice, partenaire de la création.

Un site Internet et des panneaux d'information pourront servir de lien pour diffuser les plus beaux messages dans le cadre de VIDEOFORMES 2014.

 

Jacques Perconte (France),
Puys - Label 2 DIGITS
 

Il y a quelques dizaines de milliers d’années les puissances telluriques dessinaient ces terres d’Auvergne. Des Puys se dégagent une énergie particulière. La terre rayonne. Le temps est différent. Il se suspend. C’est une donnée relative. Cette série de films génératifs explore les possibles modulations de ces images magiques. Et des couleurs captées, émergent quantité de tonalités qui appellent toutes les saisons de ces paysages.

 

Scenocosme (France),
Rencontres imaginaires
 

Rencontres imaginaires propose une mise en scène où les reflets réels se confondent avec les images virtuelles, donnent l’illusion d’une réalité déformée. L’installation présente une caméra et un écran qui agit comme un miroir. Lorsqu’un visiteur entre dans l’espace d’interaction, il se retrouve face à cet écran miroir. Celui-ci reflète son corps, son visage. Son reflet attire progressivement des mains et visages virtuels qui tentent de le toucher, de le caresser, de le fuir, de l’attraper, de le surprendre...

Timides, farouches, curieux ou engageants, ces mains et visages ont autant de comportements qui interrogent les relations que nous avons à l’autre. Les mains et visages perçoivent la présence et se déplacent le long du reflet du spectateur.

 

Rachel Rosalen et Rafael Marchetti (Brésil),
H.Scope (création)

H. Scope est basé sur des méthodes d'inspection de flux de données, et crée une représentation physique abstraite du trafic aérien dans une situation urbaine très spécifique. Cela déclenche des flux locaux et planétaires, changeant le territoire et la typologie urbaine.

 

Gabriel Mascaro (Brésil),
Memories of my time on Mars / Souvenirs de mon passage sur Mars

 

 « Cette vidéo a été réalisée avec des séquences de footage de soldats pendant la guerre en Afghanistan. Les vidéos ont été trouvées sur un site de réseau social fréquenté par des soldats, leurs familles et des curieux.
Après avoir réorganisé les images, je propose un voyage à travers une guerre symbolique où l'ennemi est invisible et les cibles incertaines. Ce qui m'a le plus intéressé dans cette recherche, c'est l'expérience d'un présent latent, dans lequel le conflit ne se déroule plus entre le soldat et l'ennemi, mais dans un espace et un temps raréfiés entre la caméra et le casque. »

 

Thierry Kuntzel (France),
The Waves (2003), installation interactive

Au fond de la pièce, très longue, une très grande image et le son qui lui est associé : la mer ; plus exactement les vagues. Pas de plage, juste un filet de ciel. Les vagues, dans leur étagement : le lointain presque plat, la formation des premiers reliefs, et, en avant-plan, le déferlement. Mouvement et couleur, comme un monochrome instable, sans cesse renaissant, entre noir, bleu, gris, vert et doré (le sable happé par les rouleaux).


Ce qui advient à l’image et au son entretient dans l’installation un troublant rapport au spectateur : s’il ne détermine pas cette image et ce son, préalablement enregistrés, il est celui qui en règle, dérègle la vitesse, par sa position dans l’espace. Les vagues ralentissent au fur et à mesure de la progression vers l’écran, jusqu’à l’immobilisation en une photographie privée de son. Pas de fusion littérale avec les vagues mais lien, connivence avec elles : renouveau du sentiment océanique (illumination de la mélancolie). Dispositif, perception, retour du presque même, sac, ressac, temps impossible : The Waves est un hommage à Virginia Woolf (au livre qui porte ce titre), à son écriture, son invention du temps, sa personne - cette vie toujours au bord de la noyade (ce fut sa fin réelle), entre terreur et extase.

Exposition: LaTôlerie.
Exposition: LaTôlerie.
Exposition: LaTôlerie.
Exposition: LaTôlerie.
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